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Le festival fait déjà des mécontents

Entre les graphistes qui restent fâchés sur la question des droits d’auteur et les pionniers qui s’étonnent de ne pas être invités pour le 20e anniversaire, le festival fait déjà des mécontents.



L’AFP a publié ce jeudi une dépêche -reprise entre autres par Le Monde- pour annoncer que «le festival international des affiches de Chaumont, mondialement connu, inaugure samedi sa 20e édition, à peine sorti d’une vive polémique sur les droits d’auteurs entre la ville et les graphistes». De quoi encore agacer le ministre-maire Luc Chatel, qui prétendait au dernier conseil municipal qu’il n’y a jamais eu le moindre conflit entre la ville et les graphistes...
En réalité, cette question des droits d’auteurs n’est pas résolue. Après la table ronde du 13 mars, qui avait conduit les graphistes protestataires à suspendre leur pétition et l’appel au boycott du festival, il a fallu attendre le 6 mai pour que la ville propose un nouveau contrat. Lequel, selon le syndicat national des artistes plasticiens CGT, représente une avancée mais ne correspond pas aux accords conclus le 13 mars. 
D’où une demande de modifications qui ont été en grande partie refusées par la ville le 13 mai au soir. Mais le SNAP-CGT en a remis une louche dès le matin du 14 mai... Compte tenu des points qui restent en suspens, la ville a finalement décidé d’organiser, avec l'accord de ses partenaires, une nouvelle réunion «très prochainement», mais après le week-end d'ouverture du festival.
Bref, le festival va donc s’ouvrir ce samedi 16 mai en l’absence d’accord. Et il n’est pas impossible que certains en profitent pour exprimer leur mécontentement. 

Ceux qui ne sont pas invités et ceux qui ne veulent pas venir...

Cette inauguration -20e édition oblige- était par ailleurs censée réunir tous ceux qui ont contribué à créer et faire vivre ce festival. Mais des personnalités comme Jean-Paul Bachollet, l’un des pères fondateurs, ou Patrick Giraudo, premier directeur des Silos, n’ont même pas été invitées. Y aurait-il un lien avec le fait qu’ils ont participé au combat sur les droits d’auteurs ? 
Bien d’autres «pionniers» du festival semblent avoir malencontreusement été oubliés. «C'est un anniversaire sans doute, mais sans mémoire», commente amèrement l’un d’eux.
D’autres ont décidé de ne pas s’associer à ce 20e anniversaire. C’est le cas de Thierry Simon, qui a été président du festival pendant les premières années. Désigné en 2008 par le conseil municipal pour représenter la ville au sein de l’association organisatrice, l’intéressé avait sévèrement critiqué les choix de la nouvelle équipe lors d’une assemblée générale mémorable. Avant d’être officiellement prié de respecter la discipline de groupe. 
Depuis, il a préféré prendre ses distances.
Tout ça n’empêche cependant pas la ville et l’association de promettre pour cette année aux Chaumontais un festival à la fois riche, populaire et joyeux...


L’UD-CGT ajoute son grain de sel

Dans un communiqué, l’union départementale CGT revient sur le problème des droits d’auteur des graphistes :
«Depuis plusieurs mois, un conflit ouvert oppose les graphistes à la Ville de Chaumont. Après de multiples discussions, un contrat a été discuté et soumis aux graphistes qui, tout en reconnaissant les progrès réalisés ont formulé un certain nombre de réserves concernant la longueur et la compréhension de ce nouveau contrat rédigé par et pour des avocats et non pour des auteurs. Imaginons un contrat de travail incompréhensible pour le salarié ? Les discussions continuent. Enfin, un débat est prévu dimanche 17 mai. Le moins que l’on puisse dire est que la municipalité Chatel n’a pas très envie de débattre au grand jour devant les Chaumontais et les graphistes de sa politique culturelle, de ses projets concernant le pôle graphisme et de l’avenir du festival. En effet, aucune publicité de ce débat n’a été faite par la ville qui, cerise sur le gâteau, propose un "modérateur" très modéré (rédacteur de la principale revue de communication mais qui refuse de passer la moindre ligne sur la question qui mobilise les principaux acteurs du festival). Nous voilà donc revenus deux semaines en arrière, quand François Fillon arrivait dans un Chaumont désert, bouclé par la police et où il était interdit «d’afficher» ses opinions. Un journaliste extérieur aurait été un choix plus judicieux et aurait apparu dénué de toute arrière-pensée. Mais, comme avec les professionnels de santé, les chercheurs et les salariés en lutte pour leur salaire et leur emploi, ne cherche-t-on pas à laisser pourrir la situation ?
La CGT invite tous les Chaumontais et les graphistes à se rendre à ce débat (public ?) au Relax, dimanche 17 à 10 h, avant le grand rendez-vous unitaire du 26 mai.»

NDLR. Pour être tout à fait juste, il convient de préciser que le colloque du dimanche 17 mai est annoncé -en tout petit- dans le programme du festival distribué cette semaine dans toutes les boîtes aux lettres.



Une expo un peu bancale...

Le festival fait déjà des mécontents
Avant même l’ouverture du festival, plusieurs «colonnes Morris» servant à afficher «Dutailly dans la rue» sont devenues bancales à cause des fortes pluies. Ce qui donne une drôle d’air à cette exposition.

Christophe Poirson
Vendredi 15 Mai 2009
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1.Posté par dj X le 15/05/2009 20:51
toujours des mécontents,je viens de découvrir le programme musical du samedi 16 à l'occasion du festival de l'affiche, je note que certains artistes dj du domaine musiques éléctroniques- techno seront présents, mais ou sont les artistes locaux, tel que DJ MAT 52, diffusé sur plusieures web radio européennes via l'european clubzone, ou encor DJ Substyle, de Culmont, connu dans l'Europe entière, Fred Le Castel, nouveau résidant au Laser Game, sans oublier TYGGERS, qui rempli les discotheques de France, alors, je remercie la ville de Chaumont,et les organisateurs du Festival, qui préfèrent payer des sommes astronomiques a faie venir de Paris des dj, alors qu'il y a ce qu'il faut sur place.

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