Rechercher un article



Envoyez un mail à L'affranchi

laffranchi52@gmail.com

Les Francas s’inquiètent pour Saint-Roch

S’inquiétant à la fois pour leurs finances chaumontaises et pour l’avenir même du site de Saint-Roch, les Francas se plaignent de ne pouvoir rencontrer la municipalité pour savoir comment s’organiser.



Les responsables de l’association des Francas en Haute-Marne ont tenu cette semaine à faire connaître leurs inquiétudes concernant le centre de loisirs de Saint-Roch. Ils étaient restés sur une bonne impression cet été, après la visite de Luc Chatel. Le maire leur avait demandé en effet comment il pourrait les aider à mieux faire fonctionner le site.
Mais depuis, toutes les demandes de rendez-vous sont restées lettres mortes.
Par ailleurs, l’association recevant par convention une subvention de la ville de 80 000 euros par an, les Francas n’ont pu utiliser jusqu’à présent que la moitié seulement de cette somme. Les 40 000 euros restants n’ont été débloqués qu’il y a une quinzaine de jours.
L’association rappelle qu’elle dispose à Saint-Roch d’un directeur et de cinq animateurs permanents (pour le mercredi surtout) ainsi que de 20 à 30 animateurs occasionnels pour les périodes de vacances. Au total elle évalue à 6 000 le nombre de journées/enfants réalisées sur le site. De même, au niveau départemental, sachant qu’elle travaille pour 16 communes, elle doit assumer la charge de 8 salariés. Chaumont étant son principal lieu d’implantation et d’action, si des financements viennent à y manquer, c’est tout l’équilibre des Francas en Haute-Marne qui est menacé.
La première crainte est donc financière. L’association aimerait bien pouvoir rencontrer la municipalité chaumontaise pour discuter de son budget 2009.
Et le site ?
La seconde inquiétude touche le site de Saint-Roch lui-même. Les Francas disposent ici d’un lieu qu’ils estiment extraordinaire. Celui-ci est d’ailleurs connu dans le mouvement bien au-delà des frontières de la Région. Ils aimeraient donc pouvoir en assurer encore longtemps la continuité.
Or, les rares informations qui filtrent de la mairie sont souvent contradictoires. Les Francas voudraient donc discuter de l’avenir du site avec les responsables, histoire au moins de savoir comment prévoir les années à venir.

Rassurante sur un point

Nous avons pu contacter l’adjointe en charge du dossier : Céline Vancraeyneste. Et elle nous a dit ne pas bien comprendre les inquiétudes financières.
Il existe une convention entre la ville et les Francas qui court encore sur l’année 2009. La ville a bien l’intention de s’y conformer. Et elle explique que le «décalage» de cette année était dû à la mise en place de la nouvelle municipalité. Le problème ne devrait donc pas se renouveler l’an prochain.
En revanche, pour ce qui concerne le site, elle se montre plus réservée. Les questions de sécurité et de conformité rendent encore nécessaires bien des travaux. La ville cherche des solutions. Mais rien n’indique que toutes les hypothèses passent par le maintien de Saint-Roch.
Enfin, Céline Vancraeyneste rappelle que les élus n’ont pas eu beaucoup de temps depuis les élections. Si la municipalité n’a pas répondu aux demandes de rendez-vous des Francas, c’est parce que ceux-ci proposaient des dates ne convenant à personne.
Les choses devraient donc s’arranger puisque, dans leur dernier courrier, les Francas proposent au maire de fixer une date et une heure. Ils se débrouilleront pour se rendre disponibles. Mais auront-ils plus d’informations pour autant ?

Lionel Thomassin
Vendredi 31 Octobre 2008
Lu 415 fois
Notez

Nouveau commentaire :