Rechercher un article



Envoyez un mail à L'affranchi

laffranchi52@gmail.com

La deuxième victoire de Luc Chatel



La semaine dernière, rappelant que nous avions été les premiers à célébrer la victoire de Luc Chatel, lequel a réussi à empêcher le départ du 61e RA, nous refusions cette fois-ci de nous mêler au concert de louanges pour le maintien de l’école de gendarmerie à Chaumont. Depuis, de nouvelles informations en provenance de Châtellerault, nous ont encore conforté dans l’idée que l’établissement de Chaumont (le seul du quart Nord-Est, le plus moderne et le mieux équipé) n’a jamais été menacé.
Il était important de le dire, car il serait trop facile d’annoncer régulièrement des catastrophes, pour faire croire, après coup, que si elles ne se sont pas produites, il faut saluer l’action de notre maire-ministre.
Partant de là, Luc Chatel n’aurait plus rien à faire. Il lui suffirait, à la fin de son mandat, de mettre à son actif tout ce qu’il reste encore à Chaumont. Ce serait le premier maire qui pourrait utiliser comme argument électoral le fait que rien n’a changé dans sa ville.
Dans l’art de faire de la politique, on pourrait considérer cela comme le chef d’œuvre absolu.

De Bercy à Chaumont

Ne voulant pas être dupes, nous avions alors remis Luc Chatel dans ses vraies responsabilités au gouvernement. Si on doit l’attendre quelque part en effet, ce n’est pas dans la gendarmerie, mais plutôt dans l’industrie et la consommation. Or, c’est bien là qu’il s’est montré dès le lendemain.
L’entreprise qu’il fait venir à Chaumont dans les anciens locaux de Capdevielle, n’est pas arrivée en Haute-Marne par hasard. C’est parce que Arvato s’est adressée au ministère de l’économie à Bercy qu’il est entré en relation avec elle et qu’il a pu l’intéresser à Chaumont. En ce sens, si l’entreprise tient ses promesses, il s’agit bien de la deuxième vraie victoire de Luc Chatel pour sa ville, en tant que secrétaire d’Etat.
Le reste n’est que littérature.

La part des choses

Entre temps, L’affranchi a encore été le premier à annoncer une excellente nouvelle pour Chaumont. C’est l’octroi de subventions du Fonds européen pour le développement régional.
Au moins 5 millions d’euros sont promis à la ville si elle réalise les projets qu’elle a indiqués dans son dossier. Luc Chatel a cependant fait savoir que rien n’était fait et qu’il faudrait négocier projet après projet. Il l’a encore répété samedi matin devant son conseil municipal.
C’est très étonnant, car l’organisme qui pilote l’opération (le SGAR) a envoyé un communiqué à tous les organes de presse précisant clairement que Chaumont allait : «bénéficier d’une enveloppe de 5 millions d’euros minimum».
Mais c’est peut-être trop facile... A ce stade, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une autre victoire personnelle du maire-ministre. En montrant que les choses sont beaucoup plus compliquées, il y a une chance pour qu’on considère son action comme ayant été indispensable au succès de l’opération.
A notre avis, comme pour l’école de gendarmerie, ce serait tomber dans le panneau des spécialistes de la communication.
Du coup, il nous amuserait beaucoup de lire un jour quelque part (dans un quotidien local par exemple) que, grâce à l’entregent et à la pugnacité de Luc Chatel, la ville a enfin, après des mois de négociations acharnées, décroché 5 millions d’euros de subventions européennes.
On parie ?

Lionel Thomassin
Vendredi 24 Octobre 2008
Lu 1037 fois
Notez

Nouveau commentaire :