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Hôpital : Mésaventure aux urgences

Lydie Bonfils nous fait part d’une mésaventure aux urgences de l’hôpital de Chaumont qui l’a touchée de près. Lesquelles urgences, faute de moyens nécessaires, souffrent malheureusement d’un problème d’encombrement.



Lydie Bonfils nous fait le récit d’une mésaventure qui l’a touchée de près :
«Le 9 avril dernier, un homme souffrant de violentes et brutales douleurs abdominales a bien failli perdre la vie pour avoir eu la mauvaise idée de se faire conduire par un voisin aux urgences à Chaumont, ville la plus proche de son domicile. Son médecin traitant étant en vacances, il n’avait d’autre choix.
«Arrivé sur les lieux entre 10 h 30 et 11 heures il n’en sortira qu’avec le SAMU à 20 h 30. Direction Nancy-Brabois pour une opération très urgente : un anévrisme abdominal risquant de se rompre.
«Ce qui mérite d’être signalé c’est surtout l’attitude du médecin de service n’ayant pas pris en compte l’urgence de cet homme calme et discret.
«Son épouse et la sœur de celle-ci, affolées de le voir souffrir toute l’après-midi sans qu’aucun soulagement ne lui soit apporté, ont manifesté leur impatience et leur mécontentement. Elles ont pu entendre :
«Si vous n’êtes pas contentes allez voir ailleurs. Vous n’êtes pas seules ici, sortez !»
«De telles paroles sont inadmissibles de la part d’un médecin et se doivent d’être dénoncées.
«Autrement dit : «Changez de crèmerie».
«Le malade aujourd’hui n’est plus son patient, mais un client qui doit bien choisir son crémier;
«A bon lecteur salut ! Priez pour ne pas tomber sur ce genre de médecin ou criez très très fort pour que l’on s’occupe de vous à temps».

Un problème d’encombrement

Nous avons eu l’occasion d’évoquer le courrier de lecteur ci-dessus avec un médecin des urgences. Sans cautionner les propos qui ont été tenus devant la famille du patient, il a cependant voulu expliquer les difficultés que connaît le service.
Il rappelle que les urgences sont débordées. Le fait qu’elles doivent s’occuper de tous les malades après minuit (il n’y a plus de médecins de garde après cette heure) n’a rien arrangé au sein d’une équipe qui n’a pas vu ses moyens grandir pour autant.
Et puis, il faut savoir que 7 interventions sur 10 effectuées au service n’ont pas un vrai caractère d’urgence. Si bien que les temps d’attente sont extrêmement longs et qu’il peut arriver qu’une vraie urgence soit prise beaucoup plus tard qu’il n’aurait fallu.
Les médecins ont fait des propositions auprès de l’agence régionale d’hospitalisation pour que les patients soient mieux orientés au départ et pour que des lits soient ouverts dans l’hôpital (lequel est déjà plein comme un œuf) afin que les patients n’encombrent pas le service des urgences.
Mais ils n’ont pas encore reçu de réponse.
Des lettres comme celle de Mme Bonfils aideront peut-être à faire débloquer les moyens nécessaires.

L'affranchi
Vendredi 18 Avril 2008
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