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Festival de l’affiche : Plus fort encore en 2009

Vincent Galantier, l’adjoint aux affaires culturelles et désormais nouveau président de l’association du festival, annonce que, pour la 20ème édition, la ville va aussi renforcer sa participation financière. L’avant projet est enfin validé et les idées fusent. Lire aussi les réflexions de l’assemblée générale à propos du déficit de la dernière édition et de la nécessité de voir un jour se construire le Centre International du Graphisme.



A l’instar de ce qu’elle a déjà annoncé pour le volley en 2009, la ville s’engage maintenant sur une augmentation de sa subvention en faveur du prochain festival international de l’affiche et du graphisme et elle évoque la participation de nouveaux sponsors d’envergure internationale. A cette différence près que pour le CVB 52 HM les sommes ont été précisées et que Luc Chatel s’est engagé à trouver lui-même les sponsors.
Pour le festival, les choses sont plus floues. Mais Vincent Galantier, l’adjoint aux affaires culturelles, a bien confirmé la volonté de la ville de s’engager un peu plus l’an prochain. Il faut dire qu’il s’agira quand même de fêter le 20ème anniversaire de la manifestation chaumontaise annuelle. Il a d’ailleurs été suivi par Gérard Groslambert qui, au titre du Conseil général cette fois, a confirmé que le département était lui aussi d’accord sur le principe d’une rallonge financière.
Reste à savoir pour quoi faire et avec qui...

La fin du suspens

Les enjeux de l’assemblée générale, qui s’est tenue aux Silos lundi dernier, n’étaient pas minces. Pascal Grisoni s’apprêtant à rendre son tablier de président, il fallait à la fois désigner la nouvelle équipe dirigeante et prévoir le prochain festival. Il y avait urgence dans la mesure où l’association était partie du principe qu’il faudrait au moins un an pour préparer l’anniversaire. Elle avait alors demandé à la direction artistique de prolonger sa contribution d’un an et de préparer un avant-projet.
L’assemblée générale a été avancée de plus de 5 mois pour permettre à la nouvelle équipe municipale de se prononcer. Mais on se trouvait déjà en retard par rapport aux délais initialement prévus. La faute à la nouvelle municipalité, selon Pascal Grisoni, qui a mis trois mois avant de savoir quelle candidature elle allait soutenir pour la présidence.
Si Vincent Galantier était venu lundi pour dire que Luc Chatel souhaitait tout changer, il y avait lieu de se faire du souci. Or, contestant quelques points ici ou là, il a laissé planer le doute pendant une bonne partie de la réunion.
Finalement, ayant entendu le projet, il a rajouté ses propres propositions et annoncé ses bonnes intentions financières.


Le Projet

Pour l’affiche du 20e festival, la direction artistique du festival envisage déjà de lancer un concours auprès des vingt graphistes mondiaux les plus cotés. Une seule sera retenue, mais toutes seront exposées. On verra aussi ensemble les affiches officielles des 19 premières années. Histoire de vérifier une certaine continuité.
Le festival voudrait aussi faire la part belle aux graphistes français, qu’on comprend forcément mieux et montrer mieux que d’habitude les affiches de la collection chaumontaise. Il veut investir plus de lieux, montrer toujours plus d’affiches dans la rue, présenter aussi des images multimédia et même (c’est une idée de la ville) en projeter sur les murs, comme à Lyon.
Et puis il s’agira d’amener les visiteurs et les Chaumontais à comprendre le fonctionnement du CIG qui verra le jour 2 ans plus tard.


Déficit : le pire n’est pas sûr

Lors de sa dernière assemblée générale, en décembre 2007, l’association du festival a pu se vanter de disposer d’une réserve de près de 100 000 euros. Et elle en avait profité pour mettre 25 000 euros de côté pour le festival 2009, celui des 20 ans.
Sept mois plus tard, effectuant un premier bilan après le festival, les comptes apparaissent moins florissants.
Il faut dire d’abord que, sans rien demander de plus, l’association a voulu en faire d’avantage. Le bal monté «Le Super» et ses animations, par exemple, ont à eux seuls déjà pesé lourd (22 500 euros). Et puis trois mauvaises surprises du côté des partenaires n’ont rien arrangé.
Le pays invité (la Suisse cette année) s’est montré moins généreux que ses prédécesseurs. De plus, peut-être en raison des bons résultats précédents, la Direction Régionale des Affaires Culturelles a donné 5 000 euros de moins que prévu. Enfin, la Lyonnaise des Eaux a baissé elle aussi de 5 000 euros (HT) son sponsoring.
Du coup, Vincent Galantier propose de reprendre une partie des 25 000 euros gelés pour 2009, considérant qu’il sera toujours temps de voir le moment venu...
Mais personne n’est vraiment chaud pour rogner déjà sur l’édition-anniversaire. Et puis l’assemblée générale se situant en fin d’année, il n’est pas utile d’établir un bilan dès aujourd’hui. Bien des choses peuvent se passer avant la fin de l’exercice. Selon Jean-Claude Daniel, il n’est pas exclu que les partenaires changent encore d’avis pour revenir à de meilleures dispositions. Quelques bonnes négociations pourraient les amener à retrouver des niveaux de contribution plus proches des sommes habituelles.
L’ancien maire, aujourd’hui président de l’ORCCA, en est même persuadé..

