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Déchets nucléaires : Le CEDRA plus (radio)actif que jamais

Le dossier des déchets FAVL a donné un regain d’activité au CEDRA qui compte aujourd’hui 196 adhérents et tenait son assemblée générale dernièrement.



Déchets nucléaires : Le CEDRA plus (radio)actif que jamais
Jacques Leray, l’un des porte-parole, le reconnaît volontiers : le nouveau projet d’enfouissement des déchets nucléaires dits FAVL (faible activité et à vie longue) a donné un regain d’activité au CEDRA. Le collectif haut-marnais, constitué il y a 15 ans pour s’opposer au laboratoire souterrain de Bure, finissait par s’essouffler. Et la dissolution de la coordination nationale des collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs n’arrangeait pas les choses en remettant en cause le poste d’animateur salarié occupé par Michel Marie. 
Finalement, le CEDRA a rebondi en recréant le poste et en faisant appel aux bonnes volontés pour payer l’animateur (aujourd’hui, plus de 80 personnes ont accepté un prélèvement mensuel). Depuis juin 2008, le collectif a multiplié les prises de position, les réunions et les manifestations au sujet des FAVL pour l’accueil desquels une trentaine de communes de l’Est de la France ont fait acte de candidature. 
Marche entre Roches-Bettaincourt et Doulaincourt et manif à Juzennecourt
Sous la pression de ces opposants, plusieurs de ces communes sont revenues sur leur vote initial. Et ce nouveau combat a permis au CEDRA de grossir ses rangs : à ce jour, il compte 196 adhérents, dont plus de 40 ont assisté à l’assemblée générale qui se déroulait le samedi 28 mars à la salle des fêtes de Brottes. 
Réunion au cours de laquelle certains ont demandé si ce n’était pas le moment de créer une nouvelle coordination nationale. Mais s’il trouve l’idée séduisante (ça permettrait peut-être d’avoir un peu plus de retombées médiatiques), le CEDRA n’est pas prêt actuellement à porter un projet aussi lourd. Michel Marie ajoute qu’une coordination existe déjà dans les faits puisque des représentants de pas mal de régions se sont réunis récemment à Colombey-les-Deux-Eglises. 
En attendant, disposant d’une bonne santé financière (l’année 2008 a permis de dégager un bonus de 1675 euros), le CEDRA poursuit sa mobilisation contre les FAVL. Une marche entre Roches-Bettaincourt et Doulaincourt est prévue le samedi 18 avril. Une manifestation est également programmée devant la mairie de Juzennecourt le samedi 25 avril, qui sera également le «Tchernobyl Day». 

Le CEDRA compte aujourd’hui 196 adhérents. 
Le CEDRA compte aujourd’hui 196 adhérents. 
Selon Charles-Amédée de Courson, tout est joué depuis longtemps

Reste à savoir quand le gouvernement va enfin se décider à communiquer les noms des deux ou trois communes retenues pour des «études préalables». C’était prévu en janvier. Mais le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo demeure étrangement silencieux...
Les opposants se demandent d’ailleurs si la décision n’est pas prise depuis longtemps. Et les récentes déclarations de Charles-Amédée de Courson semblent leur donner raison. Pour tenter de calmer ses administrés partis en guerre contre ce projet, le député-maire de Vanault-les-Dames a confié que le stockage n’aurait pas lieu dans la Marne, mais en Lorraine (il est surtout question des Vosges) ou dans l’Aube. Et l’élu marnais dit tenir ses informations depuis plusieurs mois du président de l’Andra, le député UMP François-Michel Gonnot...
De toute façon, pour le CEDRA, le lieu de cette future «poubelle nucléaire» importe peu. Avec 15 autres associations, le collectif demande au président de la République et au gouvernement un moratoire sur l’enfouissement des déchets radioactifs. Une pétition a été lancée avec les soutiens du réseau Sortir du nucléaire, de Greenpeace et des Amis de la Terre. Le 2 avril, soit 8 jours après son lancement, cette pétition avait déjà recueilli 5000 signatures. 


Christophe Poirson
Vendredi 3 Avril 2009
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