Rechercher un article



Envoyez un mail à L'affranchi

laffranchi52@gmail.com

Pays chaumontais

- La base nautique de Choignes tomberait-elle à l’eau ?
- Plein Est : 10 € par an et par habitant
- C’est (enfin) parti pour la pépinière
- Le service économique passe à la communauté de communes



Le projet de création d’une base nautique à Choignes est gelé et les premiers crédits sont affectés ailleurs. Officiellement il n’est pas encore abandonné, mais la motivation des élus est bien émoussée.

Pendant longtemps, la base nautique de Choignes a été le projet d’investissement le plus important de la Communauté de communes du Pays Chaumontais. Les élus rêvaient d’un lieu de loisirs au bord de l’eau où pourraient se retrouver les familles du secteur. Celles-ci seraient invitées à s’y rafraîchir, s’y reposer, ou encore y pratiquer toutes sortes d’activités sportives et culturelles.
Il en était question à toutes les réunions. A tel point que nous en avions eu une indigestion et que nous l’avions dit. Ne voulant plus écrire tous les deux mois, à peu près les mêmes choses sur le projet, nous nous étions promis, pour y revenir, qu’il se passe vraiment quelque chose de concret.
Or nous avons le sentiment aujourd’hui que la base restera à l’état de projet. La nouvelle équipe communautaire a tout l’air de penser qu’il y a bien mieux à faire.
Ça n’est pas vraiment dit. Mais quand même...

Incertitudes et réticences

Vendredi dernier, en réunion du conseil de communauté, un crédit de 19 000 euros destiné à la base de loisirs a été transféré vers la ligne de l’équipement informatique. Ça servira à acheter un ordinateur portable, à parachever l’installation dans les nouveaux locaux (à l’ancienne école Arago) et à réaliser la numérisation du cadastre des communes de la communauté.
Aussitôt, Louis-Henri Cunier, le maire de Chamarandes-Choignes demande s’il restera suffisamment de crédits pour assumer les engagements des années à venir sur cette base nautique. Or, le moins qu’on puisse dire, c’est que les réponses manquent de clarté.
Le président Luc Chatel indique qu’il est urgent d’abord de faire la liste des projets souhaités pour le mandat. L’opportunité de chacun (et de la base nautique en particulier) sera étudiée ensuite. Stéphane Martinelli, vice-président chargé de l’aménagement du territoire, fait savoir dans la foulée que tout dépendra des capacités d’investissement de la communauté de communes.
On voit bien déjà que l’ancienneté du projet et même les premiers engagements financiers n’entrent pas en ligne de compte. De plus, on comprend au fil des débats que cette base de loisirs en bord de Marne ne soulève pas l’enthousiasme au sein du bureau de la Communauté de communes.
Luc Chatel se demande s’il n’y a pas mieux à faire. Il songe par exemple à un centre nautique (c’est ainsi qu’on appelle la super piscine de Saint-Dizier). Et Jean-Marie Watremetz, le vice-président chargé des finances, rappelle le gros défaut du projet de Choignes : son fonctionnement serait forcément déficitaire.

Bon pour le canoë-kayak

Officiellement, le projet n’est pas abandonné. Mais on peut légitimement considérer qu’il est désormais bien mal parti. Sauf pour ce qui concerne la partie dévolue au canoë-kayak.
En 2009, sont toujours prévus les travaux de réfection du local du club situé entre le canal et la rivière.
Joseph Wagner, le vice-président chargé du tourisme et des loisirs, précise que l’association ne cesse de monter en puissance. Elle est susceptible d’organiser une manifestation nationale l’an prochain. Il est donc important de lui fournir des locaux répondant aux normes en vigueur.
Par ailleurs, il est toujours envisagé de refaire la partie du site qu’utilisaient les collèges et lycées dans le cadre d’animations et d’initiations au canoë. Les locaux sont actuellement interdits aux élèves pour des raisons de sécurité. Mais, là encore, rien n’est décidé. Les élus veulent savoir exactement de quels moyens ils disposent avant de se lancer dans des travaux. Or, les problèmes scolaires étant dévolus à d’autres collectivités, on sent que ce dossier ne fait pas vraiment partie de leurs priorités.




Le service économique passe à la Communauté de communes

Petit à petit, la Communauté de communes du Pays Chaumontais intègre dans son personnel des employés de la ville affectés au développement économique. Si bien qu’au final on peut dire que Chaumont délègue à l’intercommunalité cette activité très importante pour l’avenir du secteur.
Mais la ville conserve quelques prérogatives importantes (création de la zone de La Vendue, relations avec l’UCIA, gestion des zones artisanales, suivi du site Capdevielle et de la zone de la Dame Huguenotte...). Du coup la CCPC met à la disposition de la ville pour quelques heures par semaine, les employés qu’elle lui a pris.
Le directeur, un chargé de mission et une assistante de direction seront confiés à la ville pour 25 % de leur temps. Un second chargé de mission le sera pour 10 %.
La ville remboursera à la Communauté de communes la part correspondante de leurs salaires. C’est l’inverse en fait de ce qu’il se passait auparavant.




