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Commerce : Les chiffres du projet Leclerc

Retour sur le projet d’extension du centre Leclerc, approuvé à l’unanimité par la CDAC, avec quelques chiffres qui en disent long.



Dans son édition du 23 janvier, L’affranchi s’était fait l’écho du vote favorable de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) concernant le projet d’extension du centre commercial Leclerc, au Moulin-Neuf. Depuis, on a appris que le vote avait été unanime, les six membres de la CDAC ayant voté pour. Il s’agissait de trois élus : Anne-Marie Nédelec, maire de Nogent ; Guy Durantet, vice-président du Conseil général en charge de l’économie ; et Gérard Bocquillon, adjoint au maire de Chaumont. Et de trois personnalités qualifiées (désignées par le préfet) en matière de consommation (Daniel Jeans), de développement durable (Eric Belnot) et d’aménagement du territoire (Jacques Erard). 
Le projet consiste à faire passer d’ici à septembre 2010 la surface de l’ensemble commercial, dont fait partie Intersport (1500 mètres carrés), de 10 393 à 13 748 mètres carrés. Soit une extension non pas de 3340 mètres carrés, comme cela avait été prévu au début, mais de 3555 mètres carrés.

Un chiffre d’affaires prévisionnel de 73 millions d’euros

Rappelons qu’il s’agit d’agrandir l’hypermarché Leclerc de 900 mètres carrés et de créer une grande galerie commerciale avec le transfert des magasins Chausséa (1350 m2 ramenés à 850 m2) et Denim (qui passe de 560 à 600 m2) et la création de 5 boutiques non alimentaires totalisant 760 m2, ainsi que 2 magasins spécialisés dans l’agencement de la maison (430 m2) et l’équipement de la personne (410 m2). 
Le projet prévoit en outre la création d’un deuxième magasin de sports (1990 m2) à l’emplacement de Chausséa et Denim et la suppression du magasin Transal. 
La CDAC a considéré que l’opération projetée n’était pas de nature à compromettre l’équilibre du marché de cette zone, l’offre devant rester encore inférieure à la demande potentielle. 
Selon la CDAC, le marché théorique est estimé à 330 millions d’euros. Or, le chiffre d’affaires des magasins concurrents de la zone de chalandise n’est que de 196 millions d’euros. Il y a donc un marché disponible de 146 millions d’euros. Déduction faite du chiffre d’affaires prévisionnel du projet (73 millions d’euros), il existe, toujours selon la CDAC, un marché résiduel de 72 millions d’euros. Avis aux amateurs...
La CDAC pense que ce projet aura des effets positifs pour la concurrence et va créer une «dynamique profitable tant aux consommateurs qu’aux professionnels de la grande distribution». Il est aussi censé «limiter l’évasion commerciale». 

Christophe Poirson
Vendredi 6 Février 2009
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