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Municipales : combien les candidats ont dépensé

Les trois têtes de listes des municipales à Chaumont ont bien voulu nous donner les principaux chiffres de leurs comptes de campagne, qui viennent d’être officiellement validés.



Les têtes de listes des dernières élections municipales ont reçu, vers le 15 septembre, les décisions prises à leur égard par la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques. Le courrier leur explique à quelle hauteur leurs comptes ont été validés et combien l’Etat va leur rembourser.
Ils ont deux mois pour contester éventuellement les appréciations de la commission ; soit en formant un recours gracieux, soit en faisant appel au Conseil d’Etat. Puis, vers la mi-décembre, les comptes feront l’objet d’une publication au Journal officiel. Dès lors, tous les citoyens pourront se renseigner sur les sommes dépensées par leurs candidats.
Sans attendre toutefois, répondant à notre sollicitation, les trois candidats des dernières municipales à Chaumont (Luc Chatel, Lionel Blondelle, Philippe Debref) ont bien voulu nous donner le montant de leurs dépenses et la somme qui leur sera reversée.

Un plafond à 34 156 euros

Il faut savoir d’abord qu’à Chaumont les listes n’avaient pas le droit de dépenser plus de 34 156 euros pour faire campagne. Ce plafond a été calculé en fonction du nombre d’habitants de la commune. Et du coup, sachant que le remboursement ne peut excéder 50 % du maximum autorisé, les candidats ne pouvaient pas espérer retoucher plus de 17 078 euros.
Luc Chatel nous a fait savoir qu’il avait dépensé 26 800 euros environ et qu’il se verrait rembourser les 17 000 euros prévus.
Lionel Blondelle nous a annoncé 20 138 euros de dépenses, sur lesquelles lui seront remboursés 13 178 euros.
Enfin Philippe Debref a mené campagne avec 10 612 euros qui lui seront intégralement remboursés.
Notons au passage que les frais d’impression de la profession de foi et des bulletins n’entrent pas dans ces calculs. Ils sont payés directement par l’Etat aux imprimeurs. Et c’est l’Etat encore qui s’occupe de la distribution de ces documents.
Or on se souvient que, pour cause de papier trop lourd, la profession de foi de Philippe Debref avait été refusée. Il avait dû se charger lui-même des envois. Mais ça ne lui a finalement rien coûté. L’imprimeur, qui s’était trompé de papier, a assumé la dépense.
Remboursements conditionnés
Les dépenses des candidats sont très encadrées. Chacune d’elle est vérifiée (malheur à ceux qui oublient les justificatifs !). Et, si tout est en règle, après une éventuelle «réformation», les comptes sont approuvés.
Le candidat peut alors se faire rembourser. A condition toutefois d’avoir obtenu au moins 5 % des voix. Mais tout n’est pas remboursable, loin s’en faut. Certaines dépenses, qui ne sont pas directement liées à la diffusion des idées et à la recherche d’électeurs ne sont pas prises en compte. Et puis les remboursements ne portent que sur les apports personnels (versements et emprunts).
Luc Chatel, qui a obtenu le maximum de remboursements, a fait savoir que le reste de la dépense était financé par des dons.
Lionel Blondelle ne nous a rien précisé. On ne peut donc pas savoir si les 4 000 euros manquants au remboursement sont couverts pas des dons, ou bien s’ils viennent de dépenses non remboursables.
Philippe Debref, pour sa part, montre qu’on peut mener une campagne sans disposer de gros moyens. On peut même le faire sans avoir le premier euro. Il suffit de trouver une banque qui accepte d’avancer l’argent...

Lionel Thomassin
Vendredi 17 Octobre 2008
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