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Off : Si tu ne vas pas au festival, le festival viendra à toi !

Expositions dans les rues et les commerces, ateliers menés avec des associations et des Chaumontais, visites commentées... Avec «Chaumont off», le festival veut aller à la rencontre des gens.



Le graphisme est un mot qui pour certains ne signifie pas grand chose. Voire qui peut faire peur. Et pourtant, le graphisme est partout. Dès qu’on commence à lire et à écrire, on se coltine forcément à lui. Et on le retrouve partout : dans les affiches, les livres, les pochettes de CD, les panneaux de signalisation, etc.  Mais si l’on apprend à lire un texte, on n’apprend pas forcément à lire une image. C’est pourquoi le service des publics du Pôle graphisme de Chaumont propose tout au long de l’année des actions de sensibilisation et de découverte. Le véritable enjeu étant ainsi de «rendre à tout le monde ce qui appartient à tout le monde». 
Le festival international de l’affiche et du graphisme est l’occasion de pouvoir montrer à tout un chacun ce qu’il y a de plus pointu. Et de rappeler que les objets graphiques ne se réduisent pas à la publicité...

Quand un gamin se met à parler de Toulouse-Lautrec...

Des visites commentées des expositions sont ainsi proposées aux individuels et aux groupes. Premier rendez-vous, ce dimanche 8 juin, à 15 heures, aux Silos, pour découvrir lex expositions du centre-ville (Silos, hôtel de ville, musée de la crèche, chapelle des Jésuites, espace public). D’autres «parcours-découverte», ouverts à tous, sans réservation, seront organisés les 22 juin et 6 juillet.  
Le service des publics du pôle graphisme propose aussi aux écoles, aux associations et aux centres de loisirs, une «visite atelier». C’est-à-dire une visite d’une exposition suivie d’une petite mise en pratique. 
Pour interpeller le passant ou l’automobiliste, il y a des affiches de la collection Dutailly qui ont été reproduites en grand format et installées sur des équipements municipaux ou des façades d’immeubles de Chaumont-Habitat. «L’autre jour, un gamin m’a ainsi parlé de Toulouse-Lautrec et de son affiche», raconte une employée du Pôle graphisme. «Rien que ça, c’est formidable». 
Dans un genre différent, il y a aussi les photos de figures chaumontaises exposées dans le square Philippe-Lebon. Et puis l’opération «Images de marque» chez les commerçants. Il s’agit d’une exposition d’affiches suisses dans les vitrines et d’un questionnaire grâce auquel les clients, s’ils répondent avec justesse (il suffit de bien regarder les images) peuvent gagner de nombreux lots tout en se cultivant. 
Cette année, l’opération a démarré avec une trentaine de participants. Mais elle risque d’être généralisée à tous les adhérents de l’UCIA, soit une centaine de commerces.

Des ateliers mobiles dans différents quartiers de la ville

«La marmite voyageuse» (réalisation par des habitants de La Rochotte avec l’aide d’une graphiste d’un livre de recettes, puis du repas sous les halles le jour de l’inauguration du festival), le «slam graphique» (fabrication d’un objet graphique réunissant les textes des slameurs qui participent aux sessions du Nouveau Relax) ou encore les actions «Millefeuilles» menées dans les collèges ou «Graphithon» dans les écoles, témoignent également de la volonté de valoriser un certain nombre de projets conduits tout au long de l’année à l’occasion du festival. 
Cette année, le temps du festival, le Pôle graphisme va aussi quitter les Silos pour investir différents quartiers de la ville et proposer à des Chaumontais de découvrir le graphisme au sein d’ateliers. Des projets sont prévus avec la cyberbase et le Point commun de La Rochotte, les Résidences Jacques-Weill et l’association Edelweiss, le Relais Accueil Chaumontais, l’Association des Paralysés de France, le quartier Ribot-Loucheur et le Secours catholique. 
Ces ateliers mobiles seront animés par des graphistes professionnels avec des thèmes de travail à chaque fois différents. Une restitution, sous forme d’impression ou d’exposition, étant prévue à la rentrée. 
Il faudra voir à l’usage ce que cela peut donner. Mais d’ores et déjà, une association comme l’APF se réjouit «que le festival, qui n’est pas toujours un modèle d’accessibilité, aille à la rencontre des gens et aille chercher les gens». 

Christophe Poirson
Vendredi 6 Juin 2008
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