Rechercher un article



Envoyez un mail à L'affranchi

laffranchi52@gmail.com

Volley : ça peut encore rigoler

A la suite d’entrevues avec joueurs et entraîneur (que les dirigeants jugent prometteuses) et aussi d’initiatives assez nouvelles, il est permis d’espérer voir le CVB 52 HM sortir de l’ornière dès samedi.



Impossible de tomber plus bas ! Samedi dernier, poursuivant sa descente aux enfers, le Chaumont-Volley-Ball 52 Haute-Marne est allé perdre chez la lanterne rouge du championnat (Harnes), face à un adversaire diminué par des blessures.
La panique qui s’empare de plus en plus de cette équipe chaumontaise - pourtant considérée comme étant potentiellement une des meilleures de Pro B - est incompréhensible.
Nous avons appris par ailleurs que le président Christian Marcenac a été victime une semaine plus tôt d’un problème de santé subit. Les difficultés du club n’y sont certainement pas étrangères. En tout cas, il est au repos forcé pendant un mois.
Mais il ne faudrait pas croire que tout s’écroule pour autant.
La semaine dernière, expliquant que le club était en train de jouer sa survie (ses résultats plus que décevants risquent en effet de lui faire perdre ses financements), nous incitions le club à sortir des méthodes qui ne fonctionnent pas et à inventer des solutions nouvelles.
Or, il semble bien qu’il l’ait fait.

Stages de motivation

D’abord, montrant que la direction du club était toujours présente, trois dirigeants (Gilbert Gleyot, Eric Vigneron et Patrick Royer) ont questionné l’entraîneur et tous les joueurs. Ils affirment avoir obtenu des réponses franches montrant le sens des responsabilités de tous les membres du groupe et leur volonté de sortir ensemble des difficultés où ils se sont laissés entraîner.
Mais la grande nouveauté n’est pas là.
Elle vient en fait de l’Ecole de gendarmerie où le Club sportif et artistique a proposé d’organiser des stages de motivation. Il s’agira de comprendre pourquoi l’équipe craque régulièrement, perdant tous ses moyens lorsque l’adversaire résiste un peu, et de retrouver collectivement un mental de vainqueur.

D’abord se faire plaisir

Cette solution nous semble plus intelligente que celles qu’on entend régulièrement. A savoir : sanctionner les joueurs, virer l’entraîneur... ou, pire encore, l’obliger à mener ses joueurs à la cravache...
Pompiliu Dascalu est un technicien compétent et rigoureux. Il a été recruté à Chaumont pour cela. Forcer sa nature en l’emmenant sur un terrain coercitif qui n’est pas le sien n’apportera rien de bon. D’autant que la méthode dure ne se justifie que pour les individus qui mettent de la mauvaise volonté. Or ce n’est absolument pas le cas.
Les joueurs sont bien préparés et toujours désireux de bien faire. En fait, l’équipe se laisse paralyser par des enjeux qui la dépassent.
Au lieu de s’inquiéter de la défaite, il faut qu’elle arrive sur le terrain avec l’envie de se faire plaisir et de jouer quelques bons tours à l’adversaire
Samedi, salle Jean-Masson, il lui faudra surprendre une équipe de Dunkerque qui n’est pas mal placée dans le tableau de Pro B, mais qui pense probablement pouvoir s’imposer aisément face aux Chaumontais.

Lionel Thomassin
Vendredi 21 Novembre 2008
Lu 1083 fois
Notez

Nouveau commentaire :