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Football : les enjeux de la montée en CFA2

Après avoir gagné contre Saint-Quentin, le CFC a obtenu le droit de quitter la division d’honneur et de monter en CFA2. Entretien avec l’entraîneur Stéphane Mazzolini, qui ne s’enflamme pas pour autant.



Stéphane Mazzolini, l’entraîneur du Chaumont-Football-Club, est soulagé. Il était arrivé comme joueur à Chaumont en 1998 alors que l’équipe évoluait déjà en CFA2. A l’époque, il s’est occupé aussi des équipes de jeunes. Puis au fil des ans, il a passé des diplômes. Il est devenu entraîneur-joueur et enfin entraîneur tout court. Mais entre temps, l’équipe fanion est redescendue en Division d’honneur.
Il avoue aujourd’hui en avoir été un peu mortifié. Si bien que la remontée en CFA2, acquise de haute lutte samedi, lui permet de se libérer d’un poids.
«Je peux partir tranquille, lance-t-il. Je laisserai au moins le club au niveau où je l’ai trouvé en arrivant».
Est-ce à dire qu’il a l’intention de s’en aller maintenant, une fois le devoir accompli ?
Pas vraiment en fait. On sent que si les dirigeants le lui demandent, il est prêt à poursuivre le travail.

Le pari des jeunes Haut-Marnais

La fierté de l’entraîneur, c’est d’avoir retrouvé la CFA2 avec une équipe composée presqu’uniquement de Haut-Marnais. «Il nous a fallu plus de temps que d’autres pour remonter, concède-t-il, mais rares sont les clubs qui possèdent une base aussi solide que la nôtre». Il explique en fait que la politique de jeunes finit par être payante.
Certes, mais on peut quand même imaginer qu’elle a aussi ses limites.
Plusieurs années durant, les Chaumontais ont été supplantés de justesse par des équipes sérieusement renforcées. Cette saison encore, le CFC s’est fait coiffer sur le poteau par une équipe de Reims Sainte-Anne qui avait énormément recruté dans les catégories supérieures. Et même si, pour finir, le club local a su arracher la montée face à une équipe de bas de tableau de CFA2 (aux prolongations et grâce à un coup franc splendide), on peut s’interroger sur les capacités des Chaumontais à évoluer toute une saison à ce niveau.
L’entraîneur lui, n’est pas très inquiet.
En tout cas, quand on lui fait remarquer que des équipes très renforcées ont déjà eu bien du mal à se maintenir en CFA2, il rétorque que, justement, il ne sert à rien d’aller chercher beaucoup de joueurs à l’extérieur.

Bien s’entraîner vaut mieux que bien recruter...

En réalité, si le club lui demande de préparer la nouvelle saison, Stéphane Mazzolini sait déjà que les recrues indiscutables dont il pourrait rêver n’entreront jamais dans son budget. Il juge néanmoins nécessaire d’aller chercher au moins deux joueurs d’expérience capables d’encadrer les jeunes du club. Mais il précise aussitôt qu’il faut d’abord penser à étoffer l’effectif en quantité, la qualité venant après.
L’entraîneur chaumontais fait confiance à ses joueurs actuels. Il les voit capables d’évoluer au niveau supérieur. A condition surtout d’être bien préparés. L’important étant d’abord de pouvoir mettre en place une séance d’entraînement hebdomadaire de plus qu’aujourd’hui.
Sa priorité à lui, c’est l’équipement. Il juge indispensable de disposer de bons terrains d’entraînement. Des endroits bien éclairés et bien plats où on peut s’exercer même quand il fait nuit, où on peut conduire sa balle naturellement, sans prendre le risque de se tordre la cheville...
Inutile de dire que Luc Chatel sera le bienvenu si, comme il l’a prévu, la création d’un terrain synthétique éclairé est votée au prochain conseil municipal.
Stéphane Mazzolini n’est pas de ceux qui réclament la remise en état de l’éclairage du stade Georges Dodin au prétexte qu’en CFA2 la plupart des matchs se déroulent le samedi soir. Fort de ses anciennes expériences et connaissant les coûts, il préfère désormais jouer le dimanche après-midi et disposer de bonnes conditions de travail le reste de la semaine.


Lionel Thomassin
Vendredi 13 Juin 2008
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