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La nouvelle municipalité reste très «Relax»

Malgré les propos tenus avant et durant les élections, la nouvelle municipalité n’a rien changé au fonctionnement du Nouveau Relax qui vient de dévoiler sa nouvelle programmation, malgré tout un peu plus souriante cette année...



Parmi les «têtes d’affiches» de cette année au Nouveau Relax, le clown Buffo, alias Howard Buten. 
Parmi les «têtes d’affiches» de cette année au Nouveau Relax, le clown Buffo, alias Howard Buten. 
S’il est un sujet qui a fortement divisé la majorité et l’opposition sous la précédente municipalité, c’est bien le Nouveau Relax. Entre l’opportunité même de réaliser un tel équipement et son coût de fonctionnement qui a été considéré comme trop élevé, en passant par sa programmation jugée trop «élitiste», Gérard Groslambert, Vincent Galantier et Christine Guillemy ont ferraillé durant des années contre le Nouveau Relax.
Lors du débat organisé à la salle des fêtes pendant la campagne électorale, Luc Chatel a repris leurs critiques à son compte en déclarant : «Nous n’étions pas favorables à cet investissement». Et en s’engageant à rendre l’offre culturelle du Nouveau Relax «plus accessible» et à trouver «un meilleur partenariat avec les associations locales».

Céline Cuccuru : «Le seul problème, c’est que ça donne envie d’aller voir tous les spectacles»

«La nouvelle municipalité n’a fait aucun commentaire sur la programmation qui lui a été présentée juste après les élections», précise aujourd’hui le directeur du Nouveau Relax, Pierre Kechkéguian. Présente à ses côtés dans le cadre d’une conférence de presse pour annoncer justement la saison 2008/2009, l’adjointe Céline Cuccuru confirme : «Le seul problème, c’est que ça donne envie d’aller voir tous les spectacles. Moi je trouve que cette programmation est accessible à tous. Il faut casser les a priori élitistes. Et le meilleur moyen, c’est que les gens viennent pousser la porte du Nouveau Relax et vérifient par eux-mêmes».
«Quand on s’intéresse à la vie d’Yvette Horner, comme on le fait cette année avec «La Madonne des dancings», c’est sans doute élitiste», ironise Pierre Kechkéguian.

Deux pièces de théâtre de boulevard...

On ne peut toutefois s’empêcher de voir comme un fait nouveau la programmation de deux pièces de théâtre dit de boulevard, dont «La Puce à l’oreille» de Feydeau en février prochain avec, sous réserve (parce qu’elle est enceinte et doit accoucher peu de temps avant) l’actrice Romane Bohringer. «C’est un classique du théâtre», précise le directeur. «Et puis, le metteur en scène Paul Golub est déjà venu au Nouveau Relax, dès la première année, avec «Un siècle d’industrie». L’originalité de ce spectacle, c’est qu’il y a un regard américain et une distribution complète avec 15 comédiens sur scène».
Deuxième spectacle s’inscrivant dans la tradition du théâtre de boulevard : «Les Sunshine Boys», une comédie new-yorkaise revue par une compagnie de théâtre flamande qui sera présentée en octobre, en partenariat avec les Rendez-vous du cinéma français «spécial Belgique» (on ne rit pas !) de la MJC.
Parmi les «têtes d’affiches», outre Romane Bohringer, il convient de citer la venue en novembre de «Buffo», alias Howard Buten, le fameux auteur de «Quand j’avais 5 ans, je m’ai tué». Et la programmation en mars de «En attendant le songe», d’après William Shakespeare, dont la mise en scène est signée Irina Brook, la fille de l’immense Peter Brook. «C’est la Rolls-Royce du théâtre», s’enthousiasme Pierre Kechkéguian. «Il y a des gens qui viendront de loin pour voir ce spectacle».

Les dimanches après-midi animés par François Levé

Dans le lot des nouveautés, on retiendra l’organisation d’un concert du Brass Band Aeolius le 7 novembre au… Mémorial de Colombey. Une soirée sur la peine de mort avec la Ligue des droits de l’homme. Et une «carte blanche» confiée à la compagnie locale Mélimélo Fabrique de François Levé qui a choisi d’égayer les dimanches après-midi chaumontais.
Au total, ce sont vingt spectacles –plutôt souriants, même s’ils font réfléchir- qui figurent dans la programmation officielle du Nouveau Relax. Soit quatre de moins que l’an dernier. Ce qui s’explique par des raisons financières. «Nous sommes à budget constant, mais les prix des spectacles, comme tout le reste, ont augmenté», explique Pierre Kechkéguian. «Comme certaines ont été doublées, il y a toutefois le même nombre de représentations».
Cette constatation permet d’ailleurs de mettre en lumière une chose essentielle : c’est lors de la préparation du budget 2009 que l’on saura à quel point la nouvelle municipalité soutient le Nouveau Relax...



L’intérêt des artistes pour Chaumont
Une plaquette et des articles de presse ne suffisent pas toujours à donner envie aux gens d’aller voir un spectacle. C’est pourquoi le Nouveau Relax organise une soirée de présentation de la nouvelle saison ce vendredi 12 septembre, à 19 heures. «On veut faire quelque chose de vivant et de ludique, en présence des artistes qui prendront la parole», explique le directeur. «Sur les 20 spectacles, on aura 14 personnes présentes. Ça montre aussi l’intérêt des artistes pour Chaumont». 

Le théâtre et les commerçants
Cette année, le Nouveau Relax a noué un partenariat avec le café des Frères Berthom, les restaurants «Le Saint-Hubert» et «1.2.3. - Les Remparts». Ce partenariat permet de proposer aux clients de ces établissements des formules (une place de spectacle + un verre ou une place de spectacle + un repas) à tarif réduit. 
Commentaire du directeur du Nouveau Relax : «Ça montre que, contrairement à certains a priori sectaires, on peut être commerçant et s’intéresser au théâtre».

Au-delà des spectacles...
Au-delà de la programmation de spectacles, le Nouveau Relax proposera au cours de la saison des ateliers de sensibilisation à la danse contemporaine ainsi qu’une conférence sur l’histoire de la danse, un «atelier du regard» permettant de découvrir «le difficile travail de programmateur de théâtre», un atelier de sensibilisation des parents au travail de la musique avec les jeunes enfants (dès 6 mois), un atelier slam, des visites guidées du théâtre, etc. 
«Un théâtre, ce n’est pas que des spectacles», souligne Pierre Kechkéguian. «C’est aussi un travail de fond tout au long de l’année. On travaille également beaucoup avec l’Education nationale». 

Christophe Poirson
Vendredi 12 Septembre 2008
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