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Volley : les fanatics abandonnent

A cause d’une fâcherie avec le CVB 52 HM, les principaux responsables du club des supporters ont décidé de ne plus animer les soirées de la salle Jean-Masson. Tambours et chants vont manquer.



Le Chaumont-Volley-Ball 52 Haute-Marne et la salle Jean-Masson ne seraient pas tout à fait les mêmes sans les Fanatics. Ces jeunes supporters, qui animent la petite tribune avec tambours, chants et drapeaux, créent généralement une ambiance qu’envient bien des clubs français.
Cependant, toute médaille ayant son revers, il arrive que, du côté de la grande tribune, on les trouve excessifs. L’affranchi les a lui aussi parfois «épinglés» lorsqu’il leur arrivait de «chambrer» un peu trop l’adversaire. Mais il n’y a jamais rien eu de bien méchant et les joueurs visiteurs ont souvent pris avec humour cette relation particulière qui pouvait s’installer entre eux.
Dans l’ensemble, les volleyeurs extérieurs confient après coup que les Chaumontais ont bien de la chance de disposer d’un tel public. Parfois même ils en font un argument pour rejoindre les rangs du CVB 52 l’année suivante...

Un plus indéniable

Il est difficile de juger de l’influence des Fanatics sur les rencontres. On peut dire cependant que les joueurs locaux ne manquent jamais de remercier ces supporters qui les encouragent systématiquement. Il est certain en tout cas qu’il leur arrive d’y puiser de nouvelles motivations.
Bref ! Tout le monde est à peu prêt d’accord pour dire que, sans le club de supporters, il manquerait quelque chose d’important salle Jean-Masson.
Pourtant c’est bien ce qu’il risque d’arriver. Les Fanatics ont fait savoir dernièrement qu’ils ne voulaient plus animer les soirées de Pro B. On imagine qu’ils ne voudront plus également organiser les sorties chez les adversaires.
Chacun espère aujourd’hui qu’ils reviendront sur leur décision. Mais la fâcherie avec le club (qui n’a rien à voir avec leur action de supporters) paraît profonde. Il faudra certainement beaucoup de bonne volonté et de temps pour ramener la sérénité.

Un désaccord sur la gestion de leur équipe de Régionale

Le problème vient de l’équipe de volley que les fanatics ont constituée et que le CVB avait engagée en championnat régional. Un encadrement spécifique avait été prévu cette année. Mais le club a finalement changé son fusil d’épaule pour répondre à des contraintes nouvelles. Il a reporté ses moyens vers des équipes de jeunes. La priorité étant donnée aux joueurs en devenir ; lesquels sont de plus en plus nombreux.
Cependant, il a demandé à l’un des Fanatics de prendre son équipe en mains. Ceux-ci y ont vu une forme de désintérêt de la part du club envers une de ses équipes.
Le président du CVB, Christian Marcenac, s’en défend pourtant. Il rappelle que le cadre proposé est titulaire du diplôme d’entraîneur régional premier degré et que ce titre a été obtenu à la suite d’une formation payée par le club. Il ajoute que l’entraîneur débutant n’était pas laissé seul au milieu de ses amis. Plusieurs cadres importants du CVB s’étaient engagés à lui apporter de l’aide.
Christian Marcenac a fait connaître ainsi son point de vue au principal intéressé. «Je reconnais que je me suis fâché, commente-t-il. Je considérais que la solution trouvée ne lésait personne et qu’ils n’avaient pas à avoir d’exigences particulières. J’ai dit que si le CVB n’existait pas, les Fanatics pourraient toujours essayer d’aller crier le samedi soir au bord de la Marne...».

Un médiateur peut-être...

«On s’est revu plus tard, ajoute Christian Marcenac. On en a rediscuté et je me suis excusé. Mais le club ne peut pas faire autrement...».
Les Fanatics ne sont cependant pas revenus sur leurs décisions. Ils ont sorti leur équipe du club pour l’inscrire en UFOLEP et ils ont fait savoir qu’ils abandonnaient les animations les soirs de matchs de la Pro B.
Toutefois, le club des supporters n’est pas dissout. Certains de ses membres vont continuer à tenir la buvette.
L’affranchi a tenté de contacter quelques responsables des Fanatics, mais il n’a pas obtenu de réponses.
La crise paraît sérieuse. Et il y a de fortes chances pour que le premier match à domicile, samedi 11 octobre se déroule dans une ambiance moins festive que d’habitude. Toutefois, les ponts n’étant pas complétement rompus on peut espérer à terme un réchauffement des relations ; d’autant que personne n’a rien à gagner à cette situation de brouille.
Un médiateur pourrait peut-être rapprocher les points de vue. Il serait dommage en tout cas qu’un des éléments de la fête sportive du samedi soir à Chaumont vienne à manquer trop longtemps.

Lionel Thomassin
Samedi 27 Septembre 2008
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