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Ecoles et collèges : En Haute- Marne mieux qu’ailleurs !

Selon l’inspectrice d’académie, malgré la baisse des effectifs et les suppressions de postes dans les écoles et les collèges, les conditions d’enseignement sont plutôt meilleures en Haute-Marne qu’ailleurs.



Pour ce qui est des écoles et des collèges, «la Haute-Marne ne fait pas partie des départements en difficulté», souligne l’inspectrice d’académie, entourée de ses adjoints. «On est même dans une situation favorable». 
Pour ce qui est des écoles et des collèges, «la Haute-Marne ne fait pas partie des départements en difficulté», souligne l’inspectrice d’académie, entourée de ses adjoints. «On est même dans une situation favorable». 
Chaque année, les syndicats d’enseignants se désolent de la baisse des effectifs dans les écoles qui s’accompagne de la suppression de postes d’enseignants. «Ça devient dramatique», soulignait encore l’UNSA il y a 15 jours dans ces colonnes, après avoir constaté que la Haute-Marne avait perdu au cours des dix dernières années quelque 3239 élèves et 179 classes. Mais l’inspectrice d’académie, qui a présenté ce jeudi à la presse les mesures prises pour la rentrée scolaire 2009, voit les choses de façon positive. 
Dans le 1er degré, c’est-à-dire les écoles maternelles et élémentaires, il est prévu une diminution de 402 élèves. Résultat : la Haute-Marne doit rendre des emplois. Mais «cette année, j’ai décidé de privilégier l’offre éducative en fermant le moins de classes possible», souligne l’inspectrice d’académie. Au total : 18 fermetures (dont les 6 classes de l’école Guizot à Chaumont) et 11 ouvertures (dont 3 à Chaumont, 1 à l’école Picasso et 2 autres à Cassin), soit un solde négatif de «seulement» 7 classes. «On ferme moins de classes qu’on ne le devrait», insiste Martine Gauthier. 
Les autres suppressions de postes (23,5 au total) concernent les RASED (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) et les enseignants non chargés de classe, assurant de l’animation, du soutien, ou travaillant au CDDP et à l’IUFM. 

Un taux d’encadrement des élèves en progrès dans les écoles

«On a créé des postes de maîtres animateurs en science et en technologie de l’information et de la communication», précise également l’inspectrice d’académie. «Et l’accueil des élèves nouvellement arrivés en France et des enfants du voyage est renforcé par la création de postes sur Chaumont et Saint-Dizier». 
La baisse des effectifs dans les écoles se poursuit de façon continue depuis plus de 10 ans. Mais Martine Gauthier fait observer que le taux d’encadrement des élèves est en progression : 6,48 enseignants pour 100 élèves en 2009, alors qu’il était de 6,15 en 1997. 
A titre de comparaison, le ratio national est de 5,36. 
Dans le second degré (les collèges), «on ne perd plus d’élèves», reconnaît l’inspectrice d’académie. Ce qui n’empêche pas certains «rééquilibrages». «A la rentrée prochaine, le taux d’encadrement sera plus important en 4e et 3e. Et il sera en baisse en 6e», annonce-t-elle. «Mais on garde un taux plutôt favorable».
Le nombre d’heures d’enseignement par élève s’élève ainsi à 1,34, alors qu’il est de 1,25 pour l’académie et de 1,22 pour le national. 

Hausse du nombre de collèges proposant des classes bilangues

«En Haute-Marne, que ce soit dans les écoles ou les collèges, on a les moyens de nos ambitions», en conclut Martine Gauthier. «On ne fait pas partie des départements en difficulté. On est même dans une situation favorable». 
L’inspectrice d’académie en veut pour preuve la hausse du nombre de collèges proposant des classes bilangues : 18 cette année contre 14 en 2007-2008. 
Dans des départements beaucoup plus urbanisés que la Haute-Marne, où les effectifs augmentent mais où les moyens ne suivent pas nécessairement, il n’est pas si facile de proposer aux élèves de 6e et de 5e d’apprendre deux langues vivantes en même temps. 
Ainsi, dans certaines conditions, le problème démographique de la Haute-Marne pourrait apparaître comme un avantage... Reste que si l’inspectrice d’académie n’a pas voulu fermer trop de classes cette année, c’est aussi parce qu’elle a souhaité engager une réflexion avec les élus et les partenaires pour aboutir à un schéma territorial de l’école en Haute-Marne. A partir d’une analyse de l’évolution des effectifs, des taux d’encadrement, des contraintes liées à la ruralité ou aux difficultés d’environnement, de l’existence de projets éducatifs cohérents, des conditions d’accueil des élèves handicapés ou en difficulté, ainsi que des données démographiques, économiques et sociales, il va s’agir de réfléchir aux «possibles évolutions des réseaux d’écoles». Tout un programme...

Christophe Poirson
Vendredi 27 Mars 2009
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