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Marché couvert : Nouveau transfert, nouvelle polémique

La fermeture du marché couvert pendant cinq semaines pour cause de travaux de peinture et son nouveau transfert sous un chapiteau, mais cette fois sur la place des Halles, ne sont pas du goût de tout le monde.



La taille réduite du châpiteau aidant, mercredi, les rares commerçants présents se sentaient un peu moins isolés que d’habitude.
La taille réduite du châpiteau aidant, mercredi, les rares commerçants présents se sentaient un peu moins isolés que d’habitude.
Il fallait que ça se fasse. Personne ne le conteste vraiment. Il n’était pas concevable en effet de laisser en l’état la peinture de plus en plus écaillée du plafond du marché couvert. Et pas seulement pour des questions d’esthétique ou de préservation du bois. Ces petits morceaux qui peuvent tomber n’importe où, dans un marché alimentaire, ne sont évidemment pas acceptables du point de vue de l’hygiène.
Il fallait donc que cette peinture soit refaite. D’autant que la ville bénéficie en l’occurrence d’une garantie. Il n’est pas normal en effet que 4 ans après la rénovation complète, on puisse se trouver dans une telle situation.
L’explication avancée aujourd’hui est que le bois n’était pas suffisamment sec lorsqu’il a été posé et peint.
L’entreprise doit donc se remettre au travail.

Une cohabitation impossible

Tout le monde avait espéré que l’opération pourrait se dérouler sans qu’il soit besoin de déménager les commerçants, du moins le samedi. On imaginait qu’il serait possible d’effectuer des travaux dans la semaine et de tout remettre en ordre pour le samedi. Mais on s’est aperçu qu’il fallait installer un échafaudage tellement important qu’il n’était pas raisonnable de le monter et démonter chaque semaine. Ça laissait trop peu de temps pour travailler.
L’idéal aurait été de travailler avec des nacelles. Mais les spécialistes ont fait remarquer que, pour intervenir à une telle hauteur, il fallait disposer d’engins d’une bonne largeur. Or, ceux-là ne passent pas dans les portes de l’édifice.
Bref ! les commerçants ont dû admettre qu’ils n’auraient pas le choix. Il fallait qu’ils s’installent ailleurs durant les 5 à 6 semaines que dureront les travaux.

Un chapiteau au rabais

Le mieux aurait été de retrouver, au printemps, les conditions qui ont prévalu en 2003/2004 lors des grands travaux du marché couvert. La ville avait installé pendant un an et demi un grand chapiteau sur le parking du boulevard Voltaire. Chacun se souvient que, le stationnement de proximité aidant, la fréquentation était supérieure à ce qu’on a connu sous les halles.
Mais ça avait coûté cher, à l’époque. Et la nouvelle municipalité n’est guère encline à se lancer dans le même genre de frais. Sachant que ça durera cette fois-ci à peine un mois et demi, elle a trouvé une formule étonnement économique.
Il faudra se contenter d’un petit chapiteau sur la place des Halles dont la location ne devrait pas dépasser 3 300 euros. Il n’y aura pas non plus besoin de gardiennage puisque les vitrines réfrigérantes seront mises à l’abri chaque semaine sous le marché couvert.

Petit et mal placé

Mais il faut reconnaître qu’il y a quelques inconvénients. La taille d’abord : le chapiteau est tellement petit que chaque commerçant devra se contenter d’un emplacement minuscule. Ils ne tiendront d’ailleurs pas tous, si bien que certains sont invités à utiliser un camion. Et l’emplacement ensuite, qui va supprimer encore des places de stationnement.
Enfin beaucoup contestent la date des travaux. La municipalité a beau dire qu’elle a été choisie en concertation avec les utilisateurs, ceux-ci n’ont guère eu le choix.
Janvier et février ont été annoncés d’emblée parce qu’il s’agit de mois un peu creux pour certains types d’aliments. Le mois d’août a bien été proposé en remplacement. Mais allez conserver des produits frais sous un chapiteau au plein cœur de l’été...
Par ailleurs certains observateurs s’interrogent. Ils se demandent s’il est bien judicieux de faire de la peinture à cette époque. Mais on suppose quand même que l’entreprise sait ce qu’elle fait.


Du chauffage et des avantages financiers

L’avantage toutefois, c’est que ce chapiteau sera chauffé. Et d’après ce qu’on a pu constater mercredi, il le sera bien.
Et puis surtout, la ville a prévu des compensations. Elle aidera financièrement les commerçants qui devront louer une petite vitrine réfrigérante durant ces 5 à 6 semaines. Et elle a décidé de faire cadeau à chaque commerçant de deux mois de droits d’occupation.
Elle ajoute qu’elle aurait aimé faire mieux. Mais elle regrette qu’en 2004 n’ait pas été négociée une clause prévoyant une indemnisation spéciale en cas de problèmes.
S’engager à refaire ce qui n’irait pas n’était visiblement pas suffisant. Il aurait fallu prévoir aussi le dérangement que ça pouvait occasionner.
L’état de la peinture nécessitait bien une réfection.
L’état de la peinture nécessitait bien une réfection.

Lionel Thomassin
Vendredi 16 Janvier 2009
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