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Conseil inter-écoles : Menu chargé

Instance de réflexion, le conseil inter-écoles va plancher sur deux sujets urgents : la restauration dans chaque école et la carte scolaire.



Luc Chatel a tenu à mettre en place lui-même le conseil inter-écoles qu’il avait promis durant la campagne électorale. L’assemblée plénière de cette nouvelle structure de concertation et de réflexion comprend une centaine de membres : des représentants des parents, des enseignants et du personnel non enseignant de chaque école de la ville. Cette assemblée sera amenée à se réunir deux ou trois fois par an, selon les besoins. Entretemps, le travail sera réalisé par un groupe d’une vingtaine de personnes qui a été élu la semaine dernière et qui associe également les services de la ville et des personnalités dites qualifiées.
«Il y a deux sujets à traiter en urgence», confie Céline Vancraeyneste, adjointe au maire en charge de l’éducation, l’enfance, la jeunesse et la famille. «La restauration scolaire et la nouvelle carte scolaire».

«Les enfants qui mangent sur place sont moins stressés

Pour ce qui est de la restauration, laquelle concerne 560 enfants, soit à peu près le quart des élèves chaumontais, l’idée retenue par la nouvelle municipalité est d’arriver à servir les repas dans chaque école, ou à proximité. «On s’est aperçu que les enfants qui mangent sur place et n’ont plus de transport jusqu’à Saint-Roch sont moins stressés et beaucoup plus calmes», explique l’élue. «Et puis, cela coûte moins cher. Rien que pour l’école Lafayette, où l’on vient d’ouvrir la cantine aux élèves de l’élémentaire et non plus seulement de la maternelle, cela permet d’économiser 10 000 euros de bus. Même si elle doit mettre du personnel en plus, la ville dépensera moins au final.»
«Reste qu’il faut savoir comment on fait pour chaque école», poursuit Céline Vancraeyneste. «Par exemple, à Voltaire, il n’y a plus une seule salle de libre. Le rôle du conseil inter-écoles, c’est de chercher des solutions et d’apporter des idées qui seront ensuite entérinées, ou non, par le conseil municipal. Il faut aller vite parce que le contrat avec Scolarest arrive à échéance en juin 2009. Et puis, il faut qu’il y ait de nouveaux points de restauration dès la rentrée de septembre».

Réaliser «de grandes écoles de quartier»

Deuxième sujet au menu du conseil inter-écoles : la carte scolaire. C’est-à-dire le fait de savoir s’il convient de fermer, d’ouvrir ou de regrouper des écoles. Là aussi, la nouvelle municipalité pose un principe : réaliser «de grandes écoles de quartier».
«Ça ne touchera pas une école comme Herriot, qui est toute neuve et toute seule dans son coin», confie l’adjointe. «Mais des questions se posent par exemple pour Jean-Moulin et Voltaire, cette dernière étant actuellement au taquet. On ne reviendra pas non plus sur Cassin. Mais qu’est-ce qu’on fait de Prévert, sachant qu’il y a des travaux importants à réaliser si on la conserve. Est-ce qu’on la regroupe à une autre ou est-ce qu’on construit une nouvelle école ?»
«Bien évidemment, on a une idée», ne cache pas Céline Vancraeyneste. «Mais peut-être qu’elle est complètement fausse ou qu’il y en a une autre meilleure. Personne n’a la science infuse. Le conseil inter-écoles doit être un lieu d’échange. Je suis ouverte à toute proposition».

Pas de CEL jusqu’en janvier

L’adjointe tient d’ailleurs à refaire cette mise au point : le conseil inter-écoles ne remplace pas les conseils d’école qui continueront de se réunir à leur propre rythme dans chaque école de la ville. «C’est uniquement un lieu de réflexion, à l’échelle de la ville», précise-t-elle.
Au cours des prochaines réunions, il devrait aussi être question des CEL, c’est-à-dire des activités proposées aux élèves en dehors du temps scolaire, dans le cadre du contrat éducatif local. «Il n’y aura rien jusqu’en janvier», annonce l’élue. «On attend l’organisation des écoles liée à la suppression du samedi matin. Et on veut en profiter pour faire une évaluation par école et par activité. Le CEL n’est peut-être plus forcément adapté. On a trois mois pour préparer une nouvelle mouture.»

Christophe Poirson
Vendredi 19 Septembre 2008
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