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Zone de l’autoroute : Quatre ans d’attente...

En signant (enfin !) avec Mon de Pra, la Communauté de communes du Pays chaumontais réalise sa première vente destinée à un usage industriel sur la zone de l’autoroute pourtant créée en 2004. 



Le premier contact date de 2003. A l’époque, Les Piscines Mon de Pra, entreprise espagnole située à Gérone (Catalogne), souhaitaient s’implanter dans la région pour toucher plus facilement les clients du Nord de la France, ainsi que l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et les Pays-Bas. Dans cette optique, Chaumont occupait une position géographique très intéressante. Et la zone d’activités intercommunale en cours de réalisation sur le territoire de Semoutiers présentait l’avantage supplémentaire de se situer en bordure d’autoroute. 
La Communauté de communes du Pays Chaumontais (CCPC) a pris une première délibération en novembre 2003. Mais il aura fallu attendre le 5 mai 2008 pour que cette implantation se concrétise par la signature de l’acte de vente du terrain. 
En fait, pour préparer cette implantation, Mon de Pra s’est installée provisoirement en Haute-Marne, à Droyes, dès 2004. Et un terrain de 2000 mètres carrés lui a déjà été vendu en 2007 pour l’exposition des piscines en polyester sur le bord de l’autoroute.

b[380 000 euros de subventions]
L’acte de vente signé cette semaine concerne un autre terrain de 27 000 mètres carrés destiné à accueillir des bureaux et un atelier de production. L’objectif de Mon de Pra : commercialiser 1000 piscines par an sur son nouveau site.
Les travaux ont en réalité démarré depuis le début de l’année. Et ils devraient s’achever en septembre ou octobre.  
A raison de 6,50 euros hors taxe le mètre carré, ce terrain est vendu au prix de 175 500 euros. Et Mon de Pra a prévu d’investir au total environ 1,7 million d’euros.
Pour mener à bien cette opération, l’entreprise espagnole a eu recours à un pool de crédits bailleurs. Et ce sont des problèmes juridiques qui expliqueraient, en partie, le retard accumulé. 
L’entreprise espagnole bénéficie aussi de pas mal d’aides publiques pour s’installer sur la zone de Semoutiers : entre la Région, l’Europe, le Département, le GIP (fonds d’accompagnement du laboratoire de Bure) et EDF, le total des subventions frôle les 380 000 euros. 
Mon de Pra, qui emploie pour le moment à Droyes 13 personnes (dont 8 CDI), prévoit de fonctionner à terme avec 16 ou 17 emplois en CDI, ainsi qu’une dizaine d’autres emplois saisonniers. 


Quand même d’autres projets en vue

Pour la CCPC, il s’agit de la première vente destinée à un usage industriel sur cette zone d’activités pourtant créée depuis 2004. Mais une autre parcelle, de 3000 mètres carrés, serait en cours d’acquisition par une entreprise d’électricité chaumontaise. Et il y aurait aussi un projet tournant autour du recyclage de pièces auto, même s’il est encore trop tôt pour que la CCPC puisse en parler officiellement...
Espérons en tout cas qu’il ne faille pas aussi attendre quatre ans pour commencer à voir se remplir une autre zone économique intercommunale : celle de la Croix-Coquillon, inaugurée en grande pompe en octobre 2007 mais toujours désespérement vide.


Christophe Poirson
Vendredi 9 Mai 2008
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