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Luc Chatel s’interroge sur Saint-Roch...

Après avoir visité le centre de loisirs de St-Roch (notre photo) et s’être étonné qu’il n’accueille en août qu’une cinquantaine d’enfants, le maire a demandé aux Francas ce que la ville pouvait faire pour aider à augmenter la fréquentation. Réponse : agir sur le prix des repas et des transports pour diminuer le tarif demandé aux familles.



Pour le maire, «50 enfants à Saint-Roch en août, ce n’est quand même pas beaucoup». 
Pour le maire, «50 enfants à Saint-Roch en août, ce n’est quand même pas beaucoup». 
«Je voulais profiter de la période du mois d’août pour voir comment vous fonctionnez». Ce mercredi 19 août, le maire de Chaumont Luc Chatel s’est invité au centre de loisirs de Saint-Roch géré par les Francas. L’occasion de s’entretenir avec les responsables et les animateurs de l’association d’éducation populaire et de visiter les locaux de ce qui fut tour à tour depuis 1957 une auberge de jeunesse, une colonie de vacances et un centre aéré. 
Saint-Roch, c’est un cadre magnifique : une surface propre de 7000 mètres carrés (70 ares), entourée de 26 hectares de bois appartenant à la ville de Chaumont.  Pour l’actuel directeur du centre de loisirs, c’est «un endroit rêvé» pour accueillir des enfants. Le site est boisé et sécurisé. Et il n’y a pas de voiture. 
Quant aux bâtiments, même s’ils peuvent paraître vieillots (lire ci-dessous), ils sont quand même globalement en bon état et suffisamment nombreux pour que l’on puisse y organiser plein d’activités. 

Saint-Roch est payant alors que tout est gratuit au centre-ville

Seule ombre au tableau, cette année : un problème de fuites d’eau dans le bâtiment des petits a contraint les Francas à refuser un certain nombre d’inscriptions. «On aurait pu accueillir les enfants autrement», précise la présidente. «Mais on n’aurait pas pu leur faire faire la sieste et on s’y est donc refusé». 
Résultat : la fréquentation n’est pas très élevée en cette deuxième quinzaine du mois d’août. On compte en moyenne une cinquantaine d’enfants chaque jour. Soit deux fois moins qu’en juillet.
«Ce n’est quand même pas beaucoup», s’étonne Luc Chatel. «Je sais bien qu’il y a plus de gens qui partent en août qu’en juillet. Mais il faut aussi savoir qu’un Chaumontais sur deux ne part pas en vacances». 
«Il y a aussi un problème financier», reconnaissent les Francas. En fonction des revenus de chacun (quotient familial), une journée à Saint-Roch coûte aux familles entre 4,70 euros et 10 euros. Alors que toutes les activités organisées par la ville et les associations au centre-ville -notamment dans le cadre de «Chaumont-Plage»- sont gratuites. 
«Comment peut-on vous aider à monter puissance?», demande carrément le maire aux Francas. Réponse : en faisant baisser le prix de la restauration et des transports. 

Luc Chatel : «Pourquoi ça n’a jamais été fait ?»

Luc Chatel est ainsi étonné d’apprendre que la société Scolarest, qui gère par ailleurs la restauration scolaire, facture ses repas beaucoup plus cher aux Francas qu’à la ville : 6,35 euros par tête de pipe, soit une différence de plus de 2 euros qui se ressent forcément dans la contribution qui est ensuite demandée aux familles. 
La solution pourrait consister pour la ville à commander globalement tous les repas à Scolarest et à les refacturer ensuite aux Francas. «Il suffit de le prévoir dans la délégation de service public, pourquoi ça n’a jamais été fait ?», continue de s’étonner le maire.
Autre moyen de faire baisser les tarifs du centre de loisirs : diminuer le coût des transports. 
Au lieu de se déplacer jusqu’à Saint-Roch, les parents laissent pendant les vacances leurs enfants dans une école de la ville qui fait office de centre de rassemblement. Un bus passe vers 9 heures pour prendre les enfants et les ramène le soir vers 17 h 45. 
Si le contrat avec le transporteur était passé directement par la collectivité, le coût pour les Francas serait aussi moindre. «On va y réfléchir», a promis Luc Chatel à l’issue de sa visite. 
«C’est sûr que si on arrive à faire quelque chose sur la restauration et les transports, on arrivera à baisser sensiblement nos tarifs et on aura beaucoup plus d’enfants», ont commenté les Francas.
Maintenant, il n’y a plus qu’à...




Et la restauration scolaire ?

Le contrat entre la ville et la société Scolarest arrivant à échéance le 1er juillet 2009, Luc Chatel veut en profiter pour lancer «une réflexion globale sur la demi-pension dans les écoles». L’idée consisterait à ne plus transporter les élèves à Saint-Roch en privilégiant la restauration sur place ou à proximité de chaque école. Cette décision politique ne remettrait pas en cause le fonctionnement du centre de loisirs en dehors du temps scolaire. Reste à savoir si elle est vraiment judicieuse, au moins pour les plus grands : vaut-il mieux que l’enfant puisse prendre l’air entre midi et deux, quitte à monter dans un bus, ou qu’il passe toute la journée (parfois de 7 h 30 le matin à 18 h 45 le soir) dans l’enceinte de l’école ? Cruel dilemme...




Quand L’affranchi et le JHM ne voient pas la même chose...

Dans son édition du jeudi 21 août, le Journal de la Haute-Marne a publié un article étrangement intitulé «Saint-Roch, ses charmes et ses pestilences». Pourquoi ses «pestilences» ?
Le Petit Robert donne cette définition du mot : «Odeur infecte. Miasme putride». Et cet exemple : «Pestilence qui se dégage d’un tas d’ordures». 
Bien qu’ayant assisté à la même visite que le JHM, L’affranchi n’a pas du tout senti ce genre de chose. En fait, dans son article, notre confrère ne parle pas d’odeur particulière, mais d’un site «vétuste et inadapté». 
Après avoir lu cette prose dans laquel les jugements de valeur ne manquent pas (du style : «Les baraquements posés en pleine nature ont tout d’une maison des jeunes de l’ère soviétique»), bien des parents risquent de ne plus vouloir envoyer leurs enfants à Saint-Roch. 
Pourtant, tous ceux qui ont visité les installations il y a 5 ou 6 ans vous le diront : la situation d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle d’hier. 
Titillée par les Francas, gestionnaires du site, l’ancienne municipalité aura mis le temps, mais elle a pratiquement tout refait. 
Certains bâtiments peuvent encore paraître un peu vieillots, mais ils sont dans l’ensemble très fonctionnels. Et puis, il n’y a pas que les bâtiments. Il y a aussi le cadre, qui est magnifique. 
Luc Chatel semble l’avoir compris puisqu’il a demandé aux Francas, à l’issue de sa visite : «Qu’est-ce que la ville peut faire pour vous aider à faire venir davantage d’enfants ?» D’abord, ne pas faire appel au JHM !

Christophe Poirson
Lundi 25 Août 2008
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1.Posté par Lila le 20/06/2017 20:21 (depuis mobile)
Je viens de marseille je m''appelle Lila et je trouve que ce centre aéré est Le meilleure que j''ai connu

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