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Volley : de nouvelles têtes pour un nouveau départ

Un nouveau président, un nouveau vice-président et un nouveau trésorier relèvent le défi de la Pro B. Ils partent sur des bases financières plus modestes, mais avec enthousiasme. On a eu peur...



La nouvelle «direction» du CVB : Stéphane Jeanbaptiste (trésorier), Bruno Soirfeck (président) et Lionel Atlan (vice-président chargé du secteur professionnel).
La nouvelle «direction» du CVB : Stéphane Jeanbaptiste (trésorier), Bruno Soirfeck (président) et Lionel Atlan (vice-président chargé du secteur professionnel).
Ouf ! La catastrophe est évitée. Quelques jours avant la date limite de dépôt des inscriptions en championnat de Ligue B, le Chaumont-Volley-Ball 52 Haute-Marne a modifié son équipe dirigeante. Il est pris en mains aujourd’hui par des hommes décidés à relever le défi dans des conditions financières que les anciens jugeaient inacceptables.
Jusqu’à présent, les responsables du Conseil d’administration expliquaient qu’il leur était impossible de repartir avec un budget inférieur à 650 000 euros. Et, faute d’obtenir les garanties nécessaires, ils envisageaient de ne pas engager d’équipe professionnelle. Si bien qu’au mieux le CVB aurait évolué l’an prochain en championnat régional.
L’affranchi (N° 786) avait dit comprendre les anciens qui, depuis des années, se sont usés à à faire évoluer au plus haut niveau possible le sport spectacle à Chaumont. Mais il fallait admettre aussi qu’après avoir annoncé pendant 5 ans au moins l’objectif de la montée en Pro A, les résultats sportifs finalement décevants allaient s’accompagner d’une certaine désaffection des partenaires.
Dès lors, il nous semblait que si le minimum requis selon eux pour repartir n’était pas atteint, il fallait plutôt que de tout laisser tomber, donner la possibilité à d’autres de tenter l’aventure sur des bases nouvelles.
Nous étions toutefois assez pessimistes sur la capacité des dirigeants à trouver rapidement des successeurs ayant aujourd’hui le même enthousiasme qu’ils avaient 7 ans plus tôt. C’est pourtant ce qu’ils ont réussi à faire
Ils ont su trouver au sein du Conseil d’administration des plus jeunes décidés à relever le défi.

D’abord du sang neuf

La force du club aujourd’hui, c’est un peu le renouvellement dans la continuité. Les anciens ne quittent pas le navire. Ils restent au CA. Mais la tête n’est plus du tout la même.
Bruno Soirfeck (à qui le club avait mis le pied à l’étrier en décembre dernier en le nommant responsable du secteur professionnel) devient président. Il est suivi par Lionel Atlan qui occupera le poste de vice-président chargé de l’équipe professionnelle. Et Stéphane Jeanbaptiste (qui était annoncé comme nouveau membre l’an dernier) prend les responsabilités de trésorier.
Cette direction rajeunie part avec un nouvel enthousiasme. Elle convient que, pour passer une saison convenable, mieux vaudrait disposer de 650 000 euros (rappelons que le budget de l’an dernier avoisinait les 800 000). Mais elle en fait un objectif, pas un préalable.
Elle démarre sur un projet d’un peu plus de 600 000 euros, sachant toutefois qu’une part importante de cette somme repose sur de simples promesses qui restent à concrétiser. Elle se lance en fait, comptant ensuite (assez raisonnablement) sur une bonne dynamique.
Le risque existe. Mais il est mesuré.
Bruno Soirfeck précise quand même que, contrairement à ce qu’il a pu entendre ici ou là, il est de son point de vue impossible de faire évoluer un club en Pro B avec 350 000 euros. Il rappelle que le CVB avec ses salariés et son secteur amateur coûte déjà 80 000 euros. Reste ensuite à payer un entraîneur, une bonne dizaine de joueurs professionnels et des déplacements dans toute la France...

Plus d’exigence vis à vis des joueurs

Le problème maintenant est de parvenir à monter une équipe capable de poursuivre dignement le parcours chaumontais dans l’élite du volley. Le CVB va entrer en effet dans sa 14e saison en deuxième division nationale. Et d’abord il faut trouver un entraîneur, puis composer une équipe avec lui.
La chance des Chaumontais, c’est que cette année, le marasme aidant, plusieurs clubs sont encore dans l’expectative et beaucoup de joueurs restent sur le marché.
Le CVB reçoit donc toujours des propositions. Il faut dire que la salle Jean-Masson et son public présentent un certain intérêt. Mais surtout chacun sait, dans le petit monde des volleyeurs, que le club respecte scrupuleusement ses engagements auprès de ses salariés. Ce qui n’est pas le cas partout...
Les dirigeants se donnent deux semaines pour trouver le bon entraîneur et envisager l’avenir avec lui.
Bruno Soirfeck précise qu’il souhaite disposer d’une équipe qui sache faire le spectacle à domicile et qui soit capable d’assurer le maintien suffisamment tôt dans la saison. La suite s’envisagera en temps voulu. Sportivement, il ne veut rien exclure...
Il annonce toutefois qu’il sera très exigeant.
Il estime que trop de joueurs ont, par le passé, profité de la sécurité que leur offrait le CVB. Il les soupçonne d’être venus un an à Chaumont se refaire une santé avant de reprendre les choses sérieuses ailleurs.
Sans remettre en cause les principes moraux qui ont fait la réputation du CVB, il entend demander aux joueurs une implication toute particulière en faveur du club.
Le président rappelle par ailleurs qu’il est responsable commercial de Groupama Haute-Marne et que son vice-président chargé des professionnels est directeur de secteur (Côte-d’Or, Aube, Yonne) chez Manpower. Le trésorier est, pour sa part, ingénieur informatique chez Petit-Bateau à Troyes. Les compétences professionnelles des uns et des autres seront mises à profit au sein du club.
Un organigramme précis doit également être composé. On sait ainsi qu’un poste de chef de plateau sera confié à Gilles Canon, le commandant de l’école de gendarmerie. Celui-ci sera donc chargé de veiller à la parfaite organisation matérielle des matchs à domicile.



Presque tous partis

L’avenir du CVB devenant de plus en plus incertain, les joueurs sont pratiquement tous partis. Tout le monde souhaitait garder au moins Vadim Evtoukhovitch, dont la conduite a été irréprochable et les performances très satisfaisantes. Mais il a fini par signer à Canteleu.
De même, il était important que le Chaumontais Maxime Leseur reste. Mais il lui fallait pouvoir assurer la poursuite de ses études. La date limite des inscriptions en IUT approchant, il a accepté la proposition de Saint-Nazaire qui offre à la fois les études et le sport sur place. Là-bas, il retrouvera d’ailleurs François Mérel.
Seuls sont encore en attente pour Chaumont les centraux David Ogumbémi et Sébastien Pélissier. Mais les dirigeants ne prendront pas de décision avant d’avoir l’avis du futur entraîneur.

Lionel Thomassin
Vendredi 12 Juin 2009
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