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Urgences à l’hôpital : quand médecin et patient ne se comprennent pas

Céline Gromek a voulu dénoncer au conseil municipal la présence de médecins urgentistes à l’hôpital de Chaumont qui ne maîtriseraient pas le français et auraient du mal à communiquer avec les patients. A relativiser tout de même...



Céline Gromek, conseillère municipale élue avec Philippe Debref, connaît un Chaumontais qui a fait une très pénible expérience à l’hôpital. Aux prises avec un très gros problème de santé, il s’est trouvé devant un médecin avec qui il n’arrivait pas à communiquer. Le praticien s’absentait régulièrement pour, semblait-il, demander la traduction de certains mots.
Pour le patient, l’affaire s’est finalement terminée à Nancy. Mais lui et sa famille gardent un souvenir horrifié de cette expérience.
Depuis, sont arrivés aussi les témoignages de personnes qui ont eu beaucoup de mal à s’expliquer au téléphone avec un médecin du SAMU.
Céline Gromek a tenu à évoquer ce problème devant le Conseil municipal. Ce que lui a reproché Luc Chatel. Le maire, qui est aussi président du Conseil d’administration de l’hôpital, lui a suggéré d’en discuter plutôt en petit comité avec les responsables. L’idée étant de bien cerner le problème et de tenter de le résoudre précisément, sans affoler inutilement la population.
Mais elle a expliqué qu’elle souhaitait justement alerter les élus et tous les citoyens par le biais du conseil. Elle est persuadée en fait que ce type d’incident finit par se savoir, donnant partout une mauvaise image de l’hôpital. Mieux vaut en débattre publiquement pour couper l’herbe sous le pied de ceux qui cherchent à discréditer l’établissement local. D’ailleurs elle n’est pas loin de penser que ces situations sont voulues...
Ce que nous n’avons tout de même pas constaté.

Un problème général que le temps devrait régler

La France ne forme pas assez de médecins. Elle fait donc appel, depuis de très nombreuses années, à des praticiens étrangers. Autrefois c’était surtout en Afrique, aujourd’hui la France se tourne prioritairement vers les Pays d’Europe de l’Est. Et il faut bien admettre que ceux-là ont en général une moins bonne connaissance de la langue française.
Ceci étant, les médecins qui veulent exercer en France doivent passer par le Conseil de l’Ordre qui vérifie d’abord auprès des pays d’origine l'authenticité des diplômes et qui ensuite doit s’assurer que le candidat à l’installation maîtrise suffisamment la langue.
Renseignements pris, il n’existe pas à Chaumont de médecins étrangers qui ne sachent pas s’exprimer en français au moins dans des situations de la vie courante. Sinon on les aurait d’abord envoyés suivre une formation. Mais peut-être n’est-on pas suffisamment exigeant. On ne peut nier en tout cas qu’il puisse y avoir des difficultés de compréhension dans des situations particulières. A plus forte raison d’ailleurs quand la discussion se passe au téléphone et qu’il faut très précisément comprendre une situation.
Sans que ça puisse constituer une excuse, il faut savoir quand même que le problème touche pratiquement tous les hôpitaux de France et de Navarre.
A Chaumont, il reste quand même à espérer que les médecins venant de l’étranger resteront bien sur place lorsqu’ils maîtriseront parfaitement toutes les subtilités de la langue de Molière.
Et pour conclure ce débat, Céline Gromek a tenu à faire savoir, en réponse à une allusion lâchée par Luc Chatel, qu’elle n’était en rien animée par un sentiment xénophobe.

Lionel Thomassin
Vendredi 4 Juillet 2008
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