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Conseil général : Haro sur Thierry Simon et le préfet

Lors de la dernière session du Conseil général, Thierry Simon et le préfet en ont pris pour leur grade. Pour des raisons différentes.



«Je ne suis pas de ceux qui votent oui à Paris et qui font des claquettes en province en laissant entendre qu’ils ont voté non», a déclaré, un peu fanfaron, le sénateur UMP et président du Conseil général de la Haute-Marne Bruno Sido, le 20 juin, à ses collègues réunis en assemblée départementale. L’occasion de préciser qu’il approuve la fameuse révision générale des politiques publiques (RGPP), laquelle devra entraîner selon lui une «révision générale des politiques départementales». ça promet !
Sarkozyste de la première heure, Bruno Sido se pose néanmoins quelques questions sur la politique actuelle de l’Etat. «On va essayer de négocier au mieux la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF)», a-t-il ainsi confié à ses collègues. «Mais on est mal placés, on ne pèse pas d’un grand poids. Il y a uniquement six départements, trois de gauche et trois de droite, à avoir une population qui diminue et donc une DGF qui va baisser».
Et l’élu haut-marnais de pester : «Pourtant, le fait de nous favoriser un peu ne coûterait pas grand-chose à l’Etat…»
Mais l’Etat devient de plus en plus pingre, au point de vouloir renoncer à certains investissements -pourtant programmés- dans le domaine des déviations routières. «Y’en a marre !», a explosé le président du Conseil général. «Si on nous demande de mettre la part de l’Etat, ce sera non. La comédie est finie !»
Jusqu’à la prochaine session…


Les Coudées Franches

Haro sur Thierry Simon

Lors de la dernière réunion du Conseil général, Michel Saulet, par ailleurs maire de Dancevoir, a tenu à défendre le projet éolien porté par la communauté de communes des trois forêts. “Les populations locales et les élus sont très favorables à ce projet», a-t-il affirmé. «C’est un projet exemplaire qui est en train d’être descendu par un certain trublion, ou plutôt un ludion, par ailleurs désœuvré. Nous avons actuellement une campagne terrible menée par de gros propriétaires terriens de Côte d’Or et cette personne qui cherche un moyen d’exister». 
Pour les lecteurs qui n’auraient pas encore compris, cette personne n’est autre que Thierry Simon. D’ailleurs, à la demande de ses collègues qui réclamaient «des noms !», Michel Saulet a fini par le citer. Sûr que l’intéressé ne va pas tarder à réagir...

Où l’on reparle d’Animal Explora

Interrogé par le même Michel Saulet, le président du Conseil général a livré un scoop : on va bientôt reparler d’Animal Explora. «Le projet à Châteauvillain va se développer, nous avons trouvé des opérateurs qui veulent venir», a déclaré Bruno Sido. Lesquels ? Mystère. Mais le projet basé sur la découverte de la nature et des animaux s’élèverait désormais à 30 millions d’euros avec des investissements privés d’une dizaine de millions. «C’est quelque chose qui est faisable», a insisté Bruno Sido. «Nous en parlerons lors d’une séance spéciale, en septembre». 

A qui la faute ?

Confidence de Didier Jannaud, qui fait désormais partie du groupe PS au Conseil général : «Il est difficile d’apporter des critiques sur des notions purement budgétaires. Nous sommes dans une phase vertueuse», reconnaît-il à propos de la situation financière du Département. 
Mais c’est pour mieux critiquer le reste. «La baisse de population devient dangereuse», souligne l’opposant qui en attribue la responsabilité à la droite qui a toujours géré le Conseil général de la Haute-Marne. 
Réplique de Bruno Sido : «Et en matière économique, qui est compétent ? C‘est bien le Conseil régional, la loi dit même qu’il en est le chef de file. Et qui est à la tête du Conseil régional ?»
Depuis 2004, c’est la gauche. Mais est-ce que tout ça est vraiment une affaire de droite et de gauche ?
 
Ça va carburer à Bure

La décision a été prise en haut lieu il y a trois semaines : une usine de fabrication de carburants de 2e génération va voir le jour sur le site de Bure-Saudron, juste à côté du laboratoire souterrain de l’Andra. Il s’agit de produire du carburant liquide à partir de déchets de bois, de paille et de papier, lequel carburant sera ensuite mélangé au diesel. «Ce n’est pas une nouveauté», reconnaît Bruno Sido. «Cela existe déjà en Allemagne.» Mais à la clé, il y a 80 à 100 emplois. 

Le chef des pompiers

Bruno Sido a l’intention de prendre la présidence du SDIS, le service départemental d’incendie et de secours. «Je suis en train de faire le tour des casernes et j’ai le sentiment qu’il y a un plan de modernisation à faire», explique-t-il. Et Bruno Sido n’a manifestement pas envie de déléguer. 

Autosatisfaction

Lors de la dernière session du Conseil général, le président Bruno Sido a rappelé que l’assemblée départementale avait décidé, pour la deuxième année consécutive, de ne pas augmenter les taux d’imposition. «Cette année, nous l’avons fait alors même que les élections étaient passées», a-t-il souligné. Avant de se féliciter : «On fait de la politique à l’envers de ce qui se passe en France. Et nos résultats vont aussi à l’envers de ce qui se passe en France. Résultats électoraux, j’entends… »
Il est vrai que pour les résultats économiques et démographiques…

Autocritique

Evoquant la «dépopulation» de la Haute-Marne, Bruno Sido confesse : «C’est grave. Il faut réagir ! Probablement que ce que nous faisons n’est pas suffisant».
Probablement, en effet…

La place du doyen

Depuis les dernières élections cantonales, l’inamovible Jean Schwab n’est plus 1er vice-président du Conseil général. Il n’a pourtant pas rejoint sa place autour de la table des délibérations et reste à la tribune, à la droite non pas de Dieu le Père mais du président Bruno Sido.
Faut-il y voir un dernier privilège accordé au doyen de l’assemblée ? Interrogés, certains de ses collègues ricanent : «Il a toujours été là. Faut pas lui faire perdre ses repères… »
C’est pourtant ce qu’ils ont essayé de faire en le privant de l’investiture de l’UMP. Mais ça n’a pas marché.

Le préfet en ligne de mire

Michel Brocard n’a pas apprécié la lettre que le préfet a envoyée récemment à quelque 150 maires de Haute-Marne éventuellement concernés par un projet de stockage des déchets faiblement radioactifs à vie longue. 
L’élu de Nogent parle d’une «grande maladresse» à l’égard des communes concernées par la protection des oiseaux et regrette «que la préfecture n’ait pas eu la courtoisie d’en parler au service environnement du Conseil général». 
«Les maires ne sont pas satisfaits du courrier du préfet», renchérit Denis Maillot pour qui «une nouvelle décharge nucléaire, ça fait peur». 
Mais, selon Bruno Sido, qui rappelle que 3000 communes en France sont concernées, ce projet n’a rien à voir avec celui de Bure. «Il s’agit d’un petit truc», affirme-t-il. 
Un petit truc qui fait quand même du bruit. 

Bruno Sido prend du galon

C’est désormais officiel : Bruno Sido, qui a par ailleurs été élu récemment secrétaire général de l’Association des Départements de France, sera le rapporteur pour le Sénat de la loi sur le Grenelle de l’environnement qui doit être débattue en octobre. Ce qui devrait contribuer à renforcer sa notoriété. 
En attendant, histoire de montrer l’exemple, il annonce une prochaine «grenellisation» ou encore un «verdissement» des règlements du Conseil général de la Haute-Marne en matière d’aides et de constructions. 

Christophe Poirson
Vendredi 27 Juin 2008
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