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Edition : L’histoire en images de la ville

Bruno Théveny publie un bel ouvrage essentiellement axé sur d’anciennes cartes postales assez rares. Il y évoque la vie chaumontaise, sous toutes ses facettes, lors de la première partie du XXe siècle.



Edition : L’histoire en images de la ville
L’avantage avec les cartes postales anciennes, c’est qu’elles ne se contentent pas de nous montrer les monuments, les rues, les pierres et les paysages de la ville. C’est intéressant en soi, bien sûr, puisque ça nous permet de juger de l’évolution des différents quartiers. Mais le plus beau, c’est tout de même qu’elles racontent la vie des habitants.
Elles nous les présentent, non seulement dans toutes leurs activités ordinaires, mais aussi à l’occasion des grands événements de l’époque. La petite et la grande histoire s’y mêlent en permanence.
Ce n’est certainement pas un hasard si «Chaumont à la Belle Epoque», qui rassemble 330 cartes postales anciennes assez rares et quelques autres images, est l’œuvre d’un journaliste (Bruno Théveny est le rédacteur en chef-adjoint du Journal de la Haute-Marne). On y trouve aussi bien les détails de la vie quotidienne locale que les grands rendez-vous annuels de la cité ou encore les faits inhabituels.
Les situations marquantes sont décrites ici et là en quelques pages, mais c’est l’image qui reste primordiale.

L’œuvre d’un journaliste

Ainsi il nous intéresse tour à tour aux magasins et aux vêtements des Chaumontais du début du siècle, aux reposoirs aujourd’hui oubliés du Grand Pardon et à l’inauguration du monument de l’amitié franco-américaine en présence du Président de la République Alexandre Millerand, avec Raymond Poincarré, le Maréchal Foch. Il nous emmène dans les rues malheureusement perdues des Vieilles Cours, nous installe au bord de la route, sur le passage du train Renard et nous invite dans un des nombreux cafés-restaurants. Au passage, la vue intérieure du café du commerce, devenu depuis un pressing, nous interpelle sur le sort tout proche du Foy changé récemment en parfumerie.
Bruno Théveny nous explique les noms des rues, nous détaille le viaduc y compris à l’occasion de sa destruction partielle en 1944 et, toujours en cartes postales, nous expose la grève des mégisseurs.
On passe des clubs de sports aux casernes de la place. On assiste à la course des midinettes en ville ou bien aux épreuves équestres de l’hippodrome...
Et enfin, à titre personnel, nous retiendrons les pages dans lesquelles il s’attarde sur la diversité de la presse au début du siècle dernier. Ça fait presque rêver...
Ce livre de 220 belles pages (Editions Dominique Guéniot) vaut 35 euros. Il les vaut bien d’ailleurs. Nous ne lui voyons qu’une seule faiblesse, mais elle est minime : c’est sa dédicace. Celle-ci est signée de Luc Chatel. Et on sent bien que le jour où il l’a écrite, le maire-ministre avait probablement la tête ailleurs.
Mais après tout, ça aussi ça peut être considéré comme «collector».

Lionel Thomassin
Mercredi 24 Décembre 2008
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