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Déchets : Le composteur et son service après-vente

Le syndicat pour l’élimination des déchets ménagers entend pousser chacun d’entre nous à fabriquer du compost avec ses déchets organiques.



Christine Guillemy, la présidente du SDEDM, présente le composteur démontable conçu et réalisé en bois par le CAT de Froncles.
Christine Guillemy, la présidente du SDEDM, présente le composteur démontable conçu et réalisé en bois par le CAT de Froncles.
Depuis 2003, le Syndicat départemental pour l’élimination des déchets ménagers propose des composteurs aux particuliers. Il leur en a déjà vendu 5 500. Et il espère faire un tabac avec sa nouvelle collection (en bois démontable créé par le CAT de Froncles, pour 33 euros, ou en plastique en provenance de Plastic Omnium, pour 25 euros). Mais encore faut-il que les acheteurs sachent s’en servir.
Se contenter d’entasser de simples résidus de tonte ne peut pas donner de bons résultats. Il faut savoir mélanger les ingrédients et les faire mûrir dans de bonnes conditions.
Or le SDEDM ne vend pas pour le plaisir de faire du commerce (surtout à ce prix-là). Son but, c’est de faire en sorte qu’un maximum de foyers se lancent dans la fabrication du compost. On le comprend bien d’ailleurs quand on sait que la tonne de déchets passant par la filière traditionnelle revient à 211 euros.
Déjà l’apport de déchets verts à la déchetterie permet de diviser la facture par 6. Mais le compostage, lui, ne coûte plus un centime. Et mine de rien, dans une poubelle ordinaire, les déchets organiques ne sont pas quantité négligeable.
Si chacun parvient à recycler lui-même ses résidus de cuisine, son gazon et même les branchages provenant de ses tailles de haies, la collectivité ne s’en portera que mieux.
Des réunions mi-juin
L’idéal donc, pour le syndicat, serait de mettre en place un réseau de personnes qui pourraient expliquer, voire montrer, aux particuliers la bonne utilisation d’un composteur.
Déjà des guides bénévoles se sont fait connaître. Ils vont suivre une petite formation. D’autres se manifesteront certainement encore à l’issue de réunions que le SDEDM mettra en place à la mi-juin dans chacun des arrondissements. Pour Chaumont, ce sera le mardi 16 juin à 18 heures dans les locaux de la Chambre de commerce, rue de la Maladière.
Et puis le syndicat espère que tout cela débouchera sur la création d’une association qu’il pourra soutenir. Un peu dans l’esprit des sociétés d’horticulture. Il s’agira alors non seulement de diffuser toutes les astuces pour réaliser un bon compost, mais aussi de communiquer sur les utilisations du produit fini dans les plantations des uns et des autres.
Il est entendu par ailleurs que les actions de compostage pourront prendre toutes les dimensions.
Déjà un quartier (celui de Chaumont-le-Bois) a exprimé l’intention de se lancer dans un système collectif. Ce qui n’empêche pas que toutes les opérations individuelles sont aussi envisagées, y compris les plus petites. Sans oublier qu’entre les deux le syndicat réfléchit à la mise en place de dispositifs adaptés aux grands immeubles.
Enfin, lorsque toutes les possibilités seront ouvertes à tout un chacun, le SDEDM pourra passer à l’étape suivante : la pesée embarquée, ou bien tout autre moyen permettant de faire payer chaque foyer en fonction de la quantité de déchets qu’il abandonne à la filière d’élimination.


Et si on arrêtait la hausse des coûts ?

Année après année, la quantité de déchets récoltée en Haute-Marne ne cesse de progresser. D’une part, on ne peut ignorer le fait que notre société en produit toujours plus. D’autre part, il ne faut pas négliger l’apport nouveau occasionné par l’installation de déchetteries un peu partout.
Il faut s’en réjouir puisque ça veut dire que de moins en moins de déchets partent dans la nature. Mais, dans l’ensemble, les coûts de ramassage et de traitement des ordures ménagères ne cessent aussi d’augmenter.
Toutefois, un petit espoir est permis.
On remarque d’abord qu’entre 2007 et 2008, la part incinérée (celle qui revient le plus cher) a baissé de 2 %. C’est peu, mais on peut considérer cela comme une inversion de tendance. De toutes façons, l’interdiction de mettre des déchets verts dans les poubelles ordinaires se généralisant, on va voir encore diminuer le poids de déchets à incinérer.
Mais l’apport va bien sûr augmenter dans les déchetteries (ce qui est un moindre mal). A moins que le compostage ne prenne suffisamment d’ampleur. C’est tout l’enjeu aujourd’hui de l’opération lancée par le SDEDM.
Et puis beaucoup de choses restent encore à faire pour valoriser les déchets qui ne sont pas incinérés. Le syndicat passe de plus en plus de conventions avec des récupérateurs qui se servent directement auprès des déchetteries. Là encore, des économies sont attendues.

Lionel Thomassin
Samedi 30 Mai 2009
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