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Quand un gendarme tire sur un autre gendarme...

Quand des militants de «l’ultra gauche», prétendument terroristes, se font arrêter par les forces de l’ordre, il n’y a pas de secret qui vaille. Mais quand un gendarme tire en pleine rue, à dix reprises, sur un autre gendarme, c’est le black-out.



Quand des militants de «l’ultra gauche», prétendument terroristes, se font arrêter par les forces de l’ordre, il n’y a pas de secret qui vaille. Notamment de la part de la ministre de l’Intérieur. Mais quand un gendarme tire en pleine rue, à dix reprises, sur un autre gendarme, impossible d’obtenir le moindre élément auprès des autorités concernées. Le Parquet de Chaumont fait répondre par la standardiste qu’il n’est «pas habilité à communiquer». Le commissariat de police, qui a géré l’affaire dans un premier temps, invoque l’article 11 du code de procédure pénale concernant le secret de l’instruction. Quant à la gendarmerie, elle se contente de préciser que le dossier est entre les mains d’un magistrat de… Dijon !
Comme une telle affaire ne saurait malgré tout être étouffée complètement, on a quand même appris assez rapidement que dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 décembre, vers 1 heure du matin, le capitaine Ludovic Requis, commandant de la compagnie de gendarmerie de Chaumont ( !), avait tiré sur un autre capitaine, affecté à l’école de gendarmerie et suspecté d’être l’amant de sa femme, travaillant également à l’école de gendarmerie.
Bien qu’ayant fait feu à dix reprises, il a raté sa cible. Ce qui a conduit les mauvaises langues à raconter que les gendarmes ne savaient pas tirer.
Il n’y a donc eu ni mort ni blessé. Mais on imagine facilement le carnage qui aurait pu se produire si des badauds étaient passé au même moment…
Dans son article publié le 6 décembre, le JHM situe l’action du côté de l’avenue du Souvenir-Français. Mais les faits semblent s’être produits entre cette avenue et le boulevard Gambetta. En tout cas, des habitants du boulevard ont entendu des détonations devant chez eux. Ils ont aussi remarqué la présence de la police -bien que très discrète- autour d’une voiture qui est restée immobilisée une bonne partie de la nuit sur la file la plus à gauche du boulevard Gambetta, à hauteur du n°8.
D’après nos informations, les deux gendarmes étaient au début chacun dans une voiture. Mais il ne nous a pas été possible de savoir si l’auteur des coups de feu a tiré depuis sa voiture ou est descendu de voiture pour tirer. En tout cas, après avoir été placé en garde à vue au commissariat, où il se serait rendu de lui-même après avoir réalisé qu’il venait de commettre l’irréparable, il a été mis en examen pour tentative d’assassinat (la préméditation a donc été retenue) et a été écroué à la maison d’arrêt de Dijon.
Depuis que la réforme de la carte judiciaire a privé Chaumont de pôle d’instruction, toutes les affaires criminelles sont désormais instruites à Dijon. Ce qui ne facilite pas non plus la communication…

Christophe Poirson
Vendredi 12 Décembre 2008
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