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Quand l’Etat fait sa RGPP...

La Révision générale des politiques publiques se traduit par la fusion de différents services autour du préfet. Par souci d’économie.



Beaucoup d’Etats se sont engagés avant la France dans une politique de réduction de la dépense publique. Ça s’est traduit par une baisse importante du nombre de fonctionnaires. Et c’est bien dans cet esprit que se présente aujourd’hui la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Avec cette nuance que la France a pour ambition de faire mieux avec moins.
Un peu comme les entreprises qui fusionnent pour réaliser des «économies d’échelle» (en supprimant des emplois) elle regroupe des services. Les resserrements sont réalisés au niveau des régions et déclinés dans les départements. De plus, certaines activités sont confiées au privé.
De toutes façons, ça fait de l’emploi en moins, mais on nous répond que lorsqu’un pays réduit sa dette, le chômage diminue également. Et comme on prétend qu’en plus le service sera mieux rendu qu’avant... il est difficile de critiquer avant d’avoir pu mesurer les résultats.

Les grands regroupements

Mardi dernier à Chaumont, le préfet Yves Guillot a présenté à la presse la nouvelle organisation qui prévaudra en Haute-Marne.
On sait déjà que la DDE (équipement) et la DDA (agriculture) se regroupent au 1er janvier prochain dans les locaux de la DDE, rue du Commandant Hugueny. Puis un an plus tard, cet ensemble deviendra la DDT (Direction départementale des territoires). Celle-ci regroupera les compétences d’urbanisme, d’environnement, de sécurité routière et de gestion des fonds structurels.
Un deuxième grand pôle s’appellera la Direction départementale de la population et de la cohésion sociale. Il sera installé à la cité administrative. Il regroupera une partie de la DDASS (le reste étant concentré au niveau de la Région), des services vétérinaires, ceux de Jeunesse et sports, et tous ceux qui s’occupent de l’insertion, des droits divers... et de l’accueil des étrangers (ou de leur expulsion). On y trouvera 4 groupes de travail : les associations, la politique de la ville avec la prévention de la délinquance et le logement social, la sécurité alimentaire et sanitaire, ainsi que la lutte contre les addictions.
Il faut savoir en fait que cette nouvelle organisation obligera les fonctionnaires à devenir plus polyvalents qu’ils ne le sont aujourd’hui. Des formations seront proposées pour leur permettre d’assumer ce qu’on appelle de nouveaux métiers).

En 2009, le budget de la préfecture baissera de 10 %

En marge de la préfecture, existeront encore l’Inspection académique et la direction départementale des finances publiques qui ne changeront plus beaucoup (elles ont déjà donné). Enfin la préfecture conservera le contrôle de légalité et les relations avec les élus. Elle veillera au respect des lois, des libertés publiques et au bon fonctionnement de la démocratie. Elle s’assurera toujours de la sécurité des citoyens et restera encore maître du jeu en cas de crise.
Lorsque tout sera regroupé, elle s’occupera aussi de vendre les bâtiments devenus inutiles dans le département.
Tout cela se traduira donc par des suppressions de postes et d’emplois. Mais le préfet se refuse à donner des chiffres précis. On sait en tout cas que le principe du remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est appliqué assez strictement sur le terrain. Tant pis pour les secteurs ayant des effectifs importants proches de la retraite. Et quand on sait qu’au plan national l’objectif est de diviser les effectifs par trois, on est quand même un peu inquiet.
D’ores et déjà, des mouvements ont lieu au sein de la préfecture. Il y a urgence en effet, puisque pour 2009 le budget est annoncé en baisse de 10 %.


Lionel Thomassin
Vendredi 21 Novembre 2008
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