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Martine Gauthier : l’inspectrice d’académie qui nous voit des atouts



Une institutrice de campagne qui s’est dotée de solides études de psychologie et a finalement exercé des fonction d’encadrement dans des quartiers chauds de la région parisienne.
Une institutrice de campagne qui s’est dotée de solides études de psychologie et a finalement exercé des fonction d’encadrement dans des quartiers chauds de la région parisienne.
Pour la première fois en Haute-Marne, l’inspecteur d’académie est une inspectrice.
Martine Gauthier occupe désormais le poste de directeur des services départementaux de l’Education nationale qu’a tenu Christian Wassenberg ces cinq dernières années (on ne peut guère faire plus). Elle rend d’ailleurs hommage à son prédécesseur, soulignant la qualité de son travail. Et, voulant s’inscrire dans la continuité, elle affirme avoir l’intention d’œuvrer assez longtemps pour un département qui le mérite.
«La Haute-Marne a beaucoup d’atouts, confie-t-elle. L’école y réussit plutôt bien malgré l’isolement géographique de certains établissements. On y trouve des enseignants très investis (ce n’est certainement pas un hasard si les trois premiers de l’académie au concours de professeurs des écoles viennent de Haute-Marne). Ils organisent beaucoup d’échanges dans les domaines artistiques et culturels. Ce qui permet de rompre l’isolement.
«Et puis j’ai déjà pu remarquer que les parents d’élèves sont eux aussi bien mobilisés... Avec l’aide personnalisée dans les écoles primaires, en dehors des heures de cours, on voit en zone rurale se développer des initiatives de co-voiturage».
Martine Gauthier entend tenir compte de la spécificité du département. Elle indique qu’elle y regardera à deux fois avant de faire fermer une école de campagne. La question des distances entrera dans sa réflexion.
«Si la baisse démographique se poursuit, prévient-elle, il nous faudra supprimer encore des postes. Mais j’ai pour ambition d’agir toujours au plus près des intérêts de l’élève et je sais m’adapter aux situations. De plus, je crois beaucoup à la concertation. Il sera toujours possible de s’entendre avec ceux qui auront sincèrement comme première préoccupation l’intérêt de l’enfant».
Souhaitant le maintien, voire le retour des jeunes dans le département, elle reconnaît malheureusement ne pas être en mesure de s’engager sur le maintien de l’antenne IUFM à Chaumont.

De l’Allier à la Haute-Marne en passant par le Val-Fourré

Son affectation en Haute-Marne, elle le vit un peu comme un retour aux sources. Elle rappelle en effet avoir commencé sa carrière en 1977 dans l’Allier, où elle a enseigné (entre autres) dans une école rurale à plusieurs niveaux. Elle a ensuite obtenu une maîtrise en psychologie qui lui a permis de devenir psychologue scolaire. C’est là qu’elle pense avoir beaucoup appris des relations avec les parents.
Puis elle a suivi une formation de conseillère d’orientation psychologue. Elle a obtenu un DEA et a exercé à Mantes-la-Jolie. Elle a travaillé ensuite comme principal adjoint dans un collège du Val-Fourré et, ayant passé le concours, elle a été inspectrice de l’Education nationale chargée du premier degré dans des circonscriptions de Seine Saint-Denis (93) et des Hauts-de-Seine (92).
Enfin, elle a été affectée auprès de l’inspecteur d’académie de la Vienne, puis de la Seine-Maritime avant de devenir inspectrice d’académie adjointe dans le Val-de-Marne. Son premier poste d’inspectrice d’académie, elle l’a souhaité en Champagne-Ardenne. Et c’est en Haute-Marne qu’elle est tombée...

Lionel Thomassin
Vendredi 31 Octobre 2008
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