Rechercher un article



Envoyez un mail à L'affranchi

laffranchi52@gmail.com

Conseil municipal : Avec un peu de retard...

Plus de trois mois après sa dernière réunion (ce qui fait beaucoup), le conseil municipal de Chaumont se réunit ce samedi 18 octobre pour adopter, entre autres, son règlement intérieur. Lequel aurait dû être voté dans les six mois suivant les élections...



La prochaine réunion du Conseil municipal se déroulera ce samedi matin 18 octobre à partir de 9 heures. La précédente réunion datant du 10 juillet, il y a donc plus de trois mois que les élus n’ont pas été rassemblés en séance plénière. Ce qui fait beaucoup...
Il faut dire que le maire Luc Chatel a beaucoup de mal à se libérer. En tant que porte parole du gouvernement, en cette période de crise, il est forcément très sollicité à Paris. Si bien qu’il est obligé de faire siéger le conseil de Chaumont dans le week-end.
Ces contretemps sont gênants pour un point au moins : le vote du règlement intérieur du Conseil.
On sait que celui-ci doit être adopté dans les 6 mois qui suivent l’installation de la nouvelle assemblée. Or, il y a déjà 7 mois que Luc Chatel occupe le fauteuil de maire.
Du côté de la mairie on explique qu’il n’y a rien de grave et que beaucoup de villes sont dans le même cas.
Mais certains se rappellent que la municipalité a lourdement sanctionné la MJC parce qu’elle avait rendu des documents en retard. Du coup, on a appris que des élus d’opposition n’entendaient pas laisser faire sans rien dire. Un petit débat pourrait s’engager sur le thème...

Questions sur un règlement intérieur

Sans compter que ce règlement aborde un sujet sensible. C’est celui de l’accès aux locaux municipaux et de la place de l’opposition.
La nouvelle municipalité a décidé de supprimer la notion de groupes. On se souvient que l’ancienne équipe avait permis à différentes sensibilités de disposer de quelques moyens matériels. Mais il fallait rassembler au moins trois élus pour constituer un groupe. Or on se souvient que lorsqu’ils s’étaient séparés de l’opposition menée par Christine Guillemy, Vincent Galantier et Céline Vancraeyneste n’avaient pu obtenir le statut et les quelques avantages du groupe.
Aujourd’hui la ville rappelle que les groupes ne sont obligatoires qu’à partir de 100 000 habitants (parce que l’Etat accorde des financements spécifiques pour les collectivités de cette dimension).
A Chaumont, la ville est simplement tenue de fournir un local administratif à la minorité. Elle le fait (rue Félix Bablon) sans distinction. A charge pour les élus des deux oppositions (listes Blondelle et Debref) de s’entendre entre eux. Et elle précise dans le règlement que, s’ils n’y parviennent pas, le maire tranchera. Il accordera des créneaux horaires en fonction de la représentativité de chacun.
On verra samedi matin si la formule plaît à tout le monde...




Fonds européens : ça se discute...

Le «scoop» a été publié par L’affranchi la semaine dernière : la ville de Chaumont fait partie des 5 communes ou agglomérations de Champagne-Ardenne qui ont décroché chacune une aide européenne de 5 millions d’euros pour monter leur projet urbain.
Lorsque nous avions reçu l’information de la Région, nous avions tenté de joindre Luc Chatel. Mais il ne nous avait pas répondu. Il nous a expliqué cette semaine qu’il ne souhaitait pas communiquer tout de suite sur le sujet, parce que rien n’était définitif. Des réunions devaient encore avoir lieu pour définir quels dossiers seraient retenus et à quelle hauteur ils seraient subventionnés.
La municipalité était donc, de son point de vue, loin d’être assurée de recevoir les 5 millions. Il convenait ainsi de ne pas s’emballer. Et il se proposait de donner l’information samedi matin en prenant toutes les précautions nécessaires.
Nous ne doutons pas que le maire ait de bonnes raisons de se montrer prudent. Mais, visiblement, il n’a pas eu les mêmes informations que nous. Un communiqué de presse émanant du SGAR (Secrétariat général pour les affaires régionales), qui pilotait l’opération, est on ne peut plus clair.
Jugez plutôt :
«Les dossiers de candidatures ont fait l’objet d’une expertise des services de l’Etat, de la Région et d’un consultant spécialisé. Cet examen croisé a permis d’analyser les projets dans leur ensemble mais également chacune des opérations proposées.
«La procédure d’appel à projets urbain, vient de s’achever par la sélection de cinq espaces urbains qui vont bénéficier d’une enveloppe de 5 M€ minimum accordés pour chacun des projets urbains des villes et agglomérations retenues.
«Ces cinq espaces urbains sont les agglomérations de Charleville-Mézières, de Reims, de Châlons en Champagne, de Troyes et la ville de Chaumont.
«Leurs projets répondent au cahier des charges de l’appel à projets urbain, à savoir des projets dits intégrés prenant en compte les dimensions économique, urbaine environnementale et sociale».
Si après ça quelqu’un veut chipoter sur la somme à accorder à Chaumont, il est de mauvaise foi.



Pas un, mais deux
Il y a quelques semaines nous nous sommes intéressés à la moto-crottes dont la ville a fait l’acquisition et qui circule beaucoup en ville. En fait, le compte rendu des actes passés par le maire nous apprend qu’en réalité ont été commandés à une entreprise de Loudun (Vienne) : «deux scooters dotés d’équipements nécessaires à l’enlèvement des déjections canines».
Pour un montant global de 36 669,72 euros TTC.

Le poids des mots
La ville s’apprête à installer sept caméras de surveillance dans certaines rues et plus particulièrement aux abords du collège Saint-Saëns. Il y en aura pour 50 000 euros. Mais l’Etat est prêt à en financer la moitié et le Conseil général ira aussi de sa participation. Si bien que la facture pour la commune se limitera à 16 640 euros.
Un allègement qui va de pair avec l’expression édulcorée utilisée aujourd’hui par les élus : ils parlent en effet désormais d’un système de «vidéoprotection». C’est la même chose. Mais avouez qu’auprès de la population, le mot «surveillance» est beaucoup moins vendeur que celui de «protection».

Le poids du maire...
Chaumont, comme beaucoup de collectivités en France, travaille avec Dexia. Or on entend dire que, si cette banque a été sauvée par les Etats belge et français, elle n’en connaît pas moins quelques difficultés. Sur le terrain, elle aurait parfois du mal à débloquer des emprunts. Ce qui retarderait l’exécution de certains travaux. Et ce serait le cas à Chaumont.
Mais Luc Chatel et ses services démentent. Non seulement ils affirment que toutes les sommes attendues ont été libérées. Mais, en plein milieu de la crise (le 6 octobre exactement), le maire a réussi a obtenir de Dexia la renégociation à la baisse de plusieurs prêts.
Très fort !

Foire : le retour
Le conseil municipal s’apprête à renouveller les membres de l’association des salons, foires et expositions de Chaumont. Cette délibération anodine s’applique à une association qui ne fonctionnait plus depuis 2000. Ça nous apprend en fait que la ville entend réactiver la foire départementale.

Lionel Thomassin
Vendredi 17 Octobre 2008
Lu 417 fois
Notez

Nouveau commentaire :