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Des caméras qui ne font pas sourire tout le monde !

Sept caméras de «vidéoprotection» vont être installées dans un premier temps au centre-ville. Tous les élus ne sont pas d’accord.



Avec 7 voix contre, le conseil municipal a décidé d’installer au cours du premier trimestre de l’année prochaine 7 caméras de «vidéoprotection» au centre-ville : sur la place de l’hôtel de ville, devant la Poste, à la gare, sur la place des Droits de l’Homme, rue Juvet, et derrière le Palais de Justice.  «Nous avons fait le choix de commencer par le centre-ville. Mais notre objectif, c’est d’étendre sur l’ensemble de la ville un tel dispositif», a précisé le maire Luc Chatel. Les habitants des quartiers sont donc prévenus...
Cette opération va coûter 50 000 euros. Mais elle devrait être subventionnée à 60% par l’Etat et 20% par le Département. 
Pour Patrick Lefèvre, «ça participe d’une façon d’observer les habitants qui renvoie au fichier Edvige et au recrutement de citoyens volontaires de la police nationale». L’élu d’opposition pense que ces caméras ne vont pas régler les problèmes d’incivilité et de petite délinquance. Mais qu’elles vont les déplacer. Et il est convaincu qu’il y a davantage besoin dans la ville d’enseignants, d’éducateurs et de travailleurs sociaux que de caméras de surveillance. 
Philippe Debref se dit lui aussi opposé à ce type d’installation et se demande si ces caméras se justifient par les statistiques de la délinquance. Sa colistière Céline Gromek s’interroge sur l’utilisation qui sera faite des images. 
Vincent Galantier tente d’étouffer le débat en rappelant qu’un système de vidéosurveillance avait déjà été mis en place par l’ancienne municipalité. «Dont acte», lui répond Patrick Lefèvre. «Mais ce n’est pas pour ça qu’on était tous d’accord». 
Pour Luc Chatel, «Chaumont n’est pas une ville dangereuse en matière de sécurité. Mais il y a des problèmes en matière d’incivilité et des trafics de drogue de plus en plus importants près des collèges et des lycées. On a besoin d’agir sur l’ensemble de la chaîne. C’est pourquoi j’ai réuni le Comité local de prévention de la délinquance (CPLD). Mais la vidéoprotection, ça existe dans des tas de villes, de droite et de gauche. C’est bien encadré. Cela se fera sous contrôle d’un officier de police judiciaire. Et il y aura une convention qui sera signée avec la police nationale». 

L' affranchi
Vendredi 24 Octobre 2008
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