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Plein Est : coup de mou dans le financement de la pépinière

La pépinière d’entreprises qui doit s’installer bientôt à la Croix Coquillon était annoncée avec des subventions à hauteur de 70 % environ, mais pour l’instant la CCPC n’a pu en réunir que 30 %.



Réuni jeudi soir pour liquider essentiellement des délibérations techniques, le conseil de la Communauté de communes du Pays Chaumontais a vendu une nouvelle parcelle de la zone Plein’Est à la société First Reality. Celle-ci avait déjà acheté 2 hectares en début d’année pour créer trois bâtiments dont elle espère louer ou vendre les locaux à des entreprises industrielles. Cette fois-ci, elle demande un terrain d’un hectare pour construire deux bâtiments à vocation tertiaire. Elle est persuadée de pouvoir y loger des entreprises de services
Les premiers bâtiments de First Reality devraient suivre de très près ceux de la pépinière d’entreprises lancée par la Communauté de communes. Là on espère que les travaux commenceront avant le 1er décembre.
Mais il y a un petit problème que Luc Chatel a tenu à présenter aux élus.
«Lorsque je suis arrivé à la présidence de la CCPC, a-t-il déclaré, on m’a annoncé que l’opération serait bouclée avec 70 % de subventions environ. Mais pour l’instant on n’a que 30 %».
Cette pépinière, dont le coût est estimé à un peu plus de 3 millions d’euros, devait notamment bénéficier d’une subvention du Feder (fonds européens) de 900 000 euros. Or, si le Feder a bien financé l’étude (150 000 euros) il n’a pas donné d’engagements écrits concernant la construction. Et puis Luc Chatel a appris de la bouche du président de la Région que rien n’était prévu au Conseil régional.

Un appel à la CCI, au Préfet, au GIP et à EDF...

Luc Chatel explique alors avoir pris son bâton de pèlerin pour essayer de trouver des partenaires.
Dans un premier temps il n’est pas allé bien loin, puisqu’il annonce vouloir publiquement remercier le préfet qui a trouvé le moyen de doubler la participation de l’Etat (elle était de 500 000 euros). Il espère quand même un peu du Conseil régional. Mais il tient à faire savoir aussi qu’il a sollicité d’autres organismes. Et il cite la Chambre de commerce et d’industrie ajoutant qu’il ne comprendrait pas qu’elle refuse de s’impliquer dans ce projet de développement économique.
Puis il annonce qu’il s’est adressé au GIP (le Groupement d’intérêt public qui gère les fonds d’accompagnements du labo souterrain de Bure). Mais pas seulement. Dans le même ordre d’idée qui veut que les bénéficiaires de Bure renvoient l’ascenseur, il explique avoir aussi contacté EDF.
On sent que pour se sortir de cette situation le maire-ministre exerce quelques pressions amicales. Et il est très probable qu’il arrive à ses fins. Mais il ne lui sera certainement pas facile de tenir les délais.



Le gros mot est lâché
Luc Chatel voudrait savoir ce que la Communauté de communes du Pays Chaumontais est capable de dépenser. Il explique que ce type de structure a surtout vocation à investir. «Si on se regroupe, énonce-t-il, c’est bien pour faire ensemble ce qu’on n’est pas capable de réaliser tout seul».
Il a donc déjà demandé à ses services de calculer la capacité d’investissement de la CCPC. Puis il entend organiser une réunion de bureau dans les prochaines semaines. Les élus devront alors étudier les différents projets (il évoque par exemple la construction d’une grande salle multiactivités) et décider de ce qu’ils retiennent. En fonction aussi de ce qu’ils peuvent espérer comme subventions.
Il ajoute enfin que s’ils souhaitent se lancer dans un programme ambitieux, il leur faudra voir jusqu’à quel point ils envisagent de solliciter des capacités d’endettement de la CCPC. Et peut-être même devront-ils se demander s’ils doivent ou non augmenter les impôts.
Ouh là ! L’idée est lâchée...
On avait cru comprendre, pendant la campagne électorale, que l’expression «augmentation d’impôts» était un gros mot pour Luc Chatel...
On ne dit pas qu’il va le faire. Mais s’il arrive déjà à l’évoquer en public, il a certainement déjà fait un bon bout de chemin dans sa tête...

Tout le monde veut en faire partie...
A l’Ouest de Chaumont une petite commune résistait à l’appel des diverses communautés. C’était Buxières-les-Villiers. Mais, ayant changé de municipalité, le village gaulois n’a plus l’intention de le rester. Il a manifesté l’intention d’intégrer la Communauté de communes du Pays Chaumontais. Et celle-ci a accepté. On n’attend plus que l’accord de toutes les communes adhérant à la CCPC. Celles-ci doivent répondre dans un délais de trois mois.
A cette occasion, Luc Chatel a confié que des pourparlers intéressants étaient en cours avec les communes du sud de Chaumont. Verbiesles, Foulain, Luzy, Neuilly, Vesaignes, Poulangy... pourraient rejoindre le Pays Chaumontais. A moins que certaines d’entre-elles ne soient plutôt attirées vers Nogent.
L’affranchi espère que l’écho publié ci-dessus ne les refroidira pas. De toutes façons, on peut compter sur le charisme du ministre pour lever les dernières réticences.

Encore des travaux
Si la dernière séance de la Communauté de communes du Pays Chaumontais s’est déroulée à la salle des fêtes de Brottes, c’est un peu parce qu’il avait été décidé que les réunions devaient tourner autant que possible dans les différentes localités du territoire. Mais c’est beaucoup surtout parce que la salle habituelle du Conseil général n’était pas disponible.
Thierry Gitton a fait remarquer que la salle de Brottes n’était guère confortable. Il voulait surtout dire qu’à certaines places il était pratiquement impossible de voir l’écran sur lequel sont habituellement projetées les principales informations.
Réponse de Luc Chatel : «Cette salle a effectivement besoin d’investissements. C’est ce qu’on a prévu...».
L’affranchi croit savoir que ça ira même jusqu’à la construction d’une extension. Les conseillers municipaux de Chaumont-Brottes peuvent s’attendre à voir prochainement passer la délibération.

Lionel Thomassin
Vendredi 12 Septembre 2008
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