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Solidarité : Ces vélos qui rêvent d’Afrique

La collecte de vélos lancée par «Les roues de l’Espoir» est déjà une réussite. Les moyens techniques pour aller jusqu’au bout de l’opération se mettent en place. Reste encore à trouver les finances.



Luc Bailly et Christian Legay récupèrent ici des vélos qui ont été préparés par les jeunes de la PJJ.
Luc Bailly et Christian Legay récupèrent ici des vélos qui ont été préparés par les jeunes de la PJJ.
Au Burkina Faso, il faut à peu près une année de salaire moyen pour se payer un vélo neuf. C’est pourtant un moyen de transport indispensable pour un très grand nombre d’activités humaines. Là bas, il sert à aller au travail, à l’école, au marché... mais il est utilisé aussi beaucoup pour transporter les marchandises.
Du coup, on s’est dit que le meilleur moyen de donner un coup de pouce aux populations, c’était de fournir ces vélos au plus grand nombre de personnes. Un peu partout dans le monde occidental des associations envoient des vélos un peu partout en Afrique.
A Chaumont, l’idée a été lancée par «Artisans du monde». Parce que, pour s’être rendus sur le terrain (à leurs frais), ses membres connaissent à la fois les besoins et les relais capables de remplir les objectifs.
En l’occurrence, les Chaumontais ont choisi un centre pour handicapés qui produit de la maroquinerie, des textiles, des tricycles... et, depuis peu, adapte pour l’Afrique des vélos en provenance d’Europe.

Avec l’aide de jeunes de la PJJ

Une association baptisée «Les roues de l’espoir» s’est donc montée à Chaumont. Elle s’est donnée pour objectif d’envoyer, vers ses correspondants africains, un container rempli de vélos. Sachant qu’il lui en fallait à peu près 400, elle a lancé un appel qui a été très vite entendu. Elle se trouve déjà en possession de plus de 250 vélos. Certains en excellent état, d’autres un peu moins bien...
Il est certain en tout cas qu’elle atteindra les 400.
Mais il faut maintenant les conditionner pour le départ. C’est un travail qu’elle confie à la protection judiciaire de la jeunesse (la PJJ).
Des jeunes en difficultés, qui sont sortis des dispositifs de formation, sont invités à démonter les vélos et à les préparer pour qu’ils tiennent le moins de place possible. Cette activité, comme toutes celles de la PJJ, a pour but de favoriser l’insertion sociale puis professionnelle des jeunes. Et le fait qu’ils travaillent pour plus démunis qu’eux encore a également de la valeur.

Du temps et de l’argent...

Ça prendra peut-être encore un an avant que tous les vélos soient préparés puis installés dans un container. Il faudra d’ailleurs trouver les personnes qui se chargeront de cette dernière opération.
Mais, il aura fallu aussi trouver les 10 000 euros nécessaires pour acheminer le total, pas trop loin des destinataires. Ça fait 25 euros par vélo. Et c’est pourquoi l’association se permet de solliciter aussi le porte-monnaie de ceux qui lui donnent leurs bicyclettes. En rappelant toutefois que 66 % de la somme est déductible des impôts.
Le Centre de handicapés se chargera plus tard de récupérer les vélos et de les acheminer vers son local, mais aussi d’en payer les droits de douane, d’en effectuer le remontage et la consolidation. Puis de les vendre (pour des sommes modiques) aux particuliers.
La route est donc encore longue avant que les vélos français ne retrouvent une nouvelle jeunesse en Afrique.




Les Roues de l’espoir
15, rue Lamartine
52 000 Chaumont
Tél : 03 25 32 57 00 ou 03 25 31 24 15.

Lionel Thomassin
Vendredi 12 Décembre 2008
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