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Retraites : 850 personnes dans la rue

La manifestation du 22 mai pour défendre les retraites a plutôt bien marché. Mais tout le monde n’a pas emprunté le même parcours...



«Ça fait longtemps qu’on n’a pas rassemblé autant», s’est félicitée Dominique Perchet
«Ça fait longtemps qu’on n’a pas rassemblé autant», s’est félicitée Dominique Perchet
Pour une fois, il n’y a pas eu de querelle de chiffres : on retiendra donc qu’environ 850 personnes ont défilé dans les rues de Chaumont, le jeudi 22 mai, pour «dire au gouvernement, haut et fort, non à sa politique sur les retraites». Non surtout à l’allongement de la durée de cotisations à 41 ans, alors que «la situation de l’emploi des 55-59 ans demeure préoccupante» et que «le salarié dit âgé demeure trop souvent la variable d’ajustement des effectifs des entreprises ». Après le discours syndical prononcé par Dominique Perchet (FO) sur le perron de l’hôtel de ville, le cortège s’est dirigé vers la permanence du porte-parole du gouvernement Luc Chatel, rue Bouchardon, pour y effectuer une halte bruyante (jets de pétards).

Tout le monde n’a pas emprunté le même parcours
Après avoir emprunté les rues piétonnes et la rue Toupot, les manifestants sont revenus devant l’hôtel de ville. Et c’est à cet endroit qu’il y a eu des divergences de vues entre certains leaders et leur base. Le parcours officiel prévoyait de passer par la rue Victoire-de-la-Marne pour rejoindre la préfecture. Mais, considérant qu’ils n’avaient pas perdu une journée de salaire pour effectuer une simple promenade de santé dans les rues du centre-ville, plusieurs cégétistes ont voulu remonter par les boulevards pour y perturber la circulation. Refusant donc le parcours qui leur était proposé, ils ont contraint le gros des troupes à les suivre par la rue Tréfousse, tandis que certains syndicalistes plus «légalistes», appartenant surtout à la CFDT et à l’UNSA, ont préféré s’en tenir au parcours initial en rejoignant directement la préfecture et en y attendant les autres manifestants. Résultat : l’unité syndicale en a pris un coup, même si officiellement on a parlé d’un petit incident sans importance. Cette fois, malgré les pétards lancés dans sa cour, et même la présence de fumigènes, le préfet de la Haute-Marne Yves Guillot a accepté de recevoir une délégation. Laquelle lui a remis une motion. La manifestation aura finalement duré deux bonnes heures. «Nous sommes 850 à Chaumont et 550 à Saint- Dizier, ça fait longtemps qu’on n’a pas rassemblé autant», s’est félicitée Dominique Perchet à l’issue. «Mais on vous dit : au prochain rendez-vous ! Car la guerre n’est pas gagnée».

L' affranchi
Vendredi 23 Mai 2008
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