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Landanger : l’extraordinaire retour aux sources

A la suite d’un incroyable concours de circonstances, la société Landanger s’est réinstallée dans ses anciens locaux, à La Vendue (notre photo), où elle ne cesse de se développer après avoir recentré son activité autour des instruments de chirurgie.



Landanger : l’extraordinaire retour aux sources
L’entreprise Landanger a 60 ans. Ce vendredi, elle fête son anniversaire en compagnie de ses employés et de leurs conjoints. Il y aura des activités ludiques de toutes sortes (tir à l’arc, jeu de quilles, parcours de vélos, jeux faisant appel à la connaissance de l’entreprise... et même piste de karting) sur le terrain qui jouxte les bâtiments à La Vendue. Un peu comme ça s’est passé dans les années 90. Mais à l’époque, il y avait 5 à 600 employés répartis sur différents sites en France et à l’étranger. Il était bon de les rassembler pour développer la culture d’entreprise.
Aujourd’hui ils sont une centaine, tous basés en Haute-Marne (soit à Chaumont, soit à Sarrey). La fête est plus un moyen désormais de rendre hommage à la compétence et à la fidélité du personnel.

Des opportunités judicieusement saisies

Créée à l’origine après la guerre à Mandres-la-Côte par Louis Landanger et son épouse Renée, l’entreprise était spécialisée dans l’instrumentation de chirurgie. Son développement assez extraordinaire est dû au fait que M. Landanger a su établir des liens directs avec les chirurgiens et créer les instruments qui correspondaient vraiment à leur besoins spécifiques.
Puis un deuxième grand coup d’accélérateur s’est fait sentir dans les années 70 avec la fabrication de prothèses (de hanche notamment). C’est à ce moment que leur fils Patrick a intégré la société qui, quelques années plus tôt, s’était installée à La Vendue.
Une bonne vingtaine d’années plus tard, la société évoluait dans le monde des grands. Mais, la sentant encore trop petite pour répondre au nouveaux enjeux de la concurrence internationale, Patrick Landanger a jugé plus sage de la vendre. Elle a été rachetée par l’américain Depuy.
Toutefois le repreneur ne s’intéressait qu’à l’orthopédie. Il avait programmé de supprimer la branche très peu lucrative de l’instrumentation de chirurgie. Ce qui aurait mis directement 50 personnes au chômage.
Patrick Landanger a donc décidé de conserver cette production par laquelle tout avait commencé. C’était prendre un risque. Mais il a fait le pari que ce secteur réputé peu rentable au milieu des autres pouvait le devenir pourvu qu’on y consacre toute son attention. Il s’est installé dans des locaux du boulevard Maréchal de Lattre de Tassigny.


Benoît Landanger représente la troisième génération des dirigeants de l’entreprise.
Benoît Landanger représente la troisième génération des dirigeants de l’entreprise.
Des produits vendus dans 55 pays

Quelques années plus tard, un nouveau développement étant en route, Benoît Landanger, le fils de Patrick, est entré dans l’entreprise. Grâce à différents rachats, celle-ci a doublé ses effectifs. Et par un concours de circonstances extraordinaire, elle a pu s’installer il y a moins d’un an à La Vendue dans les locaux qui avaient été construits en 1974 pour la société Landanger première génération.
Il a fallu d’abord le rachat des locaux par François Fallay pour les louer à diverses entreprises. Il a fallu ensuite qu’un projet de construction de Landanger sur un autre terrain soit contrarié par des éléments extérieurs. Il a fallu enfin que les locaux du site Fallay se libèrent.
Et puis dernièrement, l’entreprise a pu racheter ses locaux. La boucle est bouclée...
Aujourd’hui, la SA Landanger, leader dans son domaine en France, commercialise 12 000 produits destinés à la chirurgie, l’endoscopie et la stérilisation. Dans ses locaux chaumontais, elle regroupe l’administration, la partie commerciale et la réparation, soit 65 personnes environ. Et elle produit à Sarrey (dans l’ancienne entreprise Maire-Didier).
La grande nouveauté, c’est qu’elle se développe beaucoup sur l’export. Elle qui travaillait sur 4 pays il y a encore 4 ans, commercialise aujourd’hui ses produits dans 55 pays. USA, Japon, Afrique du Sud... font partie de ses meilleurs débouchés.
Elle recherche des ingénieurs parlant anglais. Ce qui n’est simple à trouver. Quoi qu’il en soit elle s’agrandit. Elle reprend des bureaux qui étaient encore occupés par les anciens locataires de François Fallay. C’est le cas de Euro Infra Ingénierie dont le parcours, croisé avec Landanger, n’est pas banal non plus.

Lionel Thomassin
Vendredi 5 Septembre 2008
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