Plein’Est : 10 euros par an et par habitant

La dernière séance de la Communauté de communes du Pays Chaumontais étant assez digeste, Pascal Babouot, le vice-président chargé du développement économique, en a profité pour faire le point sur la zone de la Croix-Coquillon, appelée aujourd’hui «Plein’Est».
Il a expliqué qu’en 2014, si tout se passe bien, son acquisition et aménagement auront coûté au total un peu plus de 9 millions d’euros hors taxes. Mais elle aura reçu plus de 3 millions de subventions. Et elle aura vendu pour un peu plus de 3 millions de parcelles aux entreprises. Ainsi, la charge restant aux contribuables locaux sera d’un peu moins de 3 millions d’euros.
Le financement s’effectuant par emprunt, M. Babouot a calculé que ça reviendrait à 10 euros par habitant pendant 10 ans. Ce qui, selon lui, est tout à fait acceptable compte tenu du développement économique attendu.
Reste à connaître le succès de l’opération.
Luc Chatel déclare que les demandes de renseignements de la part d’entreprises affluent. Beaucoup de contacts sont pris à la suite d’informations données par Haute-Marne Expansion, Champagne-Ardenne Développement... et même l’Agence française pour les investissements internationaux. Actuellement d’ailleurs un projet énorme est à l’étude. Mais il précise qu’il faut bien avoir 50 touches pour espérer obtenir une prise.
Cependant, reprenant l’exemple d’Arvato, le centre d’appel qui s’installera bientôt dans les locaux abandonnés par Capdevielle, il montre que tout est possible. Pascal Babouot ajoute alors qu’il faut se féliciter d’avoir un président ministre. Ça change tout en fait. Grâce à Luc Chatel il y a tout lieu d’être optimiste.
On ne peut s’empêcher de penser que lors de la précédente réunion de la CCPC, c’est Gérard Boquillon qui a rendu un hommage très appuyé à Luc Chatel et à son entregent très profitable au pays Chaumontais.
Y aurait-il concours de brosse à reluire entre les deux ?
En tout cas, sachant que Gérard Boquillon est l’adjoint au maire de Chaumont chargé du développe-
ment économique et si on regarde le transfert de personnel qui s’opère de la ville à la CCPC, on constate que Pascal Babouot est en train de prendre de l’influence.




C’est parti pour la pépinière

La communauté de communes s’est réunie surtout pour autoriser le lancement des travaux de la pépinière d’entreprises. On apprend alors que l’état des subventions s’améliore de jour en jour.

La réunion de la Communauté de communes du Pays Chaumontais, vendredi soir au collège de La Rochotte, a été mise en place dans le but principal d’autoriser le président à signer les marchés avec les entreprises chargées de la construction de la pépinière d’entreprises à la Croix Coquillon (pardon : au parc d’activités Plein’Est). Une formalité en quelque sorte. Mais il fallait que ça soit fait rapidement pour que tout démarre avant la fin de l’année. Sinon quelques subventions pouvaient passer à la trappe.
Ce qui aurait été bien dommage puisque lors de la dernière réunion, en septembre dernier, Luc Chatel avait déjà fait part d’une très mauvaise surprise (L’affranchi N° 749). Il expliquait qu’on lui avait annoncé 70 % de subventions lorsqu’il était arrivé à la présidence de la CCPC, mais que, tous calculs faits, il ne restait plus que 30 %. Sur un coût total de 3,1 millions d’euros, ça laissait donc plus de 2 millions à la charge de la communauté de communes. Un peu dur à avaler.
La principale déconvenue provenait des fonds européens. L’ancienne équipe attendait 900 000 euros du FEDER, or il n’y avait pas d’engagement écrit. De même, l’aide de la Région n’avait pas été programmée.

Plus de deux millions d’euros de subventions

Luc Chatel avait alors déclaré qu’il prenait son bâton de pèlerin, à la recherche de nouveaux partenaires (GIP, EDF, CCI...). Si bien qu’aujourd’hui il annonce être revenu à 55 % de subventions assurées. Mais il ajoute avoir encore d’autres contacts permettant d’espérer un taux de financements extérieurs atteignant 70 à 75 %.
Comme prévu, il a obtenu un gros coup de pouce de l’Etat dont la subvention à plus que doublé. Elle atteint maintenant 1 245 000 euros. Du GIP, il attend désormais 700 000 euros. Le Réseau de Transport d’Electricité donnera 50 000 euros et la Chambre de commerce s’est engagée sur une aide un peu particulière de 300 000 euros. En fait, elle prête la somme sans intérêts et celle-ci ne sera remboursable que dans 15 ans et sur une période de 15 ans encore.
Par ailleurs, comme le suggérait Sylvie Cotillot, une somme pourrait être prise sur le FEDER urbain. Et puis le GIP est susceptible de faire un nouvel effort et EDF pourrait intervenir de son côté.
Au final, l’aide devrait dépasser les 2 millions d’euros. Et comme les premiers coups de pioches doivent être donnés avant le 31 décembre, on peut dire que la pépinière est bien partie.
Il ne reste plus qu’à trouver les jeunes entreprises désireuses de profiter de l’environnement pour essayer de grandir.

Lionel Thomassin
Vendredi 5 Décembre 2008
Lu 1687 fois
Notez

Nouveau commentaire :