Un CIG, sinon rien

Pascal Grisoni se réjouit de ce que la campagne électorale a fait progresser la cause du festival. Aujourd’hui on ne se demande plus s’il faut ou non le faire. On débat pour savoir ce qu’il devrait être. Ce qui, de son point de vue, est très sain.
Mais Vincent Perrotet, un graphiste membre de la direction artistique, rappelle que sans le Centre International du Graphisme, le festival n’a guère de sens. Il n’est venu à Chaumont que pour cela. Il attaque sa 8e (et dernière) édition et souhaite qu’enfin le lieu voie le jour.
Il ajoute que les Chaumontais ne s’approprieront pas le festival tant que le musée n’existera pas. C’est quand il verront que des visiteurs se déplacent toute l’année et que les affiches ont une valeur marchande qu’ils s’y intéresseront vraiment.
Par ailleurs, c’est seulement dans un lieu dédié au graphisme qu’on pourra faire connaître les images et leurs auteurs. Le festival n’a ni le moyens ni le temps de faire de la pédagogie.

Entre 3 500 et 25 500 visiteurs

Quand on fait le total des personnes comptabilisées, jour après jour, sur chaque site d’exposition on arrive à 24 414 visites. Mais on sait bien que la grande majorité des festivaliers ne se contente pas d’un seul lieu. Si bien que les visiteurs sont généralement comptés plusieurs fois.
Pour avoir une idée plus juste de la fréquentation du festival mieux vaut donc se fier au nombre de visites reçu par l’exposition la plus en vue. Mais peut-on se fier cette année aux 8644 entrées à la chapelle des Jésuites ? On sait que le Boulingrin d’oncle Toby, a déçu les graphistes et amusé de nombreux enfants. Beaucoup sont venus à plusieurs reprises jouer sur ce terrain assez rigolo.
En fait les Silos et les subsistances, qui ont connu à peu près le même nombre de visiteurs (aux alentours de 3 400) donnent une indication qui semble plus crédible. Et on est tenté d’aller jusqu’à 5 000 pour n’oublier personne.
Vincent Galantier, le nouveau président, suggère pour l’an prochain la mise en place d’un pass électronique. Chaque visiteur ne sera compté qu’une fois. Ça donnera alors un chiffre incontestable qui permettra d’ouvrir de vraies discussions avec les sponsors.

Vincent Galantier président

Longtemps on a pensé que Thierry Simon, désigné au sein de l’association par le Conseil municipal, était appelé à en devenir le président. Lui même l’a longtemps cru. Mais la volonté de maîtrise par les élus de la ville a été la plus forte. C’est l’adjoint à la culture, Vincent Galantier, qui s’est finalement imposé. Thierry Simon aura quand même un lot de consolation (il est trésorier). Par ailleurs, Philippe Nolot a été élu vice-président et Odile Déchanet (conseillère municipale déléguée à la culture) est devenue secrétaire.
Sont entrés aussi au CA : Thierry Gitton, Thomas Bletner, Annick Noirel, Isabelle Groslambert, Fabien Colinet, Jorge Bettancourt, Joël Moris (au titre de la ville) et Jacky Ecosse pour la MJC. L’UCIA et l’Office du tourisme, qui ne se sont pas représentés, seront quand même invités permanents.
De gauche à droite : Vincent Galantier, Pascal Grisoni, Vincent Perrotet et Etienne Bernard.
De gauche à droite : Vincent Galantier, Pascal Grisoni, Vincent Perrotet et Etienne Bernard.

Sans Luc Chatel

A l’origine, l’assemblée générale de l’association du festival de l’affiche et du graphisme devait se dérouler un mercredi. Mais Luc Chatel, qui souhait y assister, avait fait savoir qu’il n’était pas disponible ce jour-là. Il a donc été décidé d’un commun accord que la réunion se tiendrait ce lundi 7 juillet en fin d’après-midi.
Mais le maire-ministre n’est finalement pas venu. Il a été retenu plus longtemps que prévu au Sénat et il est resté à Paris.

Lionel Thomassin
Samedi 12 Juillet 2008
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