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Services : Pour que la population reste...

La CAF expérimente en Haute-Marne une démarche de «convention territoriale globale de service aux familles». Un moyen de lutter contre la baisse démographique. Exemple dans le canton de Prauthoy. 



Maire de Vaux-sous-Aubigny, président de la communauté de communes de Prauthoy en Montsaugeonnais, conseiller général, président de l’association des maires de Haute-Marne et sénateur UMP, Charles Guené dressait l’autre jour ce constat flatteur pour lui-même : «Alors que la maroquinerie Guené a supprimé au cours de ces dernières années, sans faire de bruit, entre 200 et 300 emplois, la population du canton de Prauthoy a tout de même progressé de 5%».
Pour l’élu, cette évolution positive –d’autant plus exceptionnelle dans un département qui ne cesse de perdre des habitants- s’explique en partie par la proximité de la Côte d’Or. «Mais c’est aussi parce qu’on apporte des services aux gens», s’empresse-t-il d’ajouter.
Selon Charles Guené, le nombre de citadins qui décident un beau jour de s’installer à la campagne n’est pas aussi important que d’aucuns ont voulu le croire. Et le phénomène ne risque pas de s’inverser avec les nouvelles problématiques liées à l’environnement, l’éloignement et les nécessités de déplacements coûteux et polluants détruisant aux yeux de beaucoup les charmes de la ruralité.

Micro-crèche, lieu de rencontre pour les ados, relais de services au public...

Mais «la qualité de vie, ce sont aussi les services». Et pour retenir, voire gagner des habitants, les territoires n’ont pas d’autres choix que de développer ces services. Surtout au moment où l’Etat tend lui-même à se désengager.
Bref, dans le canton de Prauthoy, l’accent a été mis sur les services. Et, «au bout de 12 ou 15 ans, on en perçoit le retour», se félicite Charles Guené qui cite l’exemple de cette sage-femme originaire de Dijon qui vient de s’installer à Vaux-sous-Aubigny parce qu’il y avait des écoles, une crèche, une halte-garderie, etc.
Si un bourg comme celui-là peut se permettre d’avoir une crèche, c’est aussi grâce à la politique familiale et à la toute récente signature d’une convention entre l’intercommunalité de Prauthoy en Montsaugeonnais et la CAF de Haute-Marne. Cette dernière fait partie des 16 caisses d’allocations familiales (sur 123) retenues par l’Etat pour expérimenter une démarche de «convention territoriale globale de service aux familles».
Pour ce qui est du territoire sud haut-marnais, il s’agissait donc de réaliser une «micro-crèche», la première en Haute-Marne, avec 9 places, des règles d’encadrement un peu moins contraignantes que dans les structures traditionnelles, et un effort financier un peu plus important de la CAF.
Cette micro-crèche a déjà démarré au sein du groupe scolaire de Vaux-sous-Aubigny. Mais la construction d’un bâtiment additif est prévue pour 2010.
Autres conséquences de cette convention : la création d’un «relais de services au public» adossé à la cyberbase de Prauthoy et destiné à orienter et aider les usagers dans leurs relations avec les administrations et les organismes publics. Ainsi que l’ouverture d’un espace rencontres pour les adolescents.

Des crédits à consommer avant le 31 octobre

Une deuxième convention devrait être signée prochainement entre la CAF et «L’Etoile de Langres», présidée par Didier Loiseau (regroupement d’assistantes maternelles, centre social, crèche, guichet municipal public, etc.). Mais la CAF voudrait aller plus loin. «On souhaite que d’autres expérimentations de ce type voient le jour dans le département, notamment dans le Pays chaumontais et le Nord de la Haute-Marne», souligne son président Daniel Jeans. «La politique familiale peut contribuer à ce que la population reste sur le territoire», insiste la directrice, Marie-Line Haaz. «C’est un enjeu très important». Encore faudrait-il que tout le monde en ait bien conscience. La CAF de Haute-Marne dispose, par exemple, de crédits à engager avant le 31 octobre pour créer 19 places de micro-crèches. Si l’on retire les 9 qui viennent d’être ouvertes à Vaux-sous-Aubigny, il en reste encore 10. «Toutes les communes principales ont été informées de cette situation», précisent les responsables. «On aimerait ne pas être obligés de les rendre…»
Ce serait quand même un comble.

Christophe Poirson
Samedi 30 Mai 2009
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