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Premier-Mai particulier au marché couvert

CGT et FSU célèbrent la fête du Travail et le 40e anniversaire de Mai 68 le 1er mai au marché. Avec, en prime, une expo.



C’est un 1er-Mai un peu particulier que la CGT –à laquelle s’associe la FSU- a prévu cette année à Chaumont. Comme l’an passé, le «meeting» aura lieu le matin au marché couvert. Mais, 40e anniversaire de Mai 68 oblige, le syndicat a monté une exposition sur les «événements» qui sera visible, sous les halles, de 9 h à 13 h. Une exposition composée de photos, d’articles de journaux et autres documents d’archives montrant ce qui s’est passé il y a 40 ans en Haute-Marne. «On a retrouvé des documents intéressants, notamment une convention collective signée dans le secteur du Bâtiment juste après Mai 68», précise Jérôme Marcel, le secrétaire général de l’UD-CGT, qui a bien sûr prévu, dans le cadre de sa prise de parole, programmée à 11 heures, de dresser un parallèle entre 2008 et 1968.


Retour en arrière avec Richard Vaillant, ancien secrétaire de l’UD-CGT

Exceptionnellement, Richard Vaillant, ancien secrétaire de l’UD-CGT, prendra lui aussi la parole pour revenir sur les événements d’il y a 40 ans et principalement sur les actions qui ont été menées en Haute-Marne dans la métallurgie, chez les bonnetières, dans les services à la Poste, à la SNCF, à EDF-GDF, dans la santé, l’éducation nationale et la fonction publique. Ces luttes ont touché l’ensemble du département, rappelle la CGT dans un tract. Ce furent «des milliers de salariés en grève, des milliers et des milliers qui dameront les rues de Langres, Chaumont, Saint-Dizier».
Résultat : « Mai 68 obligera le gouvernement de l’époque et le patronat à négocier le pouvoir d’achat, avec des augmentations allant jusqu’à 35% ; la mise en place du SMIC à 500 francs ; la réduction du temps de travail avec le retour à la semaine de 40 heures ; la reconnaissance du droit syndical à l’entreprise, des libertés individuelles. Ce grand mouvement jouera un rôle prépondérant dans l’émancipation de la femme, du droit à l’IVG ».

«Nicolas Sarkozy, son gouvernement, le patronat voudraient mettre à bas les acquis de 68»

Quarante ans plus tard, «Nicolas Sarkozy, son gouvernement, le patronat voudraient mettre à bas les acquis de 68», dénonce la CGT. «Les étudiants, les lycéens, les enseignants sont dans la rue pour s’opposer à la casse de l’école, avec des fermetures de classes, la remise en cause de la laïcité. Les violences policières sur les jeunes sont toujours de rigueur.
«Les salariés, les retraités, les sans-emploi, les familles sont victimes d’attaques sans précédent. Bas salaires, petites retraites, baisse du pouvoir d’achat, baisse des allocations familiales, pression sur les chômeurs. Beaucoup se retrouvent sans le minimum pour vivre, se soigner, se loger. Les Haut-Marnais n’ont pas été épargnés par la casse de l’emploi privé, aussi bien dans le nord que dans le sud, la casse des services publics, SNCF, Poste, Santé, Fonction publique, enseignement, etc. qui ont conduit la Haute-Marne dans un marasme économique, dans la désertification, la misère.
«Ce 1er-Mai est l’occasion de célébrer comme il se doit l’anniversaire de Mai 68. C’est aussi une occasion supplémentaire de dire non à la politique ultralibérale du gouvernement Sarkozy et du patronat».

Le «pot républicain» avec les syndicats maintenu en mairie

La CGT pourra le dire de vive voix à l’un des représentants de ce gouvernement puisque le maire Luc Chatel, par ailleurs secrétaire d’Etat à la consommation et à l’industrie et porte-parole du gouvernement, a prévu de recevoir les organisation syndicales le jour du 1er-Mai et de maintenir la tradition du «pot républicain» en mairie instaurée par son prédécesseur Jean-Claude Daniel. 

L'affranchi
Vendredi 2 Mai 2008
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