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L’association d'Aide au justiciable a réussi l’impossible

Menacée de disparition en raison de problèmes financiers, l’association départementale d’aide au justiciable (ADAJ) a réussi à trouver les aides qu’il lui fallait. Même si tout le monde n’a pas joué le jeu...



La présidente de l’ADAJ, Nadège Develle, a eu «34 jours pour réussir une mission quasi-impossible». 
La présidente de l’ADAJ, Nadège Develle, a eu «34 jours pour réussir une mission quasi-impossible». 
En proie à des difficultés financières (L’affranchi du 03/04), l’association départementale d’aide au justiciable (ADAJ) avait décidé de se réunir en assemblée générale extraordinaire ce jeudi 16 avril pour poser la question de sa dissolution. Mais la présidente Nadège Develle est venue à cette réunion avec une série de bonnes nouvelles. Et un budget prévisionnel pour 2009 en équilibre. Si bien que la dissolution a été refusée à l’unanimité par l’assemblée générale. 
Créée en 1992, l’ADAJ compte trois employées, dont une juriste et une psychologue qui assurent un service d’aide aux victimes.  Elle travaille également sur mandat judiciaire et réalise des enquêtes de personnalité ou des enquêtes sociales rapides destinées à éclairer les magistrats. 
Enfin, elle met en place des «points-rencontres» pour permettre à certains parents ayant perdu la garde de leurs enfants d’exercer leurs droits de visite. 
Bref, sa disparition aurait pu avoir des conséquences redoutables dans le département, surtout en temps de crise. Mais si la question de sa dissolution a été officiellement posée, c’est parce que l’ADAJ a enregistré un déficit en 2008 et qu’au mois de mars elle n’était pas assurée de pouvoir payer les salaires du mois d’avril. En raison entre autres de restrictions budgétaires et d’une diminution sensible du nombre de mandats judiciaires, auxquelles se sont ajoutés deux congés successifs de maternité. 

«Nous étions tous en train de faire notre deuil de l’ADAJ...»

«La présidente a eu 34 jours pour réussir une mission quasi-impossible», a commenté la trésorière de l’association. «Nous étions tous en train de faire notre deuil de l’ADAJ». 
Nadège Develle a donc réussi à trouver les sommes nécessaires. En particulier auprès du ministère de la Justice qui a augmenté sa subvention, tandis que le procureur de la République s’est engagé à missionner l’association, laquelle devrait par ailleurs pouvoir travailler avec le pôle d’instruction de Dijon. Auprès de la municipalité de Saint-Dizier qui a décidé de verser une subvention de 4000 euros. Auprès du Conseil général qui a fait passer sa contribution de 3000 à 7000 euros, même s’il refuse toujours de participer au financement de l’aide aux victimes. Et auprès de la préfecture qui absorbe exceptionnellement le déficit, finalement réduit à 6000 euros (il a été question à un moment de 47 000 euros !). 
Un report des charges sociales a par ailleurs été négocié avec l’URSSAF. 
Nadège Develle a toutefois tenu à préciser que «tous les entretiens n’ont pas été faciles» et que «certains dans le département ne sont pas encore convaincus de notre utilité». Elle a ajouté que l’association avait sûrement certaines choses à revoir dans son fonctionnement et qu’elle était même prête à laisser sa place de présidente. «je me suis sentie un peu seule ces derniers temps», a-t-elle glissé à l’assistance. Laquelle s’est toutefois dépêchée de l’applaudir...

L' affranchi
Vendredi 17 Avril 2009
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