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Rennepont - Mandiso : L’aménagement du territoire à 10 000 km d’ici

Maire de Rennepont et vice-président de la CCPC, chargé de l’aménagement du territoire, Stéphane Martinelli préside une association qui cherche à donner sa chance à un village isolé au Sud-Est de Madagascar.



Stéphane Martinelli en compagnie de l’ancien maire de Mandisio.
Stéphane Martinelli en compagnie de l’ancien maire de Mandisio.
Stéphane Martinelli et Eric Billard, respectivement président et trésorier de l’association «De Rennepont à Mandiso» sont actuellement à Madagascar. Comme l’an dernier, les deux amis sont allés retrouver Jean-Philippe Jarry, un ancien jeune de Maranville très impliqué aujourd’hui dans l’action humanitaire au sein d’une ONG : «Care International». Cet ingénieur agronome, qui possède une expérience de 20 ans en Afrique, œuvre à Madagascar depuis 7 ans.
L’association de Rennepont a été créée il y a quelques mois pour accompagner, à son niveau, l’œuvre de Care International sur Mandiso, un grand village de 8 000 habitants au Sud-Est de l’île. Elle a tenu dernièrement une réunion d’information devant une cinquantaine de personnes.
Disposant de quelques milliers d’euros, que les deux hommes vont apporter en intégralité sur le terrain (ils paient leur voyage), elle va pouvoir influer de manière non-négligeable sur la vie des villageois.

Pour sortir le village de son isolement
Stéphane Martinelli, qui est maire de Rennepont et vice-président de la Communauté de communes du Pays Chaumontais, chargé de l’aménagement du territoire, compare, toutes proportions gardées, l’action qu’il souhaite mener à Mandiso à celle qu’on veut parfois voir se mettre en place dans nos villages. Le plus bel exemple en est cette école aujourd’hui désespérément vide parce qu’aucun instituteur ne souhaite venir se perdre dans ce bout du monde.
L’association haut-marnaise envisage de rendre le poste attractif, en bonifiant le salaire de l’enseignant, en lui offrant une bicyclette... c’est à voir sur place. En tout cas, on sait qu’avec 500 euros environ, il est possible de faire venir un enseignant pendant deux ans.
Dans le principe, ça ressemble bien à l’effort que fournissent certaines zones rurales françaises pour attirer un médecin.
Par ailleurs, soucieuse de favoriser la vie sociale d’un village où tout manque, l’association a prévu cette année d’organiser un tournoi de foot (elle emmène ballons, maillots et coupes) et de tirer un petit feu d’artifice.


La pauvre école qui attend son instituteur. 
La pauvre école qui attend son instituteur. 
Des micro-projets très concrets
On l’aura compris, «De Rennepont à Mandiso» intervient dans les domaines de la vie quotidienne qu’une ONG, focalisée sur des grands projets, ne peut couvrir.
A Mandiso par exemple, Care International a aidé les habitants à construire des barrages qui permettent d’irriguer les terres. Elle leur apporte ainsi les moyens d’améliorer leur production habituelle et de se lancer dans des cultures maraîchères.
A son petit niveau, l’association qui vient de Haute-Marne amène des outils de jardinage dans les écoles afin de former les enfants à certaines techniques. Elle projette aussi d’acheter une charette pour permettre aux habitants de transporter une partie des récoltes vers le marché le plus proche.
Mais c’est avec ces micro-projets, relativement peu coûteux pour des européens, qu’elle arrive à se rendre vraiment utile. De quoi relativiser un peu notre situation...


Association «De Rennepont à Mandiso»
2, place de la Mairie
52370 Rennepont
Tél : 03.25.02.76.29
email : derennepontamandiso@orange.fr

Lionel Thomassin
Vendredi 30 Mai 2008
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