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Résidence sociale jeunes : le machin qui remplace (en partie) le FJT

L’inauguration officielle de la Résidence Sociale Jeunes, rue Fleming, a permis à la ville de montrer ce que, sous son impulsion, est devenu le Foyer des jeunes travailleurs. Il y a du pour et du contre.



Résidence sociale jeunes : le machin qui remplace (en partie) le FJT
Disons-le tout de suite : les résidents sont plutôt contents. Ceux qui ont dû quitter le Foyer des jeunes travailleurs, pour s’installer dans la structure que la ville a créé à la place, estiment avoir gagné au change. Et on les comprend. Pour autant, on peut aussi légitimement regretter la fermeture du FJT. Parce qu’on n’est plus en fait dans le même type de service.
La visite organisée vendredi matin, à l’occasion de l’inauguration officielle de la nouvelle structure, a permis à chacun de mesurer toute la différence.
En l’absence de Luc Chatel, retenu au dernier moment par Nicolas Sarkozy qui réunissait son «G7», c’est l’adjoint aux affaires sociales, Didier Cognon, qui s’est chargé de découvrir la plaque apposée sur l’immeuble HLM situé au 40 de la rue Fleming.
L’administration du FJT (aujourd’hui réduite à trois personnes), ainsi que 9 résidents, sont en effet logés dans ce bâtiment que les vieux chaumontais appellent l’immeuble des célibataires. Tout simplement parce qu’il n’est composé que de logements F1.

Une caméra à la place du veilleur de nuit

La première réflexion qui nous est venue à l’esprit lorsque fut découverte la plaque «Résidence Sociale Jeunes» a été : les autres habitants de l’immeuble ne doivent guère apprécier l’étiquette qui leur est ainsi indirectement attribuée ! Mais, selon les responsables du projet, les locataires passent outre ce genre de détails. Et ceci d’autant plus facilement que la situation leur apporte bien des avantages.
La résidence sociale occupe les trois premiers étages. Ses services entretiennent les lieux et la porte est désormais maintenue fermée. L’occupation nocturne et bruyante de l’entrée par des personnes étrangères à l’immeuble et puis surtout les dégradations en tous genres sont aujourd’hui terminées.
Tout le monde s’en réjouit. Mais du coup on apprend que les anciens membres du FJT sont livrés à eux-mêmes le soir venu. Une porte qui s’ouvre avec un badge et bientôt une caméra tiendront lieu de veilleur de nuit.

Moins de services, moins de résidents

Dans un FJT ordinaire sont rassemblés toutes sortes de jeunes. Ils ont pour point commun le fait d’être isolés de leurs familles et de disposer de moyens financiers assez limités. Ils trouvent là un encadrement, un hébergement et une restauration. Ils bénéficient généralement d’un accompagnement socio-éducatif. Beaucoup d’entre-eux ne sont pas des travailleurs au sens où on l’entendait à l’origine. Il s’agit plutôt de personnes lancées dans une démarche d’insertion professionnelle, qui ont besoin d’être aidées puis guidées vers une certaine autonomie.
La nouvelle structure leur apporte en partie seulement ces différents services. Les 9 résidents qui habitent au 40 rue Fleming disposent au moins sur place d’un local commun et d’un bureau accueillant en journée une directrice et une personne chargée de l’administration. Mais 14 autres résidents sont disséminés dans des logements d’autres HLM de La Rochotte.
On notera aussi qu’au FJT ils étaient une cinquantaine alors qu’ils ne sont plus que la moitié aujourd’hui. C’est parce qu’on accepte plus que les 18/25 ans. Alors qu’avant on accueillait aussi bien des mineurs que des plus âgés.


Moins nombreux, mais plus contents

En réduisant l‘encadrement des deux tiers et les bénéficiaires de moitié, la ville fait forcément des économies.
Mais ce ne sont pas les résidents restants qui vont s’en plaindre.
Au lieu des petites et vieilles chambres du FJT, chacun dispose - pour quasiment le même prix - d’un logement de 22 m2, refait à neuf, avec sanitaires individuels et petit coin cuisine. Par ailleurs, le soir venu, ils n’ont plus personne «sur le dos».
On peut dire évidemment que, l’objectif étant l’autonomie, la formule a l’avantage de précipiter les choses. Et on ne doute pas qu’elle donnera globalement de bons résultats.
Mais, sachant que les services et les bénéficiaires ne sont plus vraiment les mêmes, il faut dire quand même que le Foyer des jeunes travailleurs a disparu et que rien ne l’a remplacé vraiment.
Résidence sociale jeunes : le machin qui remplace (en partie) le FJT

Lionel Thomassin
Vendredi 23 Janvier 2009
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