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Lycées : Luc Chatel récite sa leçon mais a-t-il bien compris ?



Mercredi, on apprend par le Journal de la Haute-Marne que Luc Chatel «se bat» contre le regroupement des deux parties du lycée Bouchardon.
Comme nous l’avons souvent écrit, le Conseil régional (de gauche) a décidé de reconstruire le lycée Bouchardon-Sud, rue Gagarine, et d’y intégrer aussi les élèves se trouvant actuellement au Bouchardon-Nord, boulevard Voltaire. Luc Chatel qui est Conseiller régional (d’opposition-UMP), mais qui n’a rien trouvé à redire à l’époque, n’est plus d’accord. Devenu maire il s’oppose ; au prétexte qu’on va priver le centre-ville de sa jeunesse.
Rappelons quand même que les élèves du boulevard Voltaire ne représentent qu’une petite partie de la population lycéenne et que ceux-là, lorsqu’ils ne sont pas externes, vont tous les jours à pied manger au réfectoire de l’établissement, rue Gagarine.
Quelques centaines de mètres n’ont jamais été un obstacle pour des lycéens. C’est bien mal connaître les jeunes et Chaumont que d’imaginer une perte pour la ville. Rien n’empêche aujourd’hui les élèves de Bourchardon-Sud de se rendre au centre-ville pour rejoindre leur boutique ou leur bar préférés quand ils en ont envie. Il suffit de se placer près du cimetière de Clamart, en face de la caserne de pompiers, pour les voir passer régulièrement en grand nombre. Et rien n’empêchera les anciens du Nord passés au Sud de faire la même chose.
Nous avons quand même l’impression que, pour la santé du centre-ville, la perte d’une partie importante de l’activité judiciaire sera à terme beaucoup plus dommageable. Or, à notre connaissance, Luc Chatel ne s’est pas «battu» contre la suppression à venir des juges d’instruction, ni même contre la disparition de plusieurs juridictions dans le département.
Il faut savoir aussi que les locaux de Bouchardon-Nord appartiennent à la ville. La municipalité va donc récupérer des bâtiments de belle valeur qu’elle pourra soit utiliser, soit vendre. En tout cas l’opération payée par la Région apparaîtra vite comme une bonne affaire pour le maire. Rien que pour cela, il devrait réfléchir à deux fois avant de s’y opposer.
Enfin, on sait que le temps du ministre, conseiller régional et maire est précieux. Il a d’autres combats infiniment plus sérieux à mener. Et dans le peu qu’il lui reste pour Chaumont, on préférerait qu’il s’occupe de dossiers nationaux très inquiétants comme ceux du maintien des services publics et de la présence des militaires dans notre territoire.

Lionel Thomassin
Vendredi 4 Avril 2008
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