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Guy Salassa et Dilshad : Le pouvoir de l’imagination

Les deux peintres, qui sont amis, exposent ensemble dans l’atelier de Guy Salassa, à Villiers-le-Sec, les 12, 13 et 14 décembre, de 14 h à 20 h.



Les deux amis devant les toiles de Guy Salassa. 
Les deux amis devant les toiles de Guy Salassa. 
Le peintre Guy Salassa ouvre les portes de son atelier, situé au 99 grande rue à Villiers-le-Sec, les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 décembre, de 14 h à 20 h. Et il a invité Dilshad à exposer avec lui durant ces trois jours.
Ce n’est pas la première fois que les deux hommes exposent ensemble. Ils se connaissent et sont amis depuis une dizaine d’années. «Quand je suis arrivé à Chaumont, Guy Salassa est l’un des premiers qui m’a accueilli et m’a invité à exposer», n’oublie pas Dilshad, réfugié kurde irakien. Et pourtant, les deux peintres ont des styles vraiment différents. «Dans le domaine des compositions, des couleurs et des expressions, nous sommes totalement opposés», s’amuse Dilshad. «Ce que j’expose est très composé alors que lui c’est plutôt décomposé», rigole Guy Salassa.
L’ancien élève des Beaux-Arts de Toulouse est plutôt dans le figuratif, même si les animaux (beaucoup d’oiseaux) et les personnages (pas mal de femmes nues dans cette expo) qu’il peint avec de drôles de formes et des couleurs vives et originales sortent entièrement de son imaginaire.
Passionné de peinture, mais aussi de poésie et de chant, Dilshad privilégie l’abstrait. Mais il intègre tout de même de temps en temps des éléments figuratifs dans ses paysages mystérieux (beaucoup d’orange et de marron, mais aussi du vert très lumineux) et souvent tourmentés. Il lui arrive aussi de peindre des natures mortes, ainsi que le Christ, à la manière des impressionnistes.
Même s’il n’est évidemment pas indifférent au monde qui l’entoure, Guy Salassa crée un univers assez enchanteur, plein de poésie et de rêves. Alors que Dilshad, tout en ayant gagné en sérénité, dénonce régulièrement les ravages de la guerre et de la violence. «Il y a des toiles que je n’ose pas montrer tellement elles font peur», confie-t-il.
Les deux artistes ont tout de même un point commun : c’est la création. «On travaille avec l’imagination», insiste Dilshad. «L’abstrait, c’est la peinture la plus difficile. C’est moins simple que de reproduire la réalité».
«L’art, c’est la création», renchérit Guy Salassa. «Pour faire nos toiles, on n’utilise pas de photo…»
Avis aux amateurs…

Dilshad privilégie l’abstrait.
Dilshad privilégie l’abstrait.

Christophe Poirson
Vendredi 12 Décembre 2008
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1.Posté par magnien joelle le 15/12/2008 15:24
j'aimerai pouvoir lire l'article sur l'aménagement du quartier gare où j'ai ma maison, à savoir que pour l'instant je suis domiciliée sur lyon pour raison professionnelle. merci

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