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Vive la relance



«Le plan de relance, qui doit soutenir l’économie française, est basé sur l’investissement», a dit Luc Chatel lundi à la préfecture. Il venait signer une convention qui pourrait aider les entreprises industrielles locales à aller chercher de nouveaux marchés .
Dans son préambule, le secrétaire d’Etat à l’industrie et à la consommation a évoqué différentes mesures propres à favoriser le développement des entreprises et, éventuellement, de l’emploi. Ainsi, en dehors des aides financières directes (subventions ou crédits d’impôts), nous en avons retenu deux qui peuvent avoir des répercussions locales particulières.
La première concerne les travaux publics. Elle consiste à favoriser, pour un temps, les nouveaux investissements. Et dans la bouche du maire-ministre, elle nous a semblé avoir une résonance très spéciale.

Une idée pour le quartier de la gare ?

La semaine dernière, en effet, dans un édito, nous nous sommes interrogés sur les raisons qui poussaient Luc Chatel à rappeler toutes ses promesses de campagne. Ça nous semblait d‘autant plus étrange que visiblement la ville ne dispose pas des moyens suffisants pour réaliser tous les projets que le maire annonce vouloir lancer très rapidement. Du coup, il s’expose à devoir essuyer rapidement les premières critiques. Alors que personne ne lui aurait reproché de prendre tranquillement les sujets les uns après les autres, au fil des ans, en fonction des moyens locaux.
Nous terminions alors notre propos en imaginant que peut-être se préparaient de nouveaux événements que nous ne connaissions pas. Et nous nous promettions de rester à l’affût du moindre indice.
Voilà donc peut-être une explication. Luc Chatel imagine probablement pouvoir faire entrer dans le cadre des nouveaux grands investissements le projet d’aménagement du quartier de la gare ; lequel s’annonce bigrement complexe et coûteux. Il n’est pas exclu qu’il cherche à obtenir des financements particuliers dans le cadre du plan de relance.
A suivre...

Des voitures oui, mais des petites

La seconde mesure de relance touche au monde de l’automobile.
Luc Chatel a raconté avoir rendu visite à un concessionnaire Renault, chez qui il a pu constater que les aides gouvernementales permettaient de relancer les ventes de voitures. Et il s’en félicitait doublement, considérant qu’allaient en profiter les entreprises haut-marnaises vivant de la sous-traitance auprès des grands constructeurs automobiles.
Malheureusement, les échos que nous en avons sont un peu moins optimistes. Les concessionnaires reconnaissent que l’automobile se vend mieux aujourd’hui. Mais ils précisent que, la prime écologique aidant, l’essentiel des achats se porte désormais sur les petites voitures. C’est une bonne chose pour l’environnement. Mais, les marges étant très réduites sur les petits modèles, ça ne permet guère aux garages de vivre.
Remarquez, c’est un problème que peuvent régler les constructeurs s’ils veulent pouvoir bénéficier encore de réseaux de vente. En revanche, ce qui est plus embêtant pour les entreprises locales, c’est que les petites voitures, y compris celles des marques françaises, sont généralement construites à l’étranger.
A revoir...

Lionel Thomassin
Vendredi 16 Janvier 2009
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