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Foot Le stade : Dodin finira-t-il aux Lavières ?

Si la municipalité installe le terrain synthétique sur le site des Lavières à Brottes, c’est probablement parce qu’elle projette d’y regrouper toutes les activités des trois clubs locaux.



Lors de sa dernière réunion, le Conseil municipal a décidé la création d’un terrain de football synthétique. Cet équipement, qui nécessite peu d’entretien et peut être utilisé tous les jours, par tout temps, était attendu depuis déjà de nombreuses années.
L’ancienne municipalité l’avait un temps programmé. Mais elle attendait que les différents clubs (le CFC, Interfac et l’ASPTT) s’entendent sur un lieu d’implantation et une utilisation partagée. Ce qui ne s’est jamais fait.
La nouvelle municipalité a décidé pour sa part que le synthétique serait installé sur le site des Lavières à Brottes avant la fin de l’année. Ça a le mérite de mettre un terme à toutes tergiversations et de pouvoir rapidement lancer l’opération.
Mais, si on s’en réfère aux objectifs annoncés par les élus, le choix du lieu n’apparaît pas bien logique. A moins que...

Un coût de 124 000 euros HT pour la ville

Il s’agit d’un investissement assez lourd puisque le coût global est estimé à 619 000 euros hors taxes. Le gazon en lui même vaut 280 000 euros. Mais il faut compter la préparation du terrain (mise à niveau, drainage, supports...) et puis aussi la clôture, l’éclairage et tous les accessoires voulus par la Fédération française de football.
Compte tenu des subventions de la Région, du département et du fonds national pour le développement du sport, la part restant à la ville devrait s’élever à près de 124 000 euros HT.
Dans son intervention au Conseil municipal, le premier adjoint (chargé des sports) Gérard Groslambert a expliqué que cet équipement servirait aux trois clubs locaux (lesquels comptent au total 27 équipes) pour les entraînements, mais aussi pour certaines compétitions. Il a ajouté par ailleurs que la pelouse synthétique serait dévolue également aux scolaires du premier et du second degré.
Enfin, suite à une question de l’élu minoritaire Philippe Debref, le premier adjoint a précisé que le club évoluant au plus haut niveau (le CFC en l’occurrence) serait prioritaire.

Pour vingt ans au moins

Tout cela a fait dire à Patrick Lefèvre que le projet manquait de cohérence. Pour lui, l’endroit ne peut pas convenir aux scolaires : il est trop éloigné des établissements. De même, l’argument de l’éloignement s’applique au principal utilisateur : le Chaumont-Football-Club.
L’élu d’opposition socialiste a rappelé également qu’un gardiennage serait nécessaire.
Philippe Debref a fait remarquer aussi que l’équipe première du CFC ne pourrait pas disputer de matchs officiels sur ce terrain synthétique, puisqu’il ne disposera pas des aménagements obligatoires en CFA2.
Patrick Lefèvre n’a alors vu qu’une seule explication à cet ensemble de faits : la ville envisage probablement d’abandonner le site historique du stade Georges Dodin à la Dame Huguenote et de tout regrouper aux Lavières. Il s’en est ouvert en réunion. Mais Gérard Groslambert a éludé la question, ne répondant ni oui, ni non.
L’affranchi a tenté plus tard de joindre le premier adjoint pour en savoir plus. Mais celui-ci n’a jamais donné suite...
En fait, plusieurs déclarations «off» nous laissent penser que l’hypothèse est la bonne. Mais créer un stade homologué pour un niveau national coûte très cher. Il n’est pas certain que le projet voie le jour durant le mandat actuel. Cependant, il faut savoir que les terrains synthétiques sont vendus pour durer au moins 20 ans.

Lionel Thomassin
Vendredi 4 Juillet 2008
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