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Prêts aux étudiants : La proposition de loi de Sophie Delong

La députée haut-marnaise veut améliorer les prêts aux étudiants.



Prêts aux étudiants : La proposition de loi de Sophie Delong
Sophie Delong, députée UMP de Haute-Marne, est à l’origine d’une proposition de loi soutenue par nombre de ses collègues. Le texte est en attente. Peut-être sera-t-il retenu pour être débattu en séance publique. Mais rien n’est jamais sûr dans ce domaine et ça n’est pas forcément le souhait de l’auteure. Celle-ci tente en effet pour l’instant de le faire intégrer dans les projets de lois plus vaste de Valérie Pécresse, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, ou de Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut commissaire à la jeunesse.
Sophie Delong rappelle que le système est ainsi fait en France qu’un quart seulement des enfants de familles de classes moyennes et pauvres accèdent à des études supérieures. Et elle constate que le problème est essentiellement financier.
Voilà une inégalité que notre société se doit de combattre. D’autant qu’on manque de matière grise dans bien des domaines.
A la dernière rentrée scolaire, le gouvernement a pourtant fait un bel effort en améliorant le système de bourses aux étudiants. Il a apporté la garantie de l’Etat et supprimé la garantie familiale. C’est un prêt qui peut aller jusqu’à 15 000 euros maximum et doit être remboursé dans les dix ans.
Mais la formule n’a pas rencontré le succès escompté.

Le remboursement ne sera exigible que lorsque le jeune disposera de revenus suffisants

Pour Sophie Delong, ça n’était pas suffisant pour lever les réticences des jeunes issus de familles modestes. Ils ne peuvent se permettre de prendre le risque de s’endetter sans savoir s’ils auront au final les moyens de rembourser. C’est pourquoi elle propose une avancée supplémentaire.
Il s’agit tout simplement de dire que l’emprunt (qui peut se cumuler avec une bourse) sera remboursé lorsque le jeune aura un travail avec des revenus suffisants. Le remboursement pourra même être suspendu si les revenus baissent. Ainsi il sera possible qu’un emprunt ne soit jamais vraiment remboursé. Mais c’est un risque à courir.
Sophie Delong s’appuie sur l’expérience de nombreux pays étrangers ayant adopté une formule similaire. Les pertes pour l’Etat sont très limitées. En revanche, le nombre de diplômés y a nettement progressé.

Lionel Thomassin
Vendredi 27 Mars 2009
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