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Chaumont pour tous Thierry Simon repart pour un tour

L’association de défense de l’hôpital de Chaumont -et des services publics en général- a décidé de poursuivre son combat. En maintenant Thierry Simon à sa tête. Le débat et les échos de l’assemblée générale de Chaumont pour Tous.



Thierry Simon reste président. Mais Jean-François Jactel (à gauche) devient «vice-président exécutif».
Thierry Simon reste président. Mais Jean-François Jactel (à gauche) devient «vice-président exécutif».
Au lendemain des élections municipales, Thierry Simon avait déclaré qu’il souhaitait quitter la présidence de «Chaumont pour Tous». Il était même prêt à dissoudre cette association qui continue de revendiquer 517 adhérents et qui a été créée pour défendre l’hôpital de Chaumont en particulier et les services publics en général. Mais lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 2 décembre à la salle des fêtes de Brottes, le président démissionnaire a changé de discours. Non seulement il a considéré que «Chaumont pour Tous» avait encore un rôle à jouer. Mais il a accepté à l’issue de la réunion d’être réélu président. A condition toutefois de n’être pas obligé de faire le boulot tout seul et de pouvoir compter sur un conseil d’administration un peu plus actif que par le passé.
Thierry Simon avait sans doute pris sa décision avant cette assemblée générale. Mais il a été agréablement surpris par le nombre de personnes présentes (une cinquantaine), malgré le mauvais temps, l’heure et l’envoi tardif des invitations. «Par rapport au nombre d’adhérents, ce n’est peut-être pas tant que ça», a fait observer le vice-président Jean-François Jactel. «Mais depuis que le projet de Rolampont a été abandonné, la pression est retombée. Et en cas de besoin, du jour au lendemain, je suis sûr qu’on peut être 2000».

«Il nous reste à mener des batailles...»

C’est d’ailleurs cette crainte de voir ressurgir un projet similaire à celui de Rolampont qui motive le maintien de «Chaumont pour tous». «Il faut rester vigilant», ont déclaré la quasi-totalité des personnes présentes, invitées chacune à prendre la parole. «J’ai lu le projet de loi Bachelot», a précisé Patrick Lefèvre. «Même si je n’y crois pas trop, parce qu’il n’y a plus beaucoup d’argent, le texte donne au direction régional de l’agence de santé toute latitude pour créer un nouvel établissement public de santé par fusion des établissements concernés et donc pour reproduire l’option Rolampont. Ce simple fait justifie à mon sens que l’association perdure».
Et puis, «Chaumont pour tous» ne limite pas son action à la défense de l’hôpital. «On a gardé l’armée», rappelle Thierry Simon. «Mais il faut que la ville soit attractive et il faut pour cela qu’il y ait des services. La ligne de chemin de fer Paris-Bâle est toujours menacée. Le maire veut rénover le secteur de la gare. Encore faudrait-il qu’il y ait des trains ! Et puis, il y a la question des tribunaux avec la suppression des Prud’hommes à Saint-Dizier, la perte du pôle d’instruction à Chaumont et la fermeture du tribunal d’instance à Langres».
Thierry Simon s’inquiète aussi de la volonté de certains de rayer les départements de la carte, que cela passe par la suppression de conseils généraux ou de services d’Etat départementaux. Selon lui, tout ça risque d’être synonyme d’une gestion éloignée et une cité-préfecture comme Chaumont n’a rien à y gagner.
«On a déjà perdu quelque chose du côté de la Protection judiciaire de la jeunesse et du Pôle d’instruction », rappelle de son côté Patrick Lefèvre. «Il y a des services déconcentrés de l’Etat qui vont s’en aller. Et des menaces pèsent sur les chambres consulaires. Il nous reste à mener des batailles pour l’hôpital, le tribunal de grande instance, le Paris-Bâle et bien d’autres choses. Ce sont des batailles non pas pour gagner quelque chose, mais pour ne pas perdre ! Et dans le même temps, l’Etat diminue sa dotation globale de fonctionnement…»
On l’aura compris, «Chaumont pour Tous» a encore du pain sur la planche !
Chaque personne participant à l’assemblée générale a été invitée à prendre la parole.
Chaque personne participant à l’assemblée générale a été invitée à prendre la parole.

Une association qui ratisse large

Le conseil d’administration de «Chaumont pour Tous» qui s’est réuni dans la foulée de l’assemblée générale a donc réélu Thierry Simon président. Lequel est assisté d’un «vice-président exécutif» : Jean-François Jactel. Et de deux autres vice-présidents : Annie Gitton et Philippe Bellanger.
Denise Simonnot a été élue trésorière et André Noël trésorier adjoint.
Anne-Marie Sallé devient secrétaire et Philippe Debref secrétaire-adjoint.
Maurice Dricot, Patrick Lefèvre, James Minon, Gérard Bocquillon, Patrick Chalnot, Armand Lagille et Jacky Trémel sont membres du conseil d’administration.

Gérard Bocquillon porte sa croix

Présent à l’assemblée générale du 2 décembre, Gérard Bocquillon est le seul représentant de la municipalité à rester fidèle à «Chaumont pour Tous». Pensant en particulier à Vincent Galantier et Christine Guillemy, «les autres ne sont plus là», soupire Thierry Simon. Mais il faut reconnaître un certain mérite à l’adjoint aux affaires économiques, qui n’arrête pas d’essuyer des remarques acerbes. Ainsi, soulignant que le développement économique pouvait aussi contribuer à préserver les services publics, une personne dans la salle a lâché cette petite plaisanterie : «La Croix Coquillon est en train de devenir la Croix Roupillon». Et Thierry Simon n’a pu s’empêcher d’ajouter, mettant tous les rieurs de son côté : «Il y en a qui disent la Croix Bocquillon !»

Les sortants et les sortis

Au moment de renouveler le conseil d’administration, Thierry Simon a taillé un costard à Christine Guillemy «qui s’est blessée et a bien été contente de trouver l’hôpital» et à Vincent Galantier «qui a trop de travail». Et d’ajouter, après avoir également souligné l’absence de Béatrice Jehlé : «On les sort !»
Le vice-président Philippe Bellanger s’est tout de même senti obliger de préciser, à propos des « sortis » dont font aussi partie Henri Le Roux, Noël Doyon, Edvige Bonet, Mickaëla Hamdam et Vincent Ronzat : «On ne sort personne. Deux ont démissionné et les autres n’ont pas fait acte de candidature». C’est beaucoup plus diplomate !

Christophe Poirson
Vendredi 5 Décembre 2008
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