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Victime : L’employée du bowling ne décolère pas

Malgré les 300 euros que la ville a réussi à récupérer auprès d’un pasteur, l’employée du bowling victime de l’énervement d’un Tzigane ne décolère pas.



Florence Roumejon, une employée du bowling, ne décolère pas depuis le 5 août. Ce soir-là, elle voit arriver dans l’établissement deux individus «un peu émêchés» en provenance du campement tzigane de La Vendue, dont l’un est torse nu. Elle lui demande de remettre sa chemise et se fait insulter. Elle refuse alors de le servir. Et l’homme s’énerve encore davantage. Il finit par sortir mais donne des coups sur une première voiture (qui appartient au patron du bowling) et s’acharne sur le coffre d’une deuxième voiture qui est celle de Florence Roumejon. 
La police arrive et interpelle l’un des deux individus. Lequel a été relâché lorsque l’employée du bowling arrive le lendemain au commissariat pour porter plainte.
Florence Roumejon apprend par ailleurs qu’étant assurée au tiers, elle n’aura droit à aucune indemnisation. Or, le montant des réparations s’élève à 1152 euros. «J’ai appelé la mairie de Chaumont pour savoir ce qu’ils avaient l’intention de faire», précise la jeune femme. Résultat : au bout de 15 jours, alors que «les pasteurs avaient commencé par répondre que les gens du voyage n’y étaient pour rien», la communauté tzigane a fait parvenir un mandat à la mairie. Et Florence Roumejon s’est vu remettre une enveloppe de 300 euros en liquide. «On m’a fait comprendre qu’il fallait que je m’estime heureuse», s’insurge-t-elle. «Mais le compte n’y est pas. Et je n’ai pas l’intention de lâcher prise. Je ne vois pas pourquoi je devrais accepter de perdre un mois de salaire sans rien dire». 
On peut la comprendre. Mais de son côté, la ville de Chaumont estime avoir fait tout son possible. «Je suis désolé pour cette dame», souligne Eric François, directeur de cabinet de Luc Chatel. «Mais la commune n’est pas responsable de ce qui s’est passé. Elle ne peut pas faire intervenir son assurance. Et il n’y a pas à l’hôtel de ville un coffre-fort où on pourrait retirer de l’argent pour indemniser Mme Roumejon. J’ai quand même pris la peine d’appeler le pasteur pour qu’il fasse un geste. Il n’était pas obligé et aurait très bien pu attendre que la plainte déposée suive son cours. Mais il a envoyé un mandat de 300 euros que j’ai été retirer à la Poste et que je suis allé donner tout de suite à Mme Roumejon». L’affaire paraît bloquée...

Bien que le coffre ait été redressé (il ne fermait plus), on voit sur cette photo que le véhicule de l’employée du bowling a été sérieusement endommagé. 
Bien que le coffre ait été redressé (il ne fermait plus), on voit sur cette photo que le véhicule de l’employée du bowling a été sérieusement endommagé. 

Christophe Poirson
Vendredi 29 Août 2008
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