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Tziganes : toutes les vérités sont bonnes à dire

Détritus sur la voie publique et vastes WC publics, route transformée en piste de Formule 1, incidents dans certains établissements... Inutile de se voiler la face : le rassemblement de quelque 2500 Tziganes à La Vendue pose des problèmes. Et de nombreux Chaumontais ne comprennent pas le silence du JHM et le manque de réaction des autorités.



Les années se suivent et se ressemblent. Comme en 2007, ce début du mois d’août aura été marqué, à Chaumont, par l’arrivée des «gens du voyage». Les chiffres n’ont rien de comparable : il y aurait cette année environ 2500 tziganes à La Vendue, alors qu’ils étaient plus de 30 000 l’année passée sur le site de l’aérodrome de Semoutiers. Reste que le séjour de ces membres de la communauté «Vie et lumière» qui attendent le grand rassemblement évangélique devant se dérouler autour du 12 août à Toul-Rosières ne passe pas inaperçu.

Beaucoup de Chaumontais mécontents

Le quotidien local a écrit que cette présence représentait «une véritable aubaine pour l’économie locale». Toujours selon le JHM, bénéficiant de l’eau courante et de conteneurs pour les ordures, les tziganes se féliciteraient d’avoir «un bon contact» avec la municipalité chaumontaise. Mais, tout au long de la semaine qui vient de s’écouler, L’affranchi n’a cessé de recevoir des appels téléphoniques, des mails et du courrier à ce sujet. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que beaucoup de Chaumontais sont mécontents.

Détritus sur la voie publique et vastes WC publics...

«Le JHM a écrit qu’il n’y avait aucun problème, mais venez donc voir sur place comment ça se passe», nous disait-on. «Beaucoup de ces gens prennent la route de La Vendue pour une piste de Formule 1. Et, comme par hasard, alors qu’ils sont là toute l’année avec leurs jumelles, on ne voit pas les policiers… Il y a des détritus partout, sur les trottoirs et dans les fossés. Et les environs, y compris les entrées d’établissements scolaires, sont devenus de vastes WC publics».
Nous sommes allés voir et nous avons pu effectivement constater qu’il y avait beaucoup de saletés et d’immondices aux abords du camp. Nous avons vu aussi des «campeurs» qui traversaient la route pour aller faire leurs besoins dans la nature (c’est une pratique, apparemment rituelle, qui avait déjà indigné les maires des villages voisins de la base de Semoutiers, l’an dernier).

La route de La Vendue transformée en piste de Formule 1

Nous avons aussi vérifié que des voitures roulaient à toute allure et freinaient brutalement, au dernier moment, pour tourner en direction de l’ancien terrain d’aviation de La Vendue. Nous avons même appris qu’un soir des Tziganes avaient carrément coupé la route pour organiser tranquillement des courses de bagnoles. Mais cette fois, la police est intervenue…
L’affranchi a également reçu le témoignage de Chaumontais qui se plaignaient que la Poste soit littéralement squattée par les gens du voyage venant retirer de l’argent au guichet. Mais le reproche ne devrait-il pas s’adresser plutôt à l’entreprise publique qui n’a pas prévu les effectifs nécessaires ?
Des Chaumontais se sont aussi étonnés de voir des bornes à incendie servant de douches ou de centres de lavage de véhicules...


Incidents et accrochages

Et puis, il y a des incidents qui se sont produits dans certains établissements commerciaux (notamment un déballage d’insultes et de menaces au bowling qui s’est terminé sur le parking par deux véhicules détériorés à coups de pied), ainsi qu’au centre hospitalier. Cela dit, s’il convient de ne pas fermer les yeux sur ces événements regrettables et condamnables, il ne faut pas non plus généraliser et accuser les Tziganes de tous les maux de la terre. Leur imputer, comme s’empressent de le faire certains, tous les actes de délinquance qui se produisent dans le secteur.
Ce n’est pas non plus «Terreur sur la ville» ! Comme l’an dernier, il se raconte en ville beaucoup de choses. Mais tout n’est pas vrai. L’affranchi a par exemple eu vent d’un supposé délit qui n’a donné lieu à aucune plainte...


La police finit quand même par mettre en place des contrôles

Reste que sur 2 500 personnes, il y a forcément de bons et de moins bons éléments. Si les esprits s’échauffent tant, c’est peut-être aussi à cause du silence du JHM et du manque de réaction des autorités. 
Il faut reconnaître que la police ne peut pas être non plus présente en permanence. Elle risquerait de se faire accuser de vouloir stigmatiser une communauté. Mais à force de recevoir elle aussi des appels de personnes mécontentes, elle a enfin commencé à mettre en place des contrôles dans la journée de jeudi. 
Mieux vaut tard que jamais...

Christophe Poirson
Vendredi 8 Août 2008
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