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Chaumont pour Tous Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Faut-il dissoudre l’association, comme le suggérait le président démissionnaire Thierry Simon ? Ou bien faut-il la maintenir en vigilance au cas où ? L’assemblée générale décidera le 2 décembre.



Chaumont pour Tous Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
En juin dernier, s’estimant désavoué par son conseil d’administration, Thierry Simon annonçait sa volonté de démissionner de la présidence de «Chaumont pour Tous» (voir L’affranchi N° 735). Il avait organisé une réunion à laquelle très peu d’administrateurs avaient répondu. Il s’était alors expliqué en donnant une conférence de presse au cours de laquelle on comprenait aussi qu’il en voulait à Luc Chatel. Il reprochait directement au maire de n’avoir pas agi pour que l’association soit représentée dans les instances de concertation sur la question de l’hôpital. Mais on le voyait également déçu de ne pas avoir obtenu que Chaumont pour Tous (sinon son président) soit invité dans le programme et la liste du gagnant des municipales.
Plusieurs membres de l’association sont bien devenus des adjoints de Luc Chatel (Vincent Galantier, Christine Guillemy, Gérard Bocquillon...). Or, ils ont été les absents les plus remarqués du fameux conseil d’administration.
Conclusions de Thierry Simon : «Primo : l’association ne les intéresse plus parce qu’ils sont persuadés que Luc Chatel est capable à lui tout seul d’empêcher le départ de l’hôpital en particulier et des services publics en général. Secundo : une association comme la nôtre n’a plus de raison d’être si elle n’est pas au moins soutenue par la municipalité de la ville qu’elle veut défendre».

Une assemblée générale le 2 décembre

Cinq mois plus tard, Chaumont pour Tous est tout de même encore là. Une association ne s’évapore pas d’elle-même lorsque son président n’y croit plus. De fait, bien que démissionnaire, Thierry Simon en est toujours le président tant qu’il n’en a pas réuni les instances pour entériner son départ, décider de l’avenir et, éventuellement, procéder à l’élection des nouveaux dirigeants.
Cette semaine donc, il a convoqué les membres du conseil d’administration. Ceux-ci n’étaient guère plus nombreux que la dernière fois. Ils ont toutefois décidé d’organiser une assemblée générale (le mardi 2 décembre à la salle des fêtes). A cette occasion, après avoir donné toutes les informations utiles au développement d’un débat, ils laisseront les adhérents prendre les bonnes décisions.

Faut-il dissoudre...

La principale question sera de savoir s’il faut tout arrêter ou essayer de continuer.
Thierry Simon est un partisan (de moins en moins chaud cependant) de la dissolution. De son point de vue l’association est trop dépendante de la mairie. Elle ne peut pas continuer sans ce soutien moral et financier. Or, il n’imagine pas le maire-ministre Luc Chatel soutenant une association qui serait conduite à critiquer les décisions du gouvernement. Du coup, le président de Chaumont pour Tous n’a même pas sollicité le renouvellement de la subvention accordée par l’ancienne municipalité (2 000 euros).
Actuellement l’association a encore environ 1 000 euros en caisse. Après l’assemblée générale, et l’envoi de 550 convocations, il ne restera plus grand chose. Il ne sera pas bien difficile de tout arrêter.

...ou poursuivre ?

D’autres administrateurs comme Patrick Lefèvre ou Maurice Dricot, sont persuadés qu’il ne faut pas laisser tomber un aussi bel outil de défense des intérêts de la ville. Ils sont rejoints par Gérard Bocquillon qui ne voit pas en quoi l’action de Chaumont pour Tous pourrait vraiment gêner Luc Chatel. Il pense même, avec Christine Guillemy, que les éventuelles actions de l’association pourraient offrir des arguments de plus au ministre s’il devait défendre le maintien de certains services publics. Il encourage finalement les dirigeants à faire une demande de subvention à la ville lorsqu’ils en auront vraiment besoin.
Chacun pourra alors avoir le cœur net...

Comme un comité de vigilance

L’assemblée générale permettra aussi de revoir le cas de l’hôpital. On imagine que le projet de Rolampont est définitivement enterré. La mobilisation locale n’y est d’ailleurs pas pour rien. Mais il s’agit maintenant de voir ce que réserve le nouveau projet de loi. Une information et un débat sont prévus. Cependant, d’aucuns sont persuadés que la nouvelle loi apportera des améliorations, voire une légitimité nouvelle pour le centre de soins de Chaumont. Ce n’est pas l’avis de tout le monde. Mais quoi qu’il en soit, on sent bien qu’une majorité ne se fait plus de soucis. Le danger paraissant écarté, la mobilisation s’avère très faible aujourd’hui.
Raison de plus pour tout laisser tomber.
Toutefois, des voix s’élèvent pour dire qu’il faut conserver l’association. Même si elle doit tomber dans un demi-sommeil, il sera toujours plus simple et plus rapide de la réactiver en cas de besoin. L’idée de la maintenir un peu comme un comité de vigilance fait son chemin.
C’est peut-être la solution la plus sage que choisira l’assemblée. Mais encore faudra-t-il renouveler le conseil d’administration et le bureau, puis trouver un président. Certains sont persuadés que Thierry Simon repartira comme avant. C’est pourtant tout l’inverse qu’il clame encore aujourd’hui.
Mais avec lui, il ne faut jurer de rien...

Lionel Thomassin
Vendredi 7 Novembre 2008
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