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Jérémy Nagel, premier prix au concours général

Elève du lycée professionnel Ashton, n’ayant pas connu un parcours scolaire des plus simples, Jérémy Nagel vient de recevoir, à la Sorbonne, le premier prix du Concours général de sa spécialité (les travaux publics). Autrement dit : il peut être considéré comme le meilleur élève-bachelier dans son domaine. Au terme d’épreuves théorique (6 heures) et pratique (3 jours et demi), il a battu des élèves sortant d’écoles et lycées bien plus prestigieux que ceux de Haute-Marne.



Un premier prix au Concours général, ce n’est pas rien. Ça s’obtient l’année du bac et c’est la preuve qu’on est sorti vainqueur d’une compétition organisée entre jeunes qui se situent parmi les meilleurs élèves français dans leur domaine.
Jérémy Nagel, du lycée professionnel Ashton, vient d’obtenir ce premier prix dans la spécialité travaux publics. Ce qui lui a valu d’être placé au centre d’une cérémonie organisée mercredi après-midi dans l’établissement. Le recteur de l’académie de Reims, Alexandre Steyer, avait fait spécialement le déplacement. Il était accompagné par l’inspecteur d’académie de Haute-Marne, Christian Wassemberg. Et il y avait là, outre la famille du lauréat, ses professeurs et les responsables du lycée.
Le concours général, qui existe depuis 1747, concerne aujourd’hui près de 80 spécialités. A l’origine, il était limité au français, au latin, au grec, à l’histoire, aux maths et à la physique. En 1981, il s’est ouvert à toutes les filières technologiques. Et en 1995, les «bacs Pro» sont arrivés avec leurs multiples disciplines.
Les prix sont remis à la Sorbonne, comme aux tous débuts. C’est un symbole fort, comme l’explique le recteur. Et ça montre que l’Education nationale ne fait plus de différences entre ses bacs. Quel que soit le domaine, le niveau d’excellence requiert en fait des qualités semblables.
Pour obtenir sa qualification au niveau national, Jérémy Nagel a d’abord dû plancher 6 heures durant, sur une épreuve théorique. Puis il a obtenu son premier prix à l’issue d’un travail de 3 jours et demi. Il lui a fallu creuser puis réaliser un caniveau en pavés, en courbe et en pente. Son professeur, Siméon Griesmar, a pu alors constater qu’il avait réalisé un ouvrage parfait.
Ce jeune homme, qui fait la fierté de son lycée, n’a pas suivi un parcours facile. Le proviseur, Michel Javouhey, rappelle d’ailleurs qu’au collège de Bourbonne (Jérémy est originaire d’Aigremont), il a été convoqué par la commission vie scolaire (dernière marche avant le conseil de discipline). Il a ensuite passé un CAP «Conducteurs d’engins» à Ashton. Puis il s’est lancé dans le baccalauréat professionnel «Travaux publics».
Son premier prix, il l’a obtenu en battant des élèves venant d’établissements bien plus prestigieux que celui de Chaumont et ayant connu un parcours beaucoup moins heurté.
Le lycée Ashton et ses professeurs ne sont probablement pas pour rien dans cette réussite. La preuve : ça fait plusieurs fois que, depuis 2001, M. Griesmar présente des élèves au concours général. Et on comptait jusqu’à présent deux «1er accessit» (en 2001 et 2007) ainsi que qu’un «2e accessit» en 2002.
Jérémy Nagel, qui remercie aussi les entreprises l’ayant pris en stage (APIA et Bongarzone), entre dans la vie active. Il n’a plus vraiment envie de faire des études. Mais on peut compter sur son employeur pour le pousser à aller vers un BTS (en alternance s’il le faut). Les entreprises ont besoin de cadres qui connaissent parfaitement le travail des hommes qu’ils doivent commander.
Jérémy Nagel  entouré par sa mère et son grand-père ainsi que par le proviseur et son professeur (à gauche) et le recteur et l’inspecteur d’académie (à droite).
Jérémy Nagel entouré par sa mère et son grand-père ainsi que par le proviseur et son professeur (à gauche) et le recteur et l’inspecteur d’académie (à droite).

Lionel Thomassin
Lundi 21 Juillet 2008
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