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Meeting au marché : comme en mai 68...

40 ans après les événements de 68, le meeting syndical du 1er-Mai a été l’occasion d’établir quelques parallèles. 



Jérôme Marcel, secrétaire général de l’UD-CGT, entouré de Marie-Rose Patelli, responsable de la FSU, et de Richard Vaillant, qui était secrétaire départemental de la CGT-PTT en mai 1968.. 
Jérôme Marcel, secrétaire général de l’UD-CGT, entouré de Marie-Rose Patelli, responsable de la FSU, et de Richard Vaillant, qui était secrétaire départemental de la CGT-PTT en mai 1968.. 
Quarantième anniversaire oblige, le meeting du 1er-Mai de la CGT et de la FSU avait cette année des parfums de mai 68. Devant quelque 120 personnes réunies sous le marché couvert (déjà lieu de rassemblement il y a 40 ans), le secrétaire général de l’UD-CGT Jérôme Marcel s’est plu à établir quelques parallèles.
En mai 68, les lycéens et les étudiants étaient dans la rue. Comme en 2008...
En mai 68, il y avait beaucoup de manifestations. En 2008, il y a plus d’une manifestation par mois. 
Mai 68 fait suite aix ordonnances de 1967 qui mettaient un coup de frein aux remboursements de sécurité sociale. En 2008, les syndicats se mobilisent contre les franchises médicales. 
Une des revcendications phares de mai 68, c’était l’augmentation générale des salaires, dont celle du SMIG et des pensions. En 2008, baisse du pouvoir d’achat oblige, il est aussi question d’une augmentation des revenus de chacun. 
D’autres exemples pourraient encore être donnés. Mais pour Jérôme Marcel, nous sommes dans l’ère des réformes à tout va, où ce qui était combattu en 68 revient sur le devant de la scène en 2008. Le projet social qui nous est proposé ne correspond pas au progrès social auquel chacun aspire. Les réformes gouvernementales prévues au calendrier 2008 sont bel et bien synonymes de régression. Face à un gouvernement descendant en droite ligne du «Général», arguant que remplacer un fonctionnaire sur deux redynamisera la vie économique nationale, qu’en travaillant plus on gagnera plus (on voit le fiasco des heures supplémentaires) et qu’il faudrait travailler 41 ans dorénavant pour accéder à une pension de retraite dont on ne connaît pas le montant réel, la bataille est donc loin d’être terminée. En tout cas, pour nous, c’est clair. Il y a déjà des rendez-vous nationaux de pris, à savoir le 15 mai contre la Révision générale des politiques publiques et le 22, moment fort prévu contre ces 41 ans de cotisations.
«Sur le plan départemental, nous sommes en discussion unitaire pour savoir comment articuler ces deux dates, voire les conjuguer». 
Une ou plusieurs manifestations auront donc lieu très prochainement. Reste à savoir si, comme en mai 68, les citoyens et les salariés vont réellement se mobiliser. 

Il y avait plus de monde, cette année, au meeting de la Fête du Travail. 
Il y avait plus de monde, cette année, au meeting de la Fête du Travail. 

Scène étonnante à la mairie

La nouvelle municipalité de Chaumont a maintenu la tradition instaurée par Jean-Claude Daniel en invitant les organisations syndicales à un «pot républicain» le jour du 1er-Mai, à la mairie. Mais il y a eu nettement moins de monde que d’habitude et finalement très peu de syndicalistes, l’assistance (guère plus de 20 personnes) étant surtout composée d’élus du conseil municipal et même de l’ancien maire. 
Le ton du discours n’était pas non plus le même que d’habitude. Après avoir eu «une pensée pour ceux qui sont éloignés du monde du travail» et argué qu’il croyait au dialogue social, Luc Chatel ne s’est pas dégonflé : en bon porte-parole du gouvernement, il s’est félicité de l’accord «historique» qui vient d’intervenir sur la représentativité syndicale. Et il a mis en avant l’accord sur la réforme du contrat de travail. 
Luc Chatel s’est même payé le luxe d’obtenir, à la fin de son discours (assez consensuel tout de même) les applaudissements timides et polis des deux responsables de la CGT et de FO...

Souvenirs, souvenirs...

Meeting au marché : comme en mai 68...
L’exposition sur mai 68 montée par la CGT au marché couvert a eu du succès. Pour ceux qui l’auraient ratée, elle sera de nouveau visible du 13 au 15 mai à la Bourse du Travail à Chaumont, siège de l’UD-CGT. 
Jeudi matin, ce sont surtout les quelques photos historiques, telles que celle montrant un sit-in devant l’ancien Café Parisien (ci-dessus), qui retenaient l’attention. Chacun essayait de s’y reconnaître ou d’y reconnaître un proche. 
Les noms de Gérard Vaillant, Michel Prost, Richard Vaillant, Jean-Paul Ramillon, Christiane Koenig, Gérald Simon (autre frère de Thierry Simon) ont beaucoup été cités. Mais la liste est loin d’être exhaustive...

L'Affranchi
Vendredi 25 Avril 2008
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