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Faites la (laser) guerre pas la mort

Nouveau loisir à Chaumont. Depuis un mois, au faubourg de Reclancourt, «Odysseum Laser», que dirige Cédric Chanet, propose à des groupes de guerriers illuminés de s’affronter au pistolet laser dans un décor fluo de BD futuriste. Les volontaires de tous âges affluent, pour ce qui ressemble à un jeu vidéo grandeur nature dans lequel on dispose toujours d’un nombre de vies illimité.



Deux jeunes équipes prêtes à s’affronter dans un décor fluo de bande dessinée futuriste.
Deux jeunes équipes prêtes à s’affronter dans un décor fluo de bande dessinée futuriste.
Ça fleure bon la guerre des étoiles et les jeux vidéo de tir (genre «canardez les tous»). Dans une salle de 450 m2 baignée de musique, d’une allée à l’autre d’un labyrinthe de carton pâte, des guerriers réunis en équipes «lasérisent» à tour de bras.
On n’est pas dans une ambiance de guerre façon paint-ball. Ici, dans une semi-pénombre d’où se détachent des décors fluo, les joueurs sont illuminés comme des sapins de Noël. Ils portent des gilets équipés de diodes lumineuses (chaque équipe a sa couleur) concentrées sur certains points (épaules, ventre et dos). Celui qui, avec son rayon laser atteint l’une de ces zones, marque des points. De même, s’il touche le pistolet de l’adversaire.
Le combattant touché ne meurt jamais. Il est simplement désactivé pendant quelques secondes, puis il repart de plus belle.
On est en fait comme dans un jeu vidéo, chaque joueur disposant d’un nombre de vie illimité
Du coup, poussé encore par la musique, chacun s’active énormément. La partie ne dure que 20 minutes. Mais en sortant, les participants confient volontiers que c’est bien suffisant.

Un gros investissement

A la fin de la partie, les scores de chaque joueur s’affichent sur un écran. Chacun peut, comme au bowling, en obtenir la copie imprimée.
Le lieu se nomme «Odysseum Laser». Il se trouve au faubourg de Reclancourt, 3 rue du Prieuré. Il est facile à trouver puisqu’il s’agit en fait des anciens locaux de Ominfo.
L’ancienne surface de vente est devenue un bar où trônent forcément plusieurs jeux vidéos. Et les entrepôts ont été transformés en un immense terrain d’évolution.
L’affaire a été montée par Cédric Chanet, un ancien Castelvillanois revenu investir dans sa région.
«J’étais gardien d’immeuble à Montpellier, raconte-t-il. Et j’aimais bien aller me défouler dans l’un des deux «Laser Games» que compte la ville. J’ai alors eu envie d’en créer un là où il n’y en avait pas encore. Il faut savoir qu’aujourd’hui toutes les grandes villes en possèdent souvent plusieurs...».
Il lui a fallu plus d’un an finalement pour monter le projet. La partie financement n’étant pas la plus aisée. Mais il se console en se disant que ce serait probablement impossible aujourd’hui. Il faut dire qu’il a quand même fallu investir près de 150 000 euros.

Originaire de Chateauvillain, Cédric Chanet, le créateur d’«Odysseum Laser», s’est inspiré de ce qu’il a connu à Montpellier.
Originaire de Chateauvillain, Cédric Chanet, le créateur d’«Odysseum Laser», s’est inspiré de ce qu’il a connu à Montpellier.
Un loisir pour tous les âges

«Odysseum Laser» est ouvert depuis un mois seulement. Mais déjà, la demande étant assez forte, si vous voulez jouer le week-end, mieux vaut réserver.
Il a pourtant fait très peu de publicité au départ. «Je n’en avais plus vraiment les moyens, explique-t-il. Mais de toutes façons, il n’est pas très facile de faire comprendre, par une pub, de quoi il s’agit. Le plus simple étant de partir d’une petite base et de compter sur le bouche à oreille».
C’est ce qui s’est passé. Et ça a bien fonctionné.
L’établissement est ouvert tous les jours de 13 heures à minuit et demi, et le week-end de 13 heures à 1 h 30. La partie vaut 7 ou 8 euros selon les jours et les heures. En gros, c’est moins cher l’après-midi en semaine.
En cette période de vacances scolaires, on y trouve beaucoup de très jeunes. Mais Cédric Chanet précise que le jeu intéresse toutes les tranches d’âges. Le soir, par exemple, il reçoit surtout des jeunes adultes. Et, par le biais des comités d’entreprises, qui réservent certains créneaux, il touche aussi un public beaucoup plus âgé.
Or, pour l’instant, personne n’en est sorti déçu.
Cédric Chanet a pris un employé pour l’aider à faire fonctionner le bar et la zone Laser Games. Mais, compte tenu des amplitudes horaires auxquelles il se soumet, il aimerait pouvoir disposer assez vite des moyens suffisants pour faire une deuxième embauche.

Lionel Thomassin
Vendredi 31 Octobre 2008